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8 déc. 2025

Mackisen

Comptabilité de production cinématographique, Maximiser les crédits d'impôt, Contrôles budgétaires, TPS/TVQ et Reporting prêt pour audit — Un guide complet par une firme de CPA de Montréal près de chez vous

Donner vie à un projet cinématographique présente des défis comptables complexes. Montréal et le Canada offrent des incitatifs fiscaux généreux pour la production de films et de télévision, mais les producteurs doivent naviguer dans des règles complexes pour se qualifier et rester conformes. Du financement multi-sources et des devises fluctuantes aux syndicats d'emplois stricts et aux audits gouvernementaux, la comptabilité de la production cinématographique nécessite une planification minutieuse. Ce guide fournit une immersion approfondie de niveau juridique dans le cadre financier régissant les projets cinématographiques, explique comment maximiser les crédits d'impôt disponibles, maintenir des contrôles budgétaires stricts, gérer la TPS/TVQ sur les dépenses de production et s'assurer que vos dossiers sont prêts pour un audit. Grâce à une planification solide et à des conseils professionnels, les producteurs peuvent atténuer les risques tout en tirant parti des incitations du Canada pour donner vie à leurs visions créatives.

Cadre juridique et réglementaire

La comptabilité de la production cinématographique au Canada fonctionne dans un cadre juridique spécialisé basé sur le droit fiscal et la réglementation des programmes. Les dispositions clés de la Loi de l'impôt sur le revenu (Canada) établissent les crédits d'impôt remboursables pour la production de films : la section 125.4 établit le Crédit d'impôt pour production cinématographique ou vidéo canadienne (CPTC) pour les productions domestiques, et la section 125.5 prévoit le Crédit d'impôt pour services de production cinématographique ou vidéo (PSTC) pour les productions sans exigences de contenu canadiencanada.ca. Le CPTC offre un crédit d'impôt fédéral de 25 % sur la main-d'œuvre canadienne qualifiée, plafonné à 60 % du coût de la production (effectivement jusqu'à 15 % du budget total)cmpa.ca. Le PSTC fournit un crédit de 16 % sur la main-d'œuvre canadienne pour les productions étrangères ou de servicescmpa.ca. Chaque province ajoute ses propres incitatifs : par exemple, le Crédit d'impôt pour la production de films ou de télévision du Québec accorde 40 % de la main-d'œuvre admissible pour le contenu en langue française ou en écran géant (plafonné à 50 % des coûts de production)cmpa.ca, tandis que le Crédit d'impôt pour services de production (QPSTC) du Québec rembourse 20 % de toutes les dépenses locales (maintenant 25 % après des améliorations récentes)cmpa.caey.com, plus un supplément de 16 % sur la main-d'œuvre liée aux effets visuelssodec.gouv.qc.ca. Ces crédits sont administrés conjointement par des agences culturelles (comme SODEC au Québec) et des autorités fiscales (ARC et Revenu Québec)sodec.gouv.qc.casodec.gouv.qc.ca.

Pour se qualifier, une société de production doit répondre à des critères stricts. Un film à contenu canadien souhaitant obtenir le CPTC doit être produit par une société par actions taxable prescrite canadienne (généralement contrôlée par des Canadiens) ayant un numéro de certification CAVCO canadiencmpa.ca. Il ne peut pas s'agir d'une « production exclue » comme un programme d'information, une émission de débat, un jeu télévisé, une télé-réalité ou d'autres genres inéligibles définis dans la réglementationlaws-lois.justice.gc.ca. Au Québec, un projet ne peut pas combiner plusieurs crédits provinciaux – vous devez choisir soit le crédit de production domestique soit le crédit de production de services pour un projet donnécmpa.cacmpa.ca. Le moment est également un élément du cadre juridique : une demande de certificat fédéral ou provincial doit être déposée dans des délais fixés (généralement dans les 24 mois suivant la fin de la première année fiscale après le début du tournage, prolongé à 42 mois avec des dérogations)laws-lois.justice.gc.ca. Ne pas respecter ces délais peut rendre un film une « production exclue » sans créditlaws-lois.justice.gc.calaws-lois.justice.gc.ca.

Au-delà des crédits d'impôt, les lois générales s'appliquent. Les sociétés de production de films doivent suivre les règles fiscales normales (rapporter les revenus, les dépenses et toute aide gouvernementale). Il est à noter que les crédits d'impôt sont considérés comme une aide gouvernementale selon la loi fiscale, ce qui signifie qu'ils réduisent le coût de production déductible ou sont inclus dans les revenus à des fins fiscales plutôt que d'être « de l'argent gratuit ». Les lois concernant la taxe de vente impactent également les productions (TPS fédérale et TVQ au Québec) : la plupart des productions s'inscrivent à la TPS/TVQ pour récupérer les lourdes taxes payées sur les équipements, la construction de décors, etc., en réclamant des crédits d'impôt sur les intrants. Enfin, les règlements du travail et les conventions syndicales forment une autre couche du cadre – bien que n'étant pas des lois fiscales, ils influencent considérablement la comptabilité de la paie et doivent être respectés pour éviter des ennuis juridiques (par exemple, respecter les salaires minimaux des guildes et verser les cotisations syndicales). En résumé, un producteur de film doit se conformer à un réseau de lois fiscales, de règlements et de politiques des programmes conçus pour garantir que les crédits d'impôt atteignent leur objectif (encourager la production locale) tout en préservant les finances publiques.

Responsabilité des propriétaires et des directeurs

De nombreux cinéastes incorporent une société de production pour chaque projet afin de limiter leur responsabilité. Cependant, l'incorporation ne ne protège pas les directeurs (souvent les producteurs eux-mêmes) de certaines obligations fiscales. En vertu de la loi fiscale canadienne, les directeurs peuvent être tenus personnellement responsables si leur société ne verse pas les fonds en fiducie tels que les retenues d'impôt à la source des employés ou la TPS/TVQ collectéecanada.ca. Par exemple, si votre société de production retient l'impôt sur le revenu et le RPC/RRQ des paies de l'équipe mais ne le verse pas à l'ARC/RQ, ou si elle collecte la TPS sur une vente domestique de droits et ne la verse pas, les autorités fiscales peuvent tenir les directeurs personnellement responsables des montants impayés (Loi de l'impôt sur le revenu, art. 227.1 ; Loi sur la taxe d'accise, art. 323)canada.ca. Au Québec, cela inclut également les TPS non versées et les retenues provinciales. Les directeurs ont une défense de diligence raisonnable – vous ne serez pas tenu responsable si vous avez exercé le soin, la diligence et l'habileté nécessaires pour prévenir l'échec (par exemple, en abordant rapidement les problèmes de trésorerie et en veillant à la conformité)canada.cacanada.ca. Mais prétendre ignorer la loi ou déléguer à un comptable n'est pas une défense solide si les versements ont été négligés.

