Perspicacité
25 nov. 2025
Mackisen

Investir dans des actions ou de l'immobilier aux États-Unis

Introduction
Comprendre l'investissement dans les actions ou l'immobilier américains est essentiel pour les Canadiens cherchant des opportunités de croissance de l'autre côté de la frontière. Les États-Unis sont l'un des marchés les plus attrayants pour les investisseurs canadiens - offrant l'accès à des entreprises de renommée mondiale, des prix immobiliers favorables et une forte demande locative. Mais les investissements transfrontaliers comportent des règles fiscales complexes. Les actions américaines sont soumises à une retenue d'impôt, tandis que l'immobilier américain déclenche des règles spéciales telles que le FIRPTA, les taxes d'État, les plus-values, l'impôt sur les revenus locatifs et l'exposition potentielle à l'impôt sur les successions. En même temps, le Canada impose un impôt sur le revenu mondial, créant une autre couche d'obligations. Sans planification appropriée, les investisseurs canadiens s'exposent à une double imposition, des pénalités, des déclarations incorrectes et des inefficacités fiscales majeures. Ce guide explique tout ce que vous devez savoir sur l'investissement dans les actions ou l'immobilier américains.
Cadre juridique et réglementaire
L'investissement dans les actions ou l'immobilier américains est régi par la Loi de l'impôt sur le revenu, le Code des impôts intérieur des États-Unis, les règles immobilières du FIRPTA, les déclarations du Formulaire IRS 1040NR, les règles de retenue du Formulaire W-8BEN, les crédits d'impôt étrangers sous l'ARC, le traité fiscal Canada–États-Unis, la Loi de l'imposition du Québec, et les règles de déclaration étrangère de l'ARC y compris le Formulaire T1135 pour les biens étrangers. Les investisseurs transfrontaliers doivent également se conformer aux exigences de FATCA (déclaration des actifs américains) et aux exigences de revenus mondiaux de l'ARC.
Investir dans des actions américaines en tant que résident canadien
Les résidents canadiens peuvent librement investir dans des actions américaines via des courtiers canadiens ou des comptes basés aux États-Unis. Cependant, tous les dividendes américains sont soumis à une retenue d'impôt de 15 pour cent selon le traité. Cette retenue d'impôt est créditable au Canada grâce aux crédits d'impôt étrangers. Les plus-values provenant des actions américaines ne sont pas imposées aux États-Unis pour les Canadiens et ne sont imposables qu'au Canada. Les Canadiens doivent déclarer tous les gains, dividendes et intérêts des actions américaines dans leur déclaration canadienne.
Utilisation des REER, CELI et comptes non enregistrés pour les actions américaines
Les REER sont les comptes les plus fiscalement efficaces pour investir dans des actions américaines parce que le traité élimine la retenue d'impôt de 15 pour cent sur les dividendes américains. Les CELI ne bénéficient pas des avantages du traité - les dividendes américains à l'intérieur d'un CELI sont toujours soumis à retenue et ne peuvent pas être récupérés. Les comptes non enregistrés permettent de demander des crédits d'impôt étrangers, mais les revenus et gains restent imposables à l'ARC. Les résidents du Québec doivent également déclarer les revenus américains sur le TP-1.
Règles de change pour les investissements américains
Lors de l'investissement dans des actions ou des biens immobiliers américains, il est essentiel de suivre avec précision le taux de change. Les plus-values doivent être déclarées en dollars canadiens en utilisant le taux de change lors de l'achat et de la vente. Les Canadiens oublient souvent d'ajuster les devises, ce qui conduit à des déclarations incorrectes des plus-values.
Déclaration T1135 pour les actions américaines
Si le coût total des biens étrangers dépasse 100 000 $ CAD, les investisseurs doivent remplir le T1135. Les actions américaines détenues dans des comptes imposables comptent dans le seuil. Les REER et les CELI sont exclus, mais les avoirs américains non enregistrés doivent être déclarés.
