Perspicacité
25 nov. 2025
Mackisen

Aperçu du traité fiscal Canada–États-Unis

Comprendre l'aperçu de la convention fiscale Canada–États-Unis est essentiel pour les travailleurs transfrontaliers, les investisseurs, les Canadiens snowbirds, les citoyens binationaux, les non-résidents, les sociétés et toute personne ayant des revenus des deux côtés de la frontière. La convention existe pour éviter la double imposition, déterminer la résidence fiscale, allouer les droits fiscaux, et établir des règles pour tout, des revenus d'emploi aux pensions, ventes immobilières, bénéfices d'entreprises et gains en capital. La convention est une loi contraignante dans les deux pays. Sans appliquer correctement la convention, les contribuables risquent de payer des impôts deux fois, une classification de résidence incorrecte, des pénalités et des litiges d'audit coûteux avec l'ARC et l'IRS. Ce guide explique tout ce que vous devez savoir sur la convention fiscale Canada–États-Unis et comment elle protège les contribuables transfrontaliers.
Cadre Juridique et Réglementaire
L'aperçu de la convention fiscale Canada–États-Unis est régi par la Convention entre le Canada et les États-Unis, les interprétations administratives de l'IRS et de l'ARC, la Loi de l'impôt sur le revenu, le Code des impôts interne, les lois sur la résidence en vertu de l'article IV, les règles de retenue à la source sous l'article X, les pensions en vertu de l'article XVIII, le revenu d'entreprise en vertu de l'article VII, et les règles sur les gains en capital en vertu de l'article XIII. La Loi sur l'imposition du Québec suit les règles de la convention fédérale à des fins provinciales. La convention prime sur la législation domestique en cas de conflit.
Objectif de la Convention
La convention garantit que les revenus sont imposés équitablement et empêche les deux pays d'imposer totalement les mêmes revenus. Elle prévoit :
des règles de résidence fiscale
des protocoles pour des décisions de bris d'égalité
des crédits d'impôt étrangers
des limitations de retenue
une coordination des pensions
des règles pour les travailleurs à distance
le traitement des bénéfices d'entreprise
l'allocation des gains en capital
un allègement fiscal de succession pour les Canadiens
Elle soutient également l'échange d'informations fiscales entre l'ARC et l'IRS, augmentant les exigences de conformité pour les contribuables.
Règles de Résidence et de Bris d'Égalité (Article IV)
La résidence est la base de la convention. Une personne peut être résidente fiscale à la fois du Canada et des États-Unis selon les règles nationales, mais la convention brise l'égalité en utilisant une hiérarchie :
domicile permanent
centre des intérêts vitaux
résidence habituelle
citoyenneté
accord mutuel entre l'ARC et l'IRS
Ceci garantit qu'un pays a des droits fiscaux primaires tandis que l'autre accorde un allègement par le biais de crédits. Les snowbirds, les citoyens binationaux et les travailleurs transfrontaliers dépendent fortement des règles de bris d'égalité.
Revenus d'Emploi (Article XV)
Les revenus d'emploi sont généralement imposés là où le travail est physiquement effectué. Les travailleurs à distance vivant au Canada et travaillant pour des employeurs américains ne sont imposables qu'au Canada. Les navetteurs transfrontaliers travaillant physiquement aux États-Unis sont imposables aux États-Unis, mais le Canada accorde des crédits d'impôt étrangers. Les États peuvent encore imposer des règles distinctes. L'article XV garantit l'équité lorsque les contribuables travaillent de l'autre côté de la frontière.
Bénéfices d'Entreprise (Article VII)
Les bénéfices d'entreprise ne sont imposables que dans le pays de résidence du contribuable, sauf si l'entreprise a un établissement permanent dans l'autre pays. Cette règle est cruciale pour les consultants, les entrepreneurs, les sociétés et les fournisseurs de services en ligne opérant entre le Canada et les États-Unis. Avoir des employés ou un lieu d'affaires fixe aux États-Unis peut créer un établissement permanent.
Gains en Capital (Article XIII)
Les gains en capital sont généralement imposés seulement dans le pays de résidence. Cependant, des exceptions s'appliquent aux biens immobiliers, aux biens immobiliers américains et à certaines actions de sociétés. Les Canadiens vendant des biens immobiliers américains restent soumis à l'impôt américain en vertu des règles FIRPTA. Les gains provenant des actions et des titres sont généralement imposés uniquement au Canada. Les règles de la convention empêchent la double imposition.
Pensions, REER, ARR, Sécurité Sociale (Article XVIII)
Les REER et les ARR bénéficient d'une reconnaissance fiscale automatique et différée aux États-Unis, mais doivent être déclarés pour les fins du FATCA et du FBAR. Les paiements de la Sécurité Sociale américaine aux Canadiens sont imposables à 85 % au Canada (réduits de 100 % par la convention). Les pensions américaines pour les résidents canadiens sont imposées par le Canada avec des crédits d'impôt étrangers appliqués. Le fractionnement des revenus de pension suit les règles canadiennes, pas celles de la convention.
Dividendes, Intérêts et Royalties (Articles X, XI, XII)
La convention limite les impôts de retenue :
dividendes : 15 pour cent
intérêts : 0 pour cent (dans la plupart des cas)
royalties : 10 pour cent
Ces taux réduits garantissent que les investissements transfrontaliers ne sont pas excessivement imposés. Les sociétés et les investisseurs en bénéficient considérablement.