En plus des impôts, considérez la responsabilité des salaires et des normes du travail. Les productions cinématographiques emploient souvent de nombreux membres de l'équipe avec des budgets serrés, et si une société de production devient insolvable et ne peut pas payer les salaires, les directeurs peuvent en être tenus responsables. En vertu du droit des sociétés (par exemple, Loi canadienne sur les sociétés par actions et Loi sur les sociétés par actions du Québec), les directeurs peuvent être personnellement responsables de jusqu'à six mois de salaires impayés des employés. Ce risque est très réel dans le cinéma, où la trésorerie peut être incertaine – si le financement échoue et que l'équipe n'est pas payée, le chef électricien ou le cameraman pourrait se tourner vers les directeurs pour leur chèque de paie. De même, ne pas payer les artistes freelances ou les fournisseurs pourrait entraîner des poursuites où tenter de percer le voile corporatif est envisagé si une fraude est alléguée. De plus, la fraude délibérée ou l'évasion fiscale (par exemple, un producteur falsifie délibérément des dépenses pour augmenter un crédit d'impôt) peut entraîner des pénalités civiles personnelles et même des accusations criminelles en vertu des lois fiscales ou du Code criminel. Les propriétaires qui ne sont pas des directeurs (investisseurs, par exemple) ne sont généralement pas exposés à ces responsabilités, mais dans les petites sociétés de production, le propriétaire et le directeur sont généralement la même personne ou étroitement liés. La conclusion clé : les directeurs de sociétés de production doivent s'acquitter diligemment de toutes les obligations de déclaration et de versement – non seulement pour éviter des pénalités d'entreprise mais aussi pour protéger leurs propres actifs. Obtenir une assurance responsabilité des directeurs et mettre de côté les retenues fiscales dans des comptes fiduciaires sont des précautions avisées dans l'environnement à haut risque du financement cinématographique.

Jurisprudence

Les tribunaux canadiens se sont exprimés sur plusieurs questions pertinentes aux finances de la production cinématographique, renforçant ainsi la gravité de la conformité. Un exemple notoire est le scandale Cinar au Québec. Cinar était un producteur montréalais de télévision pour enfants qui, dans les années 1990, a secrètement engagé des scénaristes américains tout en continuant à demander des crédits d'impôt pour le contenu canadien et des subventions en créditant des Canadiens de nom uniquementen.wikipedia.org. Lorsque ce stratagème a été découvert, la société a fait face à des enquêtes et a finalement payé 17,8 millions de dollars aux autorités fédérales et québécoises pour régler des crédits d'impôt obtenus de manière inappropriée, en plus de 2,6 millions de dollars à Telefilm Canadaen.wikipedia.org. Le scandale a conduit Revenu Québec à auditer plus de 100 sociétés de films et de télévision autour de l'an 2000, découvrant des abus généralisés des crédits d'impôt, et les fondateurs de Cinar ont été évincés au cours du plus long procès criminel du Canada (bien que le procès se soit concentré sur des aspects criminels sans rapport)en.wikipedia.orgen.wikipedia.org. Le message clair : obtenir des crédits de films de manière frauduleuse (par exemple, en déformant la nationalité du personnel clé ou d'autres critères d'éligibilité) est considéré comme une infraction grave, et les autorités exigeront le remboursement et imposeront des pénalités.

Les tribunaux ont également intervenu pour assurer l'équité dans l'administration des crédits. Dans Zone3-XXXVI Inc. c. AG Canada (2016), un producteur québécois de premier plan a vu une série télévisée se voir refuser la certification CPTC par CAVCO en raison du fait qu'il s'agissait d'une émission de jeux ou de concours (une catégorie exclue selon la réglementation). La Cour fédérale a constaté que CAVCO n'avait pas fourni de raisons adéquates et a ordonné la réexamination de la décision, notant que le producteur soutenait que les éléments de quiz n'étaient qu'un véhicule pour du contenu éducatiftaxinterpretations.com. Cette affaire a souligné qu'il est essentiel, même lorsque les directives excluent certains genres, que les sociétés de production aient droit à une décision motivée et peuvent demander un contrôle judiciaire si un projet est disqualifié de manière injuste.

Un autre domaine de la jurisprudence concerne les schémas de financement cinématographique motivés par des considérations fiscales. Dans Paletta c. La Reine (2019), des investisseurs ont tenté de créer des pertes artificielles de 96 millions de dollars en participant à un partenariat complexe qui achetait les droits de films hollywoodiens et engageait immédiatement d'énormes frais marketing, le tout avec une option pour le studio de reprendre le film plus tardrsmcanada.comrsmcanada.com. La Cour fiscale a vu au travers de cet arrangement et a appliqué le principe de fraude, niant les pertes et confirmant l'évaluation de l'ARC. La Cour a statué que les transactions déformaient leur véritable nature – le partenariat n'a jamais réellement possédé le film ni pris de risques, et l'ensemble du montage visait uniquement à générer des pertes fiscalesrsmcanada.comrsmcanada.com. En d'autres termes, si un arrangement de financement dans le cinéma n'a aucun but commercial réel autre qu'un résultat fiscal, les tribunaux l'annuleront. De même, des affaires antérieures des années 1980 et 1990 ont mis un frein aux "abris fiscaux cinématographiques" où les investisseurs achetaient des participations limitées pour les déductions fiscales immédiates sans substance économique réelle – ceux-là ont également été arrêtés soit par des modifications de règles, soit par des décisions judiciaires appliquant des principes de substance sur forme.

Enfin, la jurisprudence fiscale générale sur la responsabilité des directeurs s'applique également aux producteurs. Des affaires comme Barrett c. Canada ont affirmé que l'ARC doit tenter de recouvrer auprès de la société avant de s'en prendre aux directeurs, mais les directeurs qui ont négligé d'agir avec prudence en matière de versements ont été tenus personnellement responsables pour des TPS et des retenues sur salaires impayéescanada.ca. Et dans Worrell c. Canada, les directeurs ont prétendu qu'ils "ne réalisaient pas" que la TPS n'avait pas été versée, mais le tribunal a rejeté l'ignorance comme défense, soulignant la nécessité de diligence raisonnable. Ces arrêts, bien qu'ils ne soient pas spécifiques à l'industrie du film, servent de rappels sévères : être dans le domaine créatif n'exempte pas de la nécessité de respecter rigoureusement les règles, et les tribunaux appliqueront les règles fiscales de manière stricte. Les producteurs devraient prendre note des précédents juridiques – ils illustrent que la bonne foi à elle seule n'est pas suffisante ; vous avez besoin de contrôles et de documentation appropriés pour résister à l'examen.