Investir dans l'immobilier américain en tant que résident canadien
L'immobilier américain est entièrement imposable à la fois aux États-Unis et au Canada. Les revenus locatifs sont d'abord imposés aux États-Unis puis doivent être déclarés au Canada. Les investisseurs immobiliers doivent choisir entre la retenue brute (30 pour cent des loyers retenus) ou l'élection de location nette (Formulaire W-8ECI). Le FIRPTA s'applique lorsque les Canadiens vendent de l'immobilier américain - exigeant que les acheteurs retiennent 15 pour cent du prix de vente. Le Canada impose ensuite à nouveau le gain, des crédits d'impôt étrangers étant autorisés.
Revenu locatif américain pour les Canadiens
Le revenu locatif est imposé aux États-Unis via le Formulaire IRS 1040NR. Sous l'élection de location nette, les Canadiens peuvent déduire les dépenses telles que les intérêts hypothécaires, les réparations, l'assurance, les taxes foncières, la dépréciation et les frais de voyage. Cela réduit considérablement l'impôt américain. Le même revenu locatif net doit être déclaré au Canada, avec des crédits d'impôt étrangers appliqués. Les résidents du Québec doivent également déclarer le revenu locatif sur le TP-1 et demander des crédits d'impôt provinciaux étrangers.
Vente de biens immobiliers américains - Règles du FIRPTA
Le FIRPTA exige que 15 pour cent du prix de vente (pas du profit) soit retenu lorsqu'un non-résident vend un bien immobilier américain. Les Canadiens doivent remplir le Formulaire IRS 1040NR pour demander le remboursement des trop-perçus. Les plus-values sont d'abord imposées aux États-Unis puis au Canada. Les crédits d'impôt étrangers réduisent la double imposition. Une planification correcte du FIRPTA peut prévenir des retenues excessives.
Exposition à l'impôt sur les successions américains pour les investisseurs canadiens en immobilier
Les Canadiens qui investissent dans l'immobilier américain ou des portefeuilles d'actions américains peuvent être confrontés à l'impôt sur les successions américains basé sur les seuils de richesse mondiale. Bien que le traité prévoit des crédits qui aident les Canadiens à réduire cette exposition, de grandes successions peuvent toujours faire face à l'impôt sur les successions américains. Une structuration adéquate - telle que des sociétés, des partenariats ou des fiducies - nécessite une planification minutieuse car des structures incorrectes peuvent créer de pires résultats fiscaux au Canada.
Structuration de la propriété immobilière américaine
Les options de propriété incluent la propriété personnelle, les sociétés canadiennes, les LLC américaines, les LP américains et les fiducies transfrontalières. Cependant, chaque structure entraîne des implications fiscales significatives. Les LLC ne sont généralement pas recommandées pour les Canadiens car le Canada ne reconnaît pas le traitement de passage des LLC, ce qui entraîne une double imposition. Les LP américains et les sociétés canadiennes peuvent être utilisés dans la planification, mais doivent être évalués avec soin.
Déductibilité des intérêts hypothécaires
Les propriétés locatives américaines permettent la déduction des intérêts hypothécaires, tant pour les impôts américains que canadiens. La conversion des devises doit être appliquée correctement. Les taxes foncières, la dépréciation, les réparations, l'assurance et les services publics sont déductibles. Les frais de déplacement depuis le Canada pour inspecter la propriété peuvent également être déductibles selon les règles de l'IRS.
Considérations spécifiques au Québec
Les résidents du Québec investissant dans des actions ou des biens immobiliers américains doivent remplir le TP-1 avec déclaration de revenus étrangers et demander des crédits d'impôt provinciaux étrangers. Le Québec applique des règles strictes de change et des exigences de documentation. Le dépôt du T1135 reste requis au niveau fédéral même pour les résidents du Québec.
