Perspicacité
25 nov. 2025
Mackisen

Dons immobiliers et legs de bienfaisance

Introduction
Comprendre les dons de succession et les legs caritatifs est essentiel pour les familles, les propriétaires d'entreprise, les philanthropes et les exécuteurs qui cherchent à réduire les impôts et à créer des dons de legs significatifs. Les dons caritatifs par le biais d'une succession peuvent considérablement réduire l'impôt dû sur la déclaration finale du défunt, alléger les charges fiscales sur la succession et permettre aux actifs de passer plus efficacement aux bénéficiaires. Le Canada offre certains des incitatifs fiscaux les plus généreux au monde pour les legs caritatifs, surtout au décès. Lorsqu'ils sont structurés correctement, les dons de succession peuvent éliminer l'impôt sur les gains en capital, réduire la fiscalité des REER/FERR et fournir des crédits d'impôt sur les dons complets. En revanche, s'ils sont mal structurés, la succession peut perdre des déductions, faire face à des révisions fiscales ou déclencher des délais. Ce guide explique tout ce que vous devez savoir sur les dons de succession et les legs caritatifs.
Cadre juridique et réglementaire
Les dons de succession et les legs caritatifs sont régis par la Loi de l'impôt sur le revenu, les règles de dons de l'ARC pour les gifts à décès, les exigences d'enregistrement des organismes de bienfaisance, les règles sur le taux progressif de la succession (TPS), le formulaire T1 Déclaration finale, le formulaire T3 Déclaration de succession, la Loi sur l'imposition du Québec, le TP-646 pour les successions québécoises, les règles de droit civil en matière de succession et la législation sur les dons planifiés. Depuis 2016, l'ARC autorise une allocation flexible des crédits de dons entre la déclaration finale du défunt et la déclaration de succession, selon la structure du don.
Qu'est-ce qui compte comme un legs caritatif ?
Un legs caritatif est un don fait à un organisme de bienfaisance enregistré par le biais d'un testament. Il peut s'agir d'un montant fixe, d'un pourcentage de la succession, d'un actif spécifique ou du reste de la succession après d'autres distributions. Les dons peuvent inclure de l'argent, des valeurs mobilières, des biens immobiliers, des produits de REER/FERR, une assurance-vie, de l'art ou d'autres biens admissibles. Le legs doit être clairement indiqué dans le testament et dûment exécuté par l'exécuteur. Le Québec exige une documentation supplémentaire en matière d'héritage pour soutenir les dons caritatifs en vertu du Code civil.
Avantages fiscaux des dons de succession
Au décès, les dons caritatifs bénéficient d'un traitement fiscal spécial. Le crédit d'impôt sur les dons peut être appliqué contre jusqu'à 100 % du revenu sur la déclaration finale du défunt. Cela inclut les revenus des gains en capital déclenchés par la disposition réputée, les revenus des REER/FERR, les revenus d'entreprise et les revenus d'investissement. Les dons peuvent également éliminer l'impôt sur les gains en capital lors du don de titres cotés en bourse. La succession peut également revendiquer des crédits de dons inutilisés pendant 36 mois si elle se qualifie en tant que succession à taux progressif (TPS). Le Québec offre des crédits d'impôt provinciaux supplémentaires qui réduisent encore l'impôt, permettant aux donateurs de maximiser l'impact des dons de succession et des legs caritatifs.
Dons de valeurs mobilières et d'actifs appréciés au décès
Une des stratégies les plus fiscales efficaces est de donner des valeurs mobilières cotées en bourse. L'ARC supprime entièrement l'impôt sur les gains en capital lorsque les valeurs mobilières sont données plutôt que vendues. Cela peut économiser d'importantes sommes aux successions et augmenter la valeur du don. Les exécuteurs doivent transférer les valeurs mobilières directement de la succession à l'organisme de bienfaisance pour se qualifier. Le Québec a des exonérations similaires sur les gains en capital lorsque le don est structuré correctement. Les dons immobiliers nécessitent des évaluations et des documents de conformité supplémentaires.
Désignations caritatives des REER et des FERR
Les REER et les FERR sont entièrement imposables au décès, sauf s'ils sont transférés à un conjoint ou à un dépendant. Cependant, désigner un organisme de bienfaisance enregistré comme bénéficiaire d'un REER ou d'un FERR permet au montant de contourner la succession et de générer un crédit de don équivalent à la valeur reçue par l'organisme de bienfaisance. Cela élimine souvent l'impôt sur le REER ou le FERR. Au Québec, les désignations de bénéficiaires des REER/FERR peuvent exiger que les contrats d'assurance soient valables ; sinon, le don doit passer par la succession. Les exécuteurs doivent appliquer les crédits de dons pour compenser l'impôt sur la valeur du REER/FERR.
Dons d'assurance-vie
L'assurance-vie peut être utilisée pour des legs caritatifs de deux manières : en désignant l'organisme de bienfaisance comme bénéficiaire ou en transférant la propriété de la police durant la vie. Lorsque l'organisme de bienfaisance est désigné comme bénéficiaire, le capital décès ne fait pas partie de la succession et génère un reçu de don pour la succession. Si la police est donnée de son vivant, le donateur peut recevoir des reçus de dons annuels équivalents aux paiements de primes. Les règles de succession au Québec doivent être suivies pour valider les désignations de bénéficiaires.