Risques d'audit de l'ARC et de Revenu Québec

Les productions de films et de télévision impliquent souvent des sommes importantes et des crédits remboursables, ce qui attire naturellement l'attention des audits de l'ARC et de Revenu Québec. En fait, les unités de services de films de l'ARC signalent la plupart des demandes de crédits importants pour une évaluation des risques, et de nombreuses demandes sont sélectionnées pour auditcanada.cacanada.ca. Un des grands déclencheurs est la taille même des remboursements : un seul long métrage peut générer des crédits d'impôt de plusieurs centaines de milliers, c'est-à-dire un décaissement par le gouvernement, que les autorités fiscales vérifieront attentivement. L'ARC vise généralement à examiner les demandes de crédits de films dans un délai de 60 jours s'il n'y a pas d'audit, ou 120 jours avec un auditcanada.ca. En cas d'audit, ils demanderont une documentation étendue : livres et dossiers, grands livres détaillés, tous les contrats de l'équipe de tournage, feuilles de temps, factures, relevés bancaires, contrats de financement, contrats de distribution, le livre de minutes de la société, etc.canada.ca. Le but est de confirmer que les dépenses admissibles correspondent à ce qui est réclamé – par exemple, que chaque personne comptée comme main-d'œuvre qualifiée était bien un résident canadien payé pour le travail sur le projet, et qu'aucuns coûts non admissibles (comme le marketing ou la main-d'œuvre étrangère) ne se sont glissés dans la demande. Revenu Québec, qui administre les crédits provinciaux, coordonne souvent les audits afin qu'une production puisse faire l'objet d'un examen fédéral-provincial conjoint simultanément.

Les problèmes d'audit courants incluent : Transactions entre parties liées – par exemple, si la société du producteur facture des frais à la production, ces frais sont-ils raisonnables et réellement payés ? (L'ARC a publié des lignes directrices selon lesquelles les frais des producteurs pour des individus liés ne devraient généralement pas dépasser ~10 % du budget, sauf justificationcanada.ca.) « Empilage » d'incitatifs – les auditeurs s'assurent que vous n'avez pas demandé à la fois le CPTC et le PSTC pour la même production (ce qui n'est pas permisdentons.com), ou que vous n'avez pas comptabilisé deux fois un coût pour deux crédits différents. Moment et limites – les dépenses doivent se situer dans la période autorisée ; les coûts engagés après l'achèvement ou hors du Canada pourraient ne pas être admissibles. Rapprochement de l'aide – si vous avez reçu d'autres aides gouvernementales (subventions, prêts remboursables), les auditeurs réduiront les dépenses admissibles en conséquence, de sorte que vous ne pouvez pas obtenir de crédit sur de l'argent que vous n'avez pas réellement dépensé de votre pochecmpa.ca. Les auditeurs vérifient également la preuve de paiements – simplement budgétiser une dépense ne suffit pas ; ils voudront voir que l'équipe de tournage a été payée (chèques annulés, virements bancaires) et que les versements de paie ont été effectués. Du côté du Québec, il y a eu des répercussions lorsque des schémas d'abus sont suspectés : par exemple, l'autorité fiscale du Québec a une fois audité plus de 100 productions après avoir découvert que de nombreuses entreprises abusaient du système, comme noté plus tôt dans le contexte de Cinar.

Les questions de douane et de traversée de frontière peuvent également se poser. Si des équipements ont été importés temporairement pour le tournage, la production a-t-elle utilisé correctement un carnet ou payé des droits et réclamé des réductions ? Si la production a payé des performeurs ou des services étrangers, a-t-elle respecté les règles de retenue à la source pour non-résidents (taxe de la partie XIII) ? Ce ne sont pas des éléments de routine pour chaque audit, mais un auditeur diligent peut explorer n'importe quel domaine. La meilleure défense lors d'un audit est une documentation complète et organisée et des demandes honnêtes et bien étayées. Les productions devraient maintenir une traçabilité d'audit claire de chaque dépense jusqu'à sa prise en compte dans le calcul du crédit d'impôt. En interne, rapprochez le calendrier des crédits du bilan et du grand livre. Il est également judicieux de faire appel à un CPA pour réaliser un audit de production cinématographique ou une vérification avant de soumettre la demande – en fait, de nombreuses agences de financement et Telefilm Canada exigent un rapport d'auditeur indépendant sur le coût final de la production. En procédant essentiellement à une « auto-audit » en premier, vous pouvez détecter des problèmes et être prêt à répondre à toutes les questions soulevées par l'ARC ou le RQ. Et si un auditeur envoie des requêtes, répondez complètement et rapidement – souvent, ils ont simplement besoin d'une clarification ou d'un document supplémentaire. Une attitude coopérative et des livres bien tenus peuvent faire la différence entre un examen fluide et un audit prolongé (ou même un crédit refusé). N'oubliez pas que si vous contestez le résultat d'un audit, vous pouvez déposer un avis d'opposition et finalement faire appel devant la Cour fiscale, mais la prévention est bien meilleure que de lutter contre une nouvelle évaluation.

Pénalités pour dépôt tardif

Ne pas respecter les délais de dépôt dans le secteur cinématographique peut être coûteux, tant en pénalités qu'en opportunités perdues. Au niveau de base, une société de production est une société et doit déposer sa déclaration de revenus d'entreprise T2 (et CO-17 au Québec si applicable) dans les six mois suivant la fin de son exercice fiscal. Déposer en retard lorsque des impôts sont dus déclenche la pénalité standard de l'ARC : 5 % de l'impôt impayé à la date d'échéance, plus 1 % de l'impôt impayé par mois complet de retard (jusqu'à 12 mois)canada.ca. Revenu Québec applique une pénalité miroir : 5 % de l'impôt provincial impayé plus 1 % par moiscanada.ca. Si vous avez été assujetti à une pénalité de dépôt tardif dans l'une ou l'autre des trois années précédentes et que vous êtes à nouveau en retard avec un solde dû, la pénalité double (10 % + 2 % par mois jusqu'à 20 mois) au niveau fédéralcanada.ca. Pour une société de production, il n'y a souvent pas d'impôt car les crédits d'impôt pour films génèrent généralement un remboursement. Cependant, soyez conscient : pour réellement recevoir ces crédits, vous devez déposer la déclaration à temps et inclure tous les formulaires requis (T1131 pour le CPTC, T1177 pour le PSTC, plus le formulaire de crédit provincial). Si vous déposez de manière excessivement tardive, vous risquez de perdre complètement le crédit. Par exemple, les règlements fédéraux exigent que la demande de certificat d'achèvement soit faite au plus tard 24 mois après la première année de fin de tournage (prolongé à 42 mois avec des dérogations)laws-lois.justice.gc.ca. Si cette fenêtre est manquée, la production devient une « production exclue » inéligible pour le CPTClaws-lois.justice.gc.ca. En pratique, l'ARC n'émettra pas le crédit sans un certificat valide, donc manquer des délais de certificats ou déposer la déclaration de revenus après la période de prescription (généralement de 3 à 4 ans) pourrait signifier que vous perdez des crédits valant des dizaines ou des centaines de milliers. Au Québec, des règles de timing similaires s'appliquent grâce aux exigences des programmes SODEC et RQ.