Erreurs courantes lors de l'investissement dans des actions ou de l'immobilier américain
Les erreurs courantes incluent le fait de ne pas déposer le T1135, d'ignorer le FIRPTA, d'utiliser incorrectement des LLC américaines, de supposer que la protection du CELI s'applique, de mal comprendre les règles sur les plus-values, de ne pas déposer le 1040NR pour les revenus locatifs, d'oublier les crédits d'impôt étrangers, de mal évaluer la conversion des devises, de ne pas suivre la dépréciation, et d'investir sans prendre en compte l'exposition à l'impôt sur les successions.
Décisions judiciaires clés
Les tribunaux confirment que les Canadiens vendant des biens américains doivent se conformer au FIRPTA, peu importe leur intention. Les tribunaux soutiennent également l'autorité de l'IRS et de l'ARC en matière de résidence et de divulgation des investissements étrangers. La jurisprudence met l'accent sur la strict adherence à la déclaration T1135 et aux calculs précis des crédits d'impôt étrangers.
Pourquoi l'ARC et l'IRS audite les investisseurs transfrontaliers
Les déclencheurs d'audit incluent des revenus locatifs non déclarés, des états financiers de courtage étrangers, des déclarations T1135 incorrectes, des irrégularités au FIRPTA, des dépôts manquants de 1040NR, des déclarations de change incorrectes, et la participation à des LLC américaines. L'ARC audite également les crypto ayant été détenues sur des échanges étrangers, qui comptent comme des biens étrangers.
Stratégie Mackisen
Mackisen CPA fournit une planification complète des investissements transfrontaliers et de conformité. Nous préparons le dépôt du T1135 pour la déclaration étrangère, les dépôts IRS 1040NR, les certificats FIRPTA, les crédits d'impôt étrangers, les calendriers de revenus locatifs américains, les calculs de plus-values, le suivi des conversions de devises, et la déclaration provinciale du Québec. Nous structurons également la propriété immobilière transfrontalière pour minimiser l'impôt et l'exposition à l'impôt sur les successions tout en assurant la conformité avec l'ARC et l'IRS.
Expérience client réelle
Un investisseur montréalais ayant un bien locatif en Floride n'a pas déposé le 1040NR et a fait face à des pénalités de l'IRS ; Mackisen a corrigé les déclarations et récupéré l'impôt retenu. Un investisseur torontois avec de grandes avoirs en actions américaines a dépassé le seuil de déclaration T1135 ; nous avons préparé une déclaration étrangère détaillée. Un autre client a vendu un condo américain et a vu 15 pour cent retenus par le FIRPTA ; nous avons récupéré la majeure partie des fonds. Un client du Québec a détenu de la crypto sur Binance et a eu besoin de déclaration de biens étrangers ; Mackisen a déposé un T1135 conforme.
Questions fréquentes
Les Canadiens paient-ils des impôts américains sur les actions américaines ? Seulement sur les dividendes, pas sur les plus-values.
Le FIRPTA est-il obligatoire lors de la vente de biens immobiliers américains ? Oui - la retenue s'applique à tous les non-résidents.
Dois-je déposer le 1040NR pour les revenus locatifs américains ? Oui, si vous choisissez le traitement de location nette.
Le Québec gère-t-il séparément les crédits d'impôt étrangers ? Oui - le crédit provincial doit être calculé.
Les LLC sont-elles bonnes pour les Canadiens ? En général non - risque de double imposition.
Dois-je déposer le T1135 ? Oui, si les actifs étrangers dépassent 100 000 $ de coût de base.
Pourquoi Mackisen
Avec plus de 35 ans d'expérience combinée en comptabilité professionnelle, Mackisen CPA à Montréal aide les Canadiens investissant dans des actions ou de l'immobilier américains à éviter la double imposition, à rester conformes aux règles de l'ARC et de l'IRS, à optimiser leur rendement et à planifier stratégiquement leur richesse transfrontalière. Que ce soit pour gérer les dépôts FIRPTA, la déclaration étrangère, le suivi des conversions de devises ou la planification successorale transfrontalière, notre équipe d'experts fournit des solutions précises et à l'abri des audits.