Utiliser une succession à taux progressif (TPS)
Une TPS est un type spécial de succession qui existe jusqu'à 36 mois après le décès. Elle peut allouer des crédits de dons de manière flexible soit à la déclaration finale du défunt, à la déclaration de succession ou aux deux. Cela rend les TPS des outils puissants pour optimiser les économies fiscales des dons de succession et des legs caritatifs. Pour se qualifier en tant que TPS, la succession doit répondre à des exigences spécifiques de l'ARC et déposer les élections correctes. Après 36 mois, la succession devient une fiducie et perd les avantages du TPS.
Fiducies caritatives et dons testamentaires
Certaines successions créent des fiducies résiduelles caritatives ou désignent des dons caritatifs futurs. Ces fiducies permettent au donateur de fournir un revenu à des membres de la famille à vie tout en garantissant que l'organisme de bienfaisance reçoit le capital restant. Ces structures nécessitent des évaluations actuarielles et une rédaction précise des fiducies, mais offrent des avantages fiscaux et philanthropiques à long terme. Les fiducies québécoises doivent suivre les règles de dépôt TP-646 et les règles de succession du code civil.
Documentation requise pour les demandes de dons
Les exécuteurs doivent rassembler des reçus de dons officiels, des évaluations pour les dons non monétaires, des enregistrements de transfert de courtage, des confirmations de bénéficiaires des REER/FERR, des documents de police d'assurance, des registres comptables de la succession, et des clauses testamentaires décrivant le legs. L'ARC et l'ARQ exigent une documentation complète, en particulier pour les dons de valeurs mobilières, d'immobilier ou d'actions de sociétés privées.
Décisions judiciaires clés
Les tribunaux confirment que l'éligibilité des dons dépend de l'intention et des effets juridiques du don, et non des promesses informelles. Au Québec, les règles du Code civil régissent la validité des dons dans les testaments, et les tribunaux exigent une conformité stricte aux procédures de succession. Les tribunaux confirment également que les organismes de bienfaisance doivent être enregistrés au moment du don pour que les avantages fiscaux s'appliquent. Une documentation inappropriée ou des erreurs d'évaluation peuvent invalider les crédits de dons.
Pourquoi l'ARC et Revenu Québec auditent les legs caritatifs
Les audits surviennent souvent lorsque des reçus de dons sont manquants, lorsque les dons sont surévalués, lorsque les dons immobiliers manquent d'évaluations, lorsque les désignations de bénéficiaires des REER/FERR ne sont pas claires, lorsque les dons de valeurs mobilières sont réalisés incorrectement ou lorsque les testaments contiennent un langage ambigu. Le Québec examine également la documentation successorale et la comptabilité des successions pour vérifier l'exactitude.
Stratégie Mackisen
Mackisen CPA offre une planification fiscale complète et une conformité pour les dons de succession et les legs caritatifs. Nous structurons les dons caritatifs pour maximiser les économies fiscales, allouons les crédits de dons entre les déclarations finales et de succession, vérifions les désignations caritatives des REER/FERR, préparons les déclarations finales T1 et de succession T3, évaluons l'éligibilité des TPS, préparons la documentation d'évaluation et d'appréciation, et défendons les dons caritatifs lors des audits par l'ARC ou l'ARQ. Notre équipe travaille en étroite collaboration avec des notaires, des avocats spécialisés en successions et des conseillers financiers pour mettre en œuvre des plans de dons caritatifs stratégiques.
Expérience client réelle
Une succession de Montréal a donné des valeurs mobilières appréciées à un organisme de bienfaisance, éliminant plus de 60 000 $ d'impôt sur les gains en capital. Mackisen a structuré le don et a coordonné directement avec l'institution. Un autre client a nommé un organisme de bienfaisance comme bénéficiaire de son REER ; nous avons appliqué des crédits de dons pour éliminer tout impôt lié au REER. Une famille a utilisé une assurance-vie pour créer des successions égales et financer un don caritatif majeur ; Mackisen a assuré l'optimisation fiscale. Une fiducie résiduelle caritative au Québec a nécessité une évaluation précise ; nous avons géré les dépôts tant fédéraux que provinciaux.
Questions courantes
Les dons au décès sont-ils déductibles d'impôts ? Oui, jusqu'à 100 % du revenu sur la déclaration finale.
Le Québec reconnaît-il les crédits de dons séparément ? Oui, avec ses propres crédits provinciaux.
Un REER ou un FERR peut-il être donné ? Oui avec la désignation de bénéficiaire correcte.
Les dons de valeurs mobilières éliminent-ils les gains en capital ? Oui s'ils sont transférés directement.
Une TPS peut-elle revendiquer des crédits de dons ? Oui, dans les 36 mois.
Les dons d'assurance-vie contournent-ils l'homologation ? Oui dans la plupart des provinces, avec des exceptions au Québec.
Pourquoi Mackisen
Avec plus de 35 ans d'expérience CPA combinée, Mackisen CPA Montréal aide les familles à réduire leurs impôts et à créer des dons de legs significatifs grâce aux dons de succession et aux legs caritatifs. Que ce soit pour préparer des déclarations finales, structurer des dons de REER/FERR, optimiser les avantages des TPS ou défendre les revendications caritatives auprès de l'ARC ou de l'ARQ, notre équipe d'experts assure précision, conformité et économies fiscales maximales.