En plus des déclarations de revenus, il existe d'autres dépôts à surveiller. Déclarations de TPS/TVH et de TVQ : les productions cinématographiques engendrent souvent des crédits d'impôt remboursables (ITC) en raison de leurs dépenses élevées ; déposer ces déclarations en retard non seulement retarde votre remboursement mais peut également entraîner des pénalités de retard si la taxe nette était due. Bien que pendant la production, vous ayez généralement une position de remboursement, après le projet, si vous commencez à générer des revenus (par exemple, en licenciant le film), vous pourriez devoir des TPS/TVQ et un dépôt tardif déclencherait alors des pénalités (généralement 1 % du montant dû + 0,25 % par mois pour la TPS, et une pénalité massive de 7 %/11 %/15 % escalonnée pour les remises de TVQ qui sont en retard de 1, 2 ou 3+ semainescanada.ca). Versements de paie : pendant la production, les retenues à la source doit être versées mensuellement ou plus fréquemment, selon la taille de votre paie. Manquer une date d'échéance de versement de paie entraîne son propre régime de pénalité (L'ARC facture de 3 % à 10 % du montant, selon la durée et la fréquence des retards).

Une autre date limite unique aux crédits d'impôt est le dépôt des demandes de certification. Pour le CPTC fédéral, vous devez déposer une demande de la partie A (certification provisoire) avant le tournage ou pendant la production, et la partie B (achèvement) après le montage. Le Québec exige une demande de ruling préalable ou de certificat d'éligibilité auprès de SODEC. Celles-ci doivent généralement être soumises dans un certain délai par rapport au début ou à la fin de la production. Le budget québécois 2024-25 a même introduit des changements prolongeant le plafond sur les coûts pour le crédit à 65 % pour les demandes après le 12 mars 2024ey.com – mais pour en bénéficier, vous devez réellement déposer la demande après cette date ; le timing peut affecter le montant de crédit que vous obtenez. Si une production n'obtient pas ses certificats à temps, les crédits ne seront pas payés même si tout l'argent a été dépensé.

En résumé, marquez tous les délais pertinents sur votre calendrier : dépôts fiscaux, déclarations de TPS/TVQ, versements de paie et demandes de certificats. Si vous constatez que vous ne pouvez pas respecter un délai (par exemple, que vos livres de fin d'année ne sont pas prêts à temps), envisagez de demander de l'aide professionnelle ou de solliciter un allègement pour contribuable. L'ARC et Revenu Québec ont la discrétion d'annuler les pénalités ou les intérêts si des circonstances vraiment extraordinaires ont causé le retard (incendie, maladie, etc.), mais une communication proactive est essentiellecanada.ca. Cependant, en l'absence d'un tel allègement, l'adage "le temps, c'est de l'argent" est vrai – en comptabilité cinématographique, le temps, c'est aussi des crédits d'impôt. Un dépôt tardif peut littéralement vous coûter une partie de votre financement, donc la conformité en temps voulu doit être une priorité dans tout calendrier de production.

Ré réalités opérationnelles de l'industrie

La réalité quotidienne de la gestion d'une production cinématographique a un impact significatif sur la comptabilité et la conformité fiscale. Un facteur majeur est le caractère basé sur le projet de l'industrie. Chaque film ou série est comme une entreprise temporaire avec son propre budget, son personnel et son calendrier. Cela signifie que la comptabilité doit souvent être faite sur une base par projet, en suivant les coûts par production. Il est courant d'utiliser des comptes bancaires et des livres séparés pour chaque projet (ou même d'incorporer chaque projet séparément, comme discuté plus loin). Cette isolation aide à surveiller le budget – tâche critique étant donné que les films sont infamés pour des dépassements de coûts s'ils ne sont pas contrôlés de manière stricte. Les producteurs vivent selon la devise des contrôles budgétaires : chaque catégorie de dépenses (distribution, équipe, décors, post-production, etc.) a une allocation, et des rapports de coûts hebdomadaires comparent les dépenses réelles au budget, signalant les écarts. La comptabilité joue un rôle central ici en enregistrant rapidement et précisément les transactions afin que les chefs de production puissent voir, par exemple, si le département artistique brûle de la trésorerie trop rapidement ou si les coûts d'heures supplémentaires dépassent les prévisions. Des contrôles internes solides, comme exiger des chefs de département qu'ils obtiennent une approbation pour des dépenses supérieures à un seuil, peuvent maintenir le projet financièrement sur la bonne voie. Une reserve de contingence (souvent 5-10 % du budget) est généralement incluse dans le budget pour des coûts imprévus – suivre son utilisation est une nécessité opérationnelle et comptable (vous ne voulez pas affecter par erreur des fonds de contingence à une dépense non admissible puis réclamer un crédit d'impôt dessus).

Les fluctuations des devises peuvent également jouer un rôle. Bien qu'une grande partie des dépenses d'une production canadienne soit en CAD, vous pourriez embaucher une star américaine ou louer un équipement spécial en provenance d'Europe, entraînant des dépenses en USD ou EUR. Si vous traitez avec plusieurs devises, vous faites face à un risque de taux de change – une baisse du dollar canadien peut rendre les dépenses étrangères plus coûteuses en termes de CAD. La comptabilité doit capturer les transactions étrangères au taux de change approprié (généralement le taux de la Banque du Canada à la date de paiement ou une moyenne pour la période, conformément aux règles de l'ARC)canada.ca. Tout gain ou perte de change résultant doit être comptabilisé. Par exemple, si vous avez engagé un fournisseur d'effets visuels aux États-Unis pour 100 000 USD, et qu'au moment de payer la facture le CAD a baissé, vous paierez plus de dollars canadiens que prévu – cette différence est une perte en forex (et inversement, un gain si le CAD s'est renforcé). Ces gains/pertes affectent vos finances et même votre demande de crédit d'impôt (puisque seules les sommes effectivement payées en CAD comptent). Pour gérer cela, les productions achètent parfois des contrats à terme pour verrouiller les taux de change pour des paiements étrangers majeurs, ajoutant une autre couche à gérer pour la comptabilité. Alternativement, maintenir un compte bancaire en USD peut aider si vous avez des revenus en USD à compenser des coûts en USD.