Services Personnels Indépendants (Article XIV)
Les travailleurs autonomes suivent des règles similaires à celles des revenus d'emploi. Les services commerciaux effectués aux États-Unis peuvent nécessiter des déclarations fiscales américaines si une base fixe existe. Sans base fixe, le revenu peut ne pas être imposable qu'au Canada.
Revenu Immobilier (Article VI)
Le revenu locatif provenant de biens situés dans l'un ou l'autre pays est imposé dans ce pays en premier. Les propriétaires canadiens de biens locatifs américains doivent remplir le formulaire IRS 1040NR, obtenir un ITIN et choisir le traitement de l'élection nette pour éviter une retenue brute de 30 pour cent. Le Canada fournit ensuite des crédits d'impôt étrangers.
Élimination de la Double Imposition (Article XXIV)
C'est l'article central qui garantit qu'aucun contribuable ne paie d'impôt double. Il établit des règles de crédit d'impôt étranger et veille à ce que l'ARC et l'IRS répartissent l'impôt équitablement. Sans l'article XXIV, les déclarants doubles paieraient des impôts deux fois sur presque tous les revenus d'origine américaine.
Allègement Fiscal de Succession Américain (Article XXIX-B)
La convention offre aux Canadiens un allègement significatif de l'impôt sur les successions américaines pour les biens américains. L'exposition à l'impôt de succession dépend de la richesse mondiale. Les Canadiens possédant des biens immobiliers américains ont besoin d'une planification basée sur la convention pour éviter des impôts de succession inutiles.
Sécurité Sociale et Accord de Totalisation
Bien que faisant pas partie de la convention elle-même, l'Accord de Totalisation empêche les contributions doubles au RPC et à la Sécurité Sociale américaine. Les travailleurs transfrontaliers dépendent de cet accord pour éviter des retenues de paie doubles.
Erreurs Courantes dans l'Application de la Convention
Les erreurs courantes incluent la déclaration de la mauvaise résidence, le non-dépôt du formulaire 8840/8833 pour la protection de la convention, la déclaration incorrecte des revenus locatifs américains, la mauvaise utilisation des crédits d'impôt étrangers, l'ignorance de l'exposition à l'impôt de succession américain, la mauvaise interprétation des règles de travail à distance, et le non-traitement correct des REER. Un usage incorrect de la convention déclenche souvent des audits transfrontaliers.
Décisions Clés des Tribunaux
Les tribunaux confirment que la résidence en vertu de la convention prime sur la loi nationale, que les gains en capital suivent l'origine de la convention, que les limitations de retenue s'appliquent même si les institutions financières mal interprètent les règles, et que les contribuables doivent suivre les exigences de divulgation de la convention telles que le dépôt du formulaire 8833. Les tribunaux soutiennent les réévaluations de l'ARC lorsque les contribuables abusent des dispositions de la convention.
Pourquoi l'ARC et l'IRS Audite les Déclarations Basées sur la Convention
Les audits ciblent les déclarations de résidence, les dépôts de bris d'égalité de la convention, les erreurs de crédits d'impôt étrangers, les revenus locatifs américains, l'origine des options d'achat d'actions, les demandes de report de REER, les divergences FATCA et les structures d'entreprises transfrontalières. Les deux agences échangent des données en vertu du FATCA et du CRS, augmentant le risque d'audit pour les contribuables transfrontaliers.
Stratégie Mackisen
Mackisen CPA gère tous les dépôts transfrontaliers impliquant la convention. Nous préparons les déclarations fiscales canadiennes et américaines, les crédits d'impôt étrangers, le formulaire 8833, le formulaire 8840, les déclarations de résidence basées sur la convention, les dépôts locatifs américains, la classification de résidence principale en vertu de la convention, les déclarations d'entreprise transfrontalières, et la planification fiscale successorale. Notre équipe résout les litiges avec l'ARC et l'IRS impliquant l'interprétation de la convention fiscale Canada–États-Unis.
Expérience Réelle de Client
Un ingénieur de Montréal travaillant aux États-Unis avait besoin de dépôts de bris d'égalité de la convention pour éviter la double résidence — Mackisen l'a résolu. Un investisseur canadien avec des actions américaines nécessitait une optimisation de la retenue selon la convention. Un snowbird a involontairement rencontré le test de présence substantielle ; nous avons déposé le formulaire 8840. Une société opérant des deux côtés a utilisé les règles de bénéfices d'entreprise de la convention pour éviter la taxation des établissements permanents américains.
Questions Fréquemment Posées
La convention empêche-t-elle la double imposition ? Oui.
Dois-je déposer des impôts aux États-Unis si je vis au Canada ? Possiblement, selon les revenus.
La convention protège-t-elle les snowbirds ? Oui, en utilisant les règles de bris d'égalité.
Les REER sont-ils différés fiscalement aux États-Unis ? Oui.
Le Québec suit-il les règles de la convention ? Oui pour l'imposition provinciale.
Ai-je besoin du formulaire 8833 pour les déclarations basées sur la convention ? Oui dans de nombreux cas.
Pourquoi Mackisen
Avec plus de 35 ans d'expérience combinée en comptabilité, Mackisen CPA Montréal aide les Canadiens à naviguer dans les règles complexes de la convention fiscale Canada–États-Unis avec une précision complète et une conformité à l'épreuve des audits. Que ce soit pour éviter la double imposition, structurer les revenus transfrontaliers, ou défendre les déclarations basées sur la convention avec l'ARC et l'IRS, notre équipe d'experts assure clarté, conformité et résultats fiscaux optimisés.