Une autre réalité est le traitement de multiples parties prenantes et sources de financement. Le financement d'un film peut inclure : un diffuseur ou un distributeur préachetant des droits, des subventions gouvernementales (Telefilm, SODEC), des investisseurs privés, des crédits d'impôt et des prêts de comble. Chacun vient avec des conditions – par exemple, une subvention pourrait ne couvrir que les dépenses engagées après une certaine date, ou les fonds d'un investisseur pourraient être étalés (versés en plusieurs versements) en fonction de jalons. La comptabilité doit suivre ces contributions avec soin en tant que revenus différés ou prêts, et s'assurer qu'ils sont dépensés conformément à toutes les restrictions. Il est important de noter que bon nombre de ces sources de financement (notamment celles du gouvernement) exigeront des rapports de coûts détaillés. Un diffuseur qui pré-licencie votre série télévisée pourrait avoir des droits d'audit pour s'assurer que son argent a été dépensé à l'écran. Telefilm Canada exige des rapports de dépenses périodiques et un état final audité des coûts de production. Ainsi, le comptable de production doit souvent préparer des rapports de coûts dans un format spécifié par les bailleurs de fonds, ce qui peut être assez détaillé (par exemple, séparant les coûts "au-dessus de la ligne" comme les droits de l'histoire, le réalisateur, les acteurs principaux, par rapport aux coûts "en dessous de la ligne" comme l'équipe, les décors, l'équipement, la post-production). Les livres prêts pour l'audit dont nous parlons plus loin ne sont pas uniquement pour les impôts – ils visent également à satisfaire ces partenaires.

Les complexités de l'emploi et du travail sont une autre caractéristique de l'industrie. Les productions engagent des dizaines ou des centaines de personnes pour des périodes relativement courtes, et beaucoup sont syndiqués (acteurs avec ACTRA, réalisateurs avec DGC, techniciens avec IATSE, etc.). Cela crée une charge lourde pour la comptabilité de la paie : vous devez calculer les heures supplémentaires, les contributions aux avantages et aux régimes de retraite des syndicats, les accidents de travail et les avantages imposables comme les indemnités de déplacement ou les allocations de logement. Chaque syndicat a son propre accord (accord collectif) affectant les salaires et les règles de travail, que la comptabilité doit mettre en œuvre correctement. Le non-respect peut entraîner des griefs ou des pénalités financières. De plus, certains créatifs sont embauchés par le biais de sociétés de prêt personnel, ce qui à des fins fiscales signifie que la production paie une facture (avec TPS/TVQ) plutôt que de traiter un T4 de paie – la comptabilité doit déterminer qui est un employé par rapport à un entrepreneur. Une classification incorrecte peut attirer l'attention de l'ARC (l'ARC peut estimer certains "contractuels" être en réalité des employés et ainsi exiger le paiement des retenues de paie). D'autre part, s'ils sont réellement des entreprises indépendantes, vous devez vous assurer que vous avez reçu leurs factures et qu'elles aient inclus les taxes correctement afin de pouvoir réclamer des crédits d'impôt sur les intrants.

La logistique et le timing sont un défi quotidien : la production implique souvent des dépenses rapides – caisse de petites dépenses pour accessoires, achats de dernière minute lorsque quelque chose se casse sur le plateau, etc. Gérer les petites dépenses et les cartes de paiement est une nécessité opérationnelle. Une bonne pratique consiste à mettre en place un registre des petites dépenses et à faire signer les personnes pour les avances de fonds, puis à réconcilier avec les reçus. En l'absence de bons contrôles ici, vous pourriez perdre des reçus (ce qui est mauvais tant pour les déductions fiscales que pour les crédits, car les coûts non soutenus pourraient être rejetés lors d'un audit). De plus, considérez le timing de la reconnaissance des revenus et des livraisons : si vous promettez à un distributeur que le film sera livré en décembre, la comptabilité doit savoir si une partie du paiement est conditionnelle à la livraison et doit donc être différée jusqu'à ce qu'elle soit terminée. Si vous reconnaissez prématurément des revenus (ou inversement, les retardez incorrectement), vous pourriez rencontrer des problèmes dans les rapports financiers ou fiscaux.

Enfin, réalités géographiques : une production montréalaise pourrait être tournée en partie dans une autre province ou pays. Cela peut affecter la fiscalité – par exemple, si vous filmez une semaine en Ontario, ces salaires pourraient ne pas compter pour le crédit d'impôt du Québec, et vous devrez peut-être demander le crédit de l'Ontario pour cette portion. Cela signifie également que vous pourriez devoir vous inscrire aux impôts sur la paie dans une autre juridiction pour cette période, et peut-être payer une taxe de vente provinciale sur les biens achetés là-bas. Les coproductions avec des partenaires internationaux apportent une autre couche de complexité : les coûts et les responsabilités sont partagés, et chaque partie demande des incitations dans son pays. Un partage des coûts approprié et des accords interentreprises sont essentiels afin que les comptables de chaque partie sachent quelles dépenses appartiennent à quelle entité. En résumé, la comptabilité de la production cinématographique fonctionne dans un contexte dynamique et en évolution rapide. Un système comptable robuste et un personnel comptable sur place qui comprend la production sont essentiels pour gérer ces réalités opérationnelles en temps réel. Il ne s'agit pas simplement de tenir des livres ; il s'agit de permettre à la production de se dérouler sans accroc financier.

Meilleures pratiques pour la comptabilité de production cinématographique

Pour gérer avec succès les finances d'une production et rester conforme, les producteurs de PME devraient adopter plusieurs meilleures pratiques :

1. Mettre en œuvre une tenue de dossiers rigoureuse : Maintenez une archive organisée de chaque document financier. Cela inclut les bons de commande, les factures des fournisseurs, les reçus de petites dépenses, les contrats, les feuilles de temps, les dossiers de paie, les relevés bancaires et la correspondance gouvernementale. Pendant la production, mettez en place un processus où tous les reçus et factures sont remis chaque semaine (si ce n'est pas tous les jours) et enregistrés. Conservez des scans numériques en tant que sauvegardes. Une bonne tenue de dossiers est votre première ligne de défense si l'ARC ou un bailleur de fonds audite vos dépenses – par exemple, avoir chaque formulaire B3 douanier pour le matériel que vous avez importé ou chaque mémo d'accord pour le casting/l'équipe prêt à être produit satisfera les auditeurs et évitera les retardscanada.ca. Étant donné que l'ARC exige que les dossiers soient conservés pendant au moins six ans après l'année fiscale, et que de nombreux bailleurs de fonds comme Telefilm peuvent demander des dossiers même plus tard, optez pour un excès de conservation. De nombreux producteurs, à la fin, regroupent les dossiers physiques et les conservent en toute sécurité (ou de nos jours, maintiennent une archive cloud de dossiers numériques). Cette discipline aide non seulement à la conformité mais aussi à suivre toute créance impayée ou à résoudre des litiges avec des fournisseurs après coup.

2. Utiliser des logiciels et des systèmes comptables spécialisés : Bien qu'une petite vidéo d'entreprise puisse se débrouiller avec Excel, tout projet de film ou de télévision substantiel devrait utiliser un logiciel de comptabilité approprié – idéalement un conçu pour les productions (par exemple, EP SmartAccounting, Cast & Crew PSL3, ou équivalent). Ceux-ci vous permettent de suivre les coûts par code de compte et phase de production (pré-production, production, post-production) et de produire des rapports de coûts comparant au budget. Assurez-vous que le logiciel peut gérer les devises multiples si nécessaire et qu'il est configuré pour accumuler correctement les entrées TPS/TVQ. Profitez des fonctionnalités comme les modules de bons de commande (pour engager le budget lors de la passation de commandes) et des importations de paie de votre fournisseur de paie pour éviter des erreurs de saisie manuelle. Pour les entreprises à projets multiples, envisagez d'établir un fichier d'entreprise ou segment distinct pour chaque projet afin de garder les choses distinctes. Il est également judicieux de mettre en œuvre un plan de compte standardisé selon les normes de l'industrie (par exemple, un compte pour chaque poste budgétaire) – cela facilite la demande de crédits ou la déclaration aux agences, car elles souhaitent souvent que les coûts soient classés de manière familière. L'automatisation est votre amie : si vous le pouvez, reliez votre banque pour une réconciliation facile, et utilisez des flux de travail d'approbation numériques pour les factures afin de vous assurer qu'aucun paiement ne sorte sans approbation appropriée.

3. Planifiez les crédits d'impôt dès le premier jour : Maximiser les crédits d'impôt n'est pas quelque chose que vous faites après coup – cela devrait faire partie du budget initial. Tout d'abord, assurez-vous que le projet est structuré pour être admissible : s'il s'agit d'une production à contenu canadien, confirmez que vous répondez aux exigences clés (scénariste canadien, réalisateur, un pourcentage suffisant d'acteurs principaux Canadiens, etc., comme l'exige le CAVCO). S'il s'agit d'une production de services, envisagez peut-être de réaliser tous les effets visuels au Québec pour obtenir ce supplément de crédit de 16 % sur ces coûts de main-d'œuvresodec.gouv.qc.ca. D'un point de vue comptable, distinguez les coûts admissibles des coûts non admissibles dans vos livres. Par exemple, les frais de marketing ou de financement ne sont pas des coûts de main-d'œuvre admissibles – suivez-les séparément pour qu'ils ne soient pas comptés accidentellement dans la demande de crédit d'impôt. Si vous recevez une subvention ou une aide gouvernementale, enregistrez-la dans un compte dédié ; vous devrez la soustraire du montant des dépenses sur lesquelles vous demandez des créditscmpa.ca. Pour maximiser les crédits, allouez autant de dépenses que possible à la main-d'œuvre et aux fournisseurs admissibles. Cela pourrait influencer des décisions comme embaucher un assistant éditeur local supplémentaire (main-d'œuvre admissible) au lieu de sous-traiter ce travail à l'étranger, car le crédit compensera une partie de ce coût. Soyez attentif au test de « raisonabilité » : l'ARC exige que les coûts, en particulier ceux payés à des parties liées, soient raisonnables par rapport au travail effectuécanada.ca. Ne gonflez pas le salaire d'un producteur juste pour réclamer un plus grand crédit – s'il est au-delà des normes, l'ARC peut le réduire dans la demande. Au lieu de cela, payez des tarifs équitables et documentez les fonctions pour les justifier. En budgétisant en tenant compte des crédits et en suivant cela, vous maximiserez votre remboursement et traverserez le processus d'audit sans encombre.

4. Maintenez un contrôle budgétaire strict : Nous en avons parlé dans les réalités opérationnelles, mais en tant que meilleure pratique, formalisez votre contrôle budgétaire. Générez des rapports de coûts hebdomadaires pendant la production – ceux-ci devraient montrer le budget initial, tous les changements approuvés (dépassements déplacés de la contingence, etc.), les coûts réels à ce jour, les coûts engagés (par exemple, POs émis mais non encore payés), et l'écart. Passez en revue ces rapports lors des réunions de production afin que tous les chefs de départements soient au courant de leur statut. Cette pratique non seulement prévient les surprises financières, mais crée également une traçabilité claire de l'allocation des fonds. Si vous finissez par être en déficit dans un domaine (disons les effets spéciaux), essayez de trouver des économies dans un autre (peut-être que les lieux sont venus en dessous du budget) – et documentez ces décisions. Les bailleurs de fonds demandent souvent des explications sur les écarts ; avoir des notes contemporaines comme "économisé 10k$ sur la construction du décor qui a été réaffecté aux cascades à cause d'une scène ajoutée" démontrera une gestion compétente. D'un point de vue fiscal, si vous êtes sous budget, c'est généralement bon (vous réclamez légèrement moins de crédit puisque vous avez dépensé moins, mais vous gardez les économies). Si vous êtes en dépassement de budget, assurez-vous d'avoir le financement pour y faire face ; sinon, les dépenses impayées à la fin de l'année pourraient compromettre votre crédit (les crédits ne s'appliquent qu'aux dépenses réellement engagées et payées dans des délais précis). Un bon contrôle budgétaire protège donc votre viabilité financière et par conséquent votre conformité aux exigences de dépenses de crédits d'impôts.

5. Gérez la TPS/TVQ et d'autres impôts de manière proactive : Les productions cinématographiques sont généralement dans une position nette de remboursement concernant la TPS/TVQ car elles achètent beaucoup de biens et de services et peuvent n'avoir pas de revenus imposables jusqu'à la distribution. Inscrivez-vous à la TPS/TVQ dès que possible si vous allez dépenser significativement – même si vous n'avez pas encore de ventes, vous pouvez déposer des déclarations pour obtenir des remboursements sur les taxes payées. Déposez ces déclarations sur une base mensuelle pendant la production afin d'accélérer le flux de trésorerie (pourquoi attendre un trimestre ou une année entière pour récupérer des dizaines de milliers ?). Soyez méticuleux dans la codification de la TPS/TVQ sur toutes les factures dans votre système de comptabilité ; récupérez chaque centime autorisé. Utilisez également correctement les règles de lieu de fourniture : par exemple, si vous louez une caméra en Ontario pour un tournage au Québec, il se peut que vous soyez facturé de la TVH ontarienne qui n'est pas récupérable en tant que TVQ – vous devrez peut-être vous auto-évaluer pour la TVQ. Assurez-vous de ne pas réclamer accidentellement des crédits d'impôt provinciaux sur des coûts réellement engagés en dehors de la province (ils ne seront pas admissibles). Pour tout fournisseur étranger, sachez si vous devez payer la TPS d'importation (par exemple, sur les travaux d'effets numériques effectués à l'étranger livrés électroniquement – probablement pas de TPS d'importation, mais si l'équipement est importé, oui). Et soyez conscient des obligations de retenue d'impôt : si vous payez un acteur ou un réalisateur non résident pour du travail effectué au Canada, vous devez généralement retenir 15 % et verser à l'ARC (ils peuvent par la suite réclamer un remboursement ou une réduction). Cela est distinct des crédits d'impôt pour films, mais le non-respect peut entraîner des évaluations lourdes et pourrait alerter les auditeurs examinant votre projet. Une bonne pratique consiste à consulter un conseiller fiscal sur tous les paiements transfrontaliers ou transactions inhabituelles dès le départ, afin que vous les gériez correctement dès le début.

6. Faites appel à des professionnels et à la formation : Un cabinet de CPA basé à Montréal expérimenté dans le cinéma (comme nous chez Mackisen) peut être inestimable. Ils peuvent vous aider avec la structure de budget/coût initiale pour maximiser les incitations, configurer votre logiciel de comptabilité et s'assurer que des points de contrôle de conformité sont en place. Recruter un comptable de production ou au moins un comptable ayant une expérience cinématographique pour être sur le projet est fortement recommandé selon les moyens de votre budget – ils connaîtront les particularités de la petite caisse, des transferts bancaires pour les crédits d'impôt, etc. Fournissez également une formation à votre équipe de production : par exemple, informez vos assistants de production et coordinateurs sur l'importance de conserver les reçus et les procédures d'autorisation des dépenses. Un dicton courant est « un once de prévention vaut une livre de guérison » – l'argent dépensé pour une bonne comptabilité et des conseils durant la production peut économiser beaucoup plus en pénalités évitées ou crédits perdus par la suite. Cela s'étend également aux conseils juridiques : si vous n'êtes pas sûr d'une question comme si votre projet est suffisamment canadien pour obtenir le CPTC, obtenez un ruling préalable ou un avis du CAVCO ou de conseils juridiques. Il vaut mieux le savoir à l'avance que de découvrir après le tournage que vous ne correspondant pas à ce crédit de 25 % sur la main-d'œuvre sur lequel vous comptiez. En résumé, considérez la comptabilité et la conformité comme faisant partie intégrante de la production, et non comme un après-coup. Les producteurs indépendants les plus performants sont ceux qui embrassent le côté commercial ainsi que le côté créatif, gérant un navire financier serré.

7. Restez informé des changements dans l'industrie : Le monde des incitatifs cinématographiques et des règles fiscales n'est pas statique. Les gouvernements adaptent les programmes pour rester compétitifs ou pour renforcer des boucles. Par exemple, le budget québécois de 2024 a augmenté le taux de crédit remboursable pour les services de production de 20 % à 25 %, et a augmenté le plafond des coûts pour le crédit de production local de 50 % à 65 % des coûts de productioney.comey.com. De tels changements peuvent modifier considérablement votre financement — mais seulement si vous en avez connaissance et que vous appliquez à temps. Abonnez-vous aux mises à jour de SODEC, Telefilm, aux bulletins d'informations fiscaux de l'ARC ou des associations industrielles. L'Association des producteurs de médias canadiens (CMPA) et l'Association québécoise de la production médiatique (AQPM) diffusent souvent des nouvelles concernant des changements de politiques. De même, restez à jour sur les règles fiscales de vente (par exemple, si le Québec modifie un jour les taux de TVQ ou si de nouvelles règles sur le commerce électronique affectent la façon dont vous achetez des services). Rester informé garantit que vous pouvez ajuster vos stratégies : peut-être retardez-vous une demande de projet pour bénéficier d'un taux de crédit plus élevé ou restructurez-vous un accord de coproduction en fonction d'un nouveau traité. Surveillez également les changements technologiques comme le passage de l'ARC aux services numériques (le nouveau système CARM pour les douanes, ou si l'ARC permet le dépôt en ligne des demandes de crédits d'impôt pour films) pour simplifier la conformité. En résumé, intégrez une approche d'apprentissage continu – assistez à des ateliers, lisez des publications professionnelles – afin que vos pratiques comptables évoluent avec l'industrie.

Respecter ces meilleures pratiques permet non seulement de garder votre production conforme aux lois, mais également d'améliorer votre résultat net. Les productions qui intègrent la conformité dans leur flux de travail tendent à connaître moins de surprises coûteuses, d'audits plus fluides et une meilleure réputation auprès des bailleurs de fonds et des autorités. Une production bien gérée d'un point de vue comptable peut même être un argument de vente – les investisseurs et les partenaires sont rassurés par un producteur qui est financièrement astucieux et digne de confiance en matière d'argent. C'est une partie essentielle pour devenir une entreprise durable dans l'industrie du film, et pas seulement un pari à un projet.

Erreurs courantes à éviter

Même des producteurs bien intentionnés peuvent commettre des erreurs dans la comptabilité cinématographique qui compromettent leurs crédits d'impôt ou provoquent des maux de tête financiers. Voici quelques pièges fréquents et comment les éviter :

  • Mélange de finances de projets : Utiliser un seul compte bancaire ou un seul ensemble de livres pour plusieurs productions peut entraîner confusion et erreurs. L'argent pourrait être dépensé pour un projet mais enregistré dans un autre, ou vous pourriez demander un crédit pour une dépense qui ne faisait en réalité pas partie de cette production. Évitement : Mettez en place des comptes et un suivi des coûts séparés pour chaque projet. Si cela n'est pas réalisable, utilisez au moins des codes de projet pour chaque dépense dans votre livre, et ne tirez pas de fonds du budget d'un projet pour payer les factures d'un autre sans documentation claire.

  • Mauvaise classification des coûts ou du personnel : Une erreur classique consiste à imputer des coûts inéligibles à la mauvaise catégorie. Par exemple, imputer des dépenses de distribution ou de marketing aux coûts de production pourrait gonfler votre demande de crédit d'impôt de manière inappropriée (puisque ces coûts ne sont pas admissibles en tant que dépenses de production ou de main-d'œuvre). De même, classifier incorrectement un membre de la distribution comme « acteur » (main-d'œuvre) alors qu'il était en réalité « consultant » pourrait perturber l'application de la retenue fiscale nécessaire ou d'une éventuelle éligibilité au crédit du Québec. Évitement : Examinez les critères d'éligibilité ligne par ligne lors de la codification des dépenses. Si un coût est en dehors de la portée de la production (comme les intérêts de financement, le marketing, les frais d'inscription aux festivals), tenez-le à l'écart du calcul des crédits d'impôt. En cas de doute, excluez-le ou demandez à un expert. Pour le personnel, déterminez dès le départ s'ils sont sur T4 (employés) ou payés via facture (entrepreneur) et tenez-vous en à un traitement cohérent. Si quelqu'un est incorporé (société de prêt) pour effectuer des services d'interprétation, notez que sa rémunération pourrait tout de même compter comme main-d'œuvre pour le crédit, mais vous devez obtenir sa facture avec la TPS/TVQ et potentiellement retenir la taxe de la partie XIII s'il est non-résident. C'est nuancé : faites-le bien dès le départ.

  • Oublier de soustraire l'aide gouvernementale : Comme mentionné, toute subvention ou financement public qu'une production reçoit réduira généralement le montant des dépenses que vous pouvez réclamer pour des crédits d'impôtcmpa.ca. Certains producteurs prétendent à tort demander des crédits sur le montant total sans déduire la subvention, ce qui entraîne une surdemande que l'ARC détectera. Évitement : Tenez un calendrier de toute aide (contribution de Telefilm, financement provincial, complément de licence du Fonds canadien des médias, etc.). En préparant le formulaire de crédit d'impôt, soustrayez ces montants dans le calcul du « coût net de production ». La CMPA note que le CPTC est plafonné à 25 % de la main-d'œuvre jusqu'à 60 % du coût net d'aidecmpa.ca – cette partie nette est essentielle.

  • Gonfler ou surpayer les frais liés aux parties liées : Il n'est pas rare dans une production indépendante que le producteur ou des entreprises liées fournissent des services (location d'équipement, lieu, location de bureau de production, etc.). Mais si vous facturez votre propre production (par exemple, votre propre espace de studio est facturé à un loyer supérieur au marché pour accumuler des "coûts"), l'ARC peut rejeter l'excédent comme étant non « raisonnable »canada.ca. Les règles de crédits cinématographiques exigent explicitement que les coûts de main-d'œuvre soient raisonnables et attribuables à la production. Évitement : Facturez les services liés à leur valeur marchande équitable et documentez comment vous êtes parvenu à ce prix (par exemple, devis de location comparables). Pour les frais de producteur ou de frais administratifs payés à votre entreprise, faites attention à la ligne directrice informelle de 10 % du budget de l'ARC pour les frais de producteur liéscanada.ca. Si vous dépassez cela, soyez prêt avec des preuves (peut-être que vous, en tant que producteur, avez joué plusieurs rôles qui seraient normalement des salaires séparés). Gardez toutes les transactions interentreprises à distance des apparences et avec des justifications.

  • Négliger l'enregistrement provincial ou les différences fiscales : Si votre production est basée à Montréal mais que vous tournez des parties dans une autre province ou payez des équipes d'autres provinces, vous devrez peut-être vous inscrire pour des comptes de paie là-bas, ou auto-évaluer une taxe d'utilisation sur des actifs apportés par-delà des frontières. Une erreur courante consiste à supposer que tout relève d'une seule juridiction. Par exemple, si vous construisez des décors à Toronto pour un tournage au Québec, les règles de l'Ontario (et peut-être la TVP sur les matériaux) pourraient s'appliquer, ce qui ne saurait être réclamé comme TVQ. Évitement : Consultez un comptable sur des questions interprovinciales. Vous pourriez avoir besoin d'un compte d'employeur en Ontario pour ces quelques semaines de tournage à Toronto et devoir déposer une déclaration de santé de l'Ontario. C'est une contrainte, mais ignorer cela pourrait entraîner des pénalités ou des crédits perdus (la main-d'œuvre ontarienne ne compterait pas pour un crédit québécois, donc le demander serait erroné). Structurez votre plan de production pour maximiser les dépenses dans la province clé si vous souhaitez ce crédit, et tenez compte des autres provinces correctement lorsque vous devez les utiliser.

  • Manquer la date limite pour les demandes de certificats : Nous avons souligné cela, mais cela mérite d'être répété en tant qu'« erreur » : échouer à postuler auprès du CAVCO ou de SODEC dans les délais. Si vous manquez la fenêtre de 24 mois (ou prolongée à 42 mois) pour le certificat fédéral de la partie Blaws-lois.justice.gc.calaws-lois.justice.gc.ca, votre demande de CPTC entière peut être refusée. C'est une erreur dévastatrice, jetant essentiellement de l'argent par la fenêtre en raison d'un manquement procédural. Évitement : Diarisez ces délais comme immuables. Préparez votre demande de la partie B dès que le film est verrouillé sur l'image et que les coûts finaux sont connus. De même, pour le Québec, veillez à soumettre la demande pour le certificat d'éligibilité rapidement à la fin (ou un ruling préalable pendant la production). Si vous réalisez que vous ne pouvez pas respecter ceci, déposez la demande auprès de l'ARC pour une prolongation – ne rien faire est la pire option.

  • Ignorer la traçabilité pour la demande de crédit d'impôt : Parfois, les producteurs préparent le formulaire de crédit d'impôt assez rapidement et le soumettent sans s'assurer que chaque chiffre peut être retracé dans le grand livre et les documents source. Puis des mois plus tard, l'ARC demande « montrez-moi la répartition de votre demande de main-d'œuvre » et le producteur se débat. Évitement : Lors de la préparation de la demande (T1131 ou T1177 et formulaires du Québec), créez une feuille de calcul détaillée listant chaque individu ou expense qui compose les totaux de la demande. Pour la main-d'œuvre, listez chaque employé/contractant, leur NAS ou numéro d'entreprise, montant payé, et confirmez qu'ils respectent les critères (résidence canadienne, etc.). Totalisez ces montants et reliez-les au montant que vous réclamez. Cette feuille de calcul et un dossier des contrats et preuves de paiement pour chaque élément doivent être prêts. Essentiellement, réalisez une auto-audit de la demande avant de la déposer. De cette manière, si (lorsque) l'ARC audite, vous pouvez leur remettre le dossier en toute confiance. L'ARC stipule explicitement que vous devez conserver tous les documents et qu'elle peut demander n'importe quel dossier pour soutenir la demandecanada.cacanada.ca.

  • Se payer uniquement par dividendes pendant la production : Cela peut sembler contre-intuitif. Certains producteurs-propriétaires essaient de minimiser la paie pour eux-mêmes pour des raisons fiscales (préférant les dividendes), mais si vous ne vous versez pas un salaire ou des honoraires pour le travail que vous effectuez, vous ne pouvez pas demander cette rémunération pour le crédit de main-d'œuvre. Nous discuterons plus bas de la rémunération par rapport aux dividendes, mais notez que si vous êtes un producteur actif sur le projet et que vous souhaitez maximiser les crédits d'impôt, vous devez vous verser un salaire raisonnable ou un honoraire de producteur qui est déclaré sur T4 ou facturé – ce coût générera ensuite un crédit d'impôt (par exemple, 25-40 % de remboursement). Le fait de le verser plus tard en tant que dividende ne compte pas comme un coût de production. Évitement : Planifiez votre stratégie de rémunération en tenant compte des bénéfices personnels et de ceux de la production. De nombreux producteurs se versent au moins une partie de leur rémunération par salaire/honoraires pendant le projet de sorte que le projet puisse récupérer une partie de ce coût via des crédits.

En anticipant et en évitant ces erreurs courantes, vous préparez votre production au succès. Beaucoup de ces pièges proviennent de la précipitation ou d'une compréhension insuffisante des détails des règles. Prendre le temps de vérifier l'éligibilité, de garder les choses séparées et claires, et de consulter des professionnels en cas d'incertitude sont des moyens simples d'éviter des erreurs coûteuses. Dans l'environnement sous pression de la production, des erreurs peuvent se produire – mais un bon processus comptable corrigera et détectera les erreurs tôt, bien avant qu'un tiers comme l'ARC ou un financier les fasse remarquer (et potentiellement impose des conséquences).

Salaire contre Dividendes pour Propriétaires de PME

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