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21 nov. 2025
Mackisen

Quitter le Canada (Émigrants) — Cabinet comptable à Montréal près de chez vous : Règles de sortie de résidence, Impôt de départ, CELI, RPA/RLP, et Déclarations de votre déclaration finale

Lorsque vous quittez le Canada pour vivre dans un autre pays, votre situation fiscale change de manière fondamentale. À un moment donné, vous cessez d'être résident du Canada et devenez non résident aux fins de l'impôt sur le revenu. Ce changement - appelé émigration - peut déclencher une vente réputée de certains biens (impôt de départ), modifier les revenus que vous devez déclarer, affecter votre admissibilité aux prestations et crédits, et altérer la manière dont vous déclarez vos futurs retours canadiens.
Ce guide explique ce que signifie être un émigrant aux fins fiscales, quand vous devenez un non résident, ce que vous devez faire en quittant, comment remplir votre dernière déclaration canadienne, ce qu'est l'impôt de départ, comment les CELI et le RPA/PPA sont traités, et ce qui arrive à vos prestations et crédits après votre départ. Il est rédigé pour les individus et les familles qui quittent le Canada pour s'établir ailleurs, y compris ceux qui retournent dans un pays d'origine précédent.
Résidence : Êtes-vous un émigrant ?
Vous êtes généralement considéré comme un émigrant aux fins de l'impôt sur le revenu canadien si vous remplissez les deux conditions suivantes :
Vous quittez le Canada pour vivre dans un autre pays ; et
Vous rompez vos liens résidentiels avec le Canada.
Rompre les liens résidentiels signifie que vous ne conservez plus vos principaux liens au Canada. Cela ressemble généralement à :
Se départir ou abandonner votre maison au Canada et établir un domicile permanent dans un autre pays
Déménager votre époux ou partenaire de fait et vos personnes à charge à l’extérieur du Canada
Se départir de biens personnels et rompre des liens sociaux au Canada tout en acquérant des liens dans un autre pays
Si vous quittez le Canada mais que vous conservez des liens résidentiels significatifs (maison, époux, enfants, etc.), vous êtes généralement considéré comme un résident de fait, et non comme un émigrant. Cependant, si vous devenez également résident d'un pays ayant un traité et que vous y êtes résident en vertu du traité fiscal, vous pouvez être considéré comme un non résident réputé. Les non résidents réputés sont soumis aux mêmes règles que les émigrants.
Quand devenez-vous non résident du Canada ?
Lorsque vous quittez le Canada pour vous établir dans un autre pays, vous devenez généralement un non résident du Canada aux fins de l'impôt sur le revenu à la date la plus tardive de :
La date à laquelle vous quittez le Canada
La date à laquelle votre époux ou partenaire de fait et vos personnes à charge quittent le Canada
La date à laquelle vous devenez un résident du pays où vous vous établissez
Si vous avez vécu dans un autre pays avant le Canada et que vous quittez le Canada pour vous y rétablir, vous devenez généralement un non résident à la date à laquelle vous quittez le Canada, même si votre époux reste temporairement derrière pour vendre la maison.
Déterminer la date exacte est important pour :
Impôt de départ
Déclaration du revenu mondial contre le revenu de source canadienne
Admissibilité aux crédits et prestations
Quelle partie de l'année est considérée comme résident contre non résident
Si vous n'êtes pas sûr de votre statut, il est sage de demander une détermination de résidence ou des conseils professionnels.
Ce que vous devez faire lorsque vous devenez un émigrant
Lorsque vous décidez de quitter le Canada et de devenir un non résident, vous devez :
Informer tous les payeurs canadiens (employeurs, administrateurs de pension, institutions financières) que vous n'êtes plus résident
Mettre à jour votre adresse auprès de l'ARC et de Revenu Québec (pour les résidents du Québec)
Considérer comment votre départ affecte les REER, les CELI, les RPA/PPA et d'autres abris fiscaux
Examiner si votre propriété déclenche un impôt de départ
Décider si vous devez ou devriez déposer une déclaration canadienne pour l'année du départ
Si vous possédez des biens ou des biens lorsque vous quittez le Canada, vous devrez peut-être déclarer un gain en capital réputé sur certains actifs.
Devez-vous déposer une déclaration de revenus pour l'année du départ ?
Vous devez déposer une déclaration pour l'année où vous quittez le Canada si l'un des éléments suivants s'applique :
Vous devez des impôts
Vous souhaitez un remboursement parce qu'un trop grand nombre d'impôts a été retenu
Le dépôt est également fortement recommandé si :
Vous avez un impôt de départ à déclarer
Vous souhaitez fermer correctement votre statut de résident et éviter des conflits futurs avec l'ARC
Vous souhaitez préserver la marge de REER, les reports de frais de scolarité ou d'autres attributs fiscaux
Si vous déterminez que vous n'avez pas à déposer, vous devez néanmoins informer l'ARC de votre date de départ dès que possible.
Quel paquet d'impôt sur le revenu devez-vous utiliser ?
Pour l'année fiscale au cours de laquelle vous quittez le Canada :
Utilisez le paquet d'impôt sur le revenu pour la province ou le territoire où vous résidiez à la date à laquelle vous avez quitté le Canada.
Exemples :
Vous viviez au Québec avant le départ : utilisez le paquet fédéral plus déposez une déclaration provinciale auprès de Revenu Québec.
Vous viviez en Ontario : utilisez le paquet d'impôt sur le revenu de l'Ontario.
Après le départ, dans les années futures, vous utilisez généralement des procédures de non résident plutôt qu'un paquet provincial régulier, selon le type de revenu canadien que vous continuez à percevoir.
Quand et où envoyer votre déclaration de revenus
Les délais de dépôt sont les mêmes que pour les autres particuliers :
30 avril de l'année suivant l'année fiscale ; ou
15 juin si vous ou votre époux ou partenaire de fait avez exercé une activité commerciale au Canada (mais tout impôt dû est toujours dû le 30 avril).
Vous devez envoyer par courrier ou déposer électroniquement auprès du centre de traitement désigné de l'ARC pour votre région. Le site Web de l'ARC indique les adresses de courrier spécifiques.
Bonne nouvelle pour les déclarations de 2024 : les émigrants peuvent maintenant utiliser NETFILE, et les restrictions EFILE ont été levées pour les résidents réputés, sous réserve de certaines exclusions. Cela facilite et accélère le dépôt d'une déclaration complète et précise pour l'année de départ.
Impôt de départ : disposition réputée lorsque vous partez
Lorsque vous quittez le Canada, vous êtes considéré comme ayant vendu certains types de biens à leur juste valeur marchande immédiatement avant de devenir non résident, et comme les ayant immédiatement rachetés à cette même valeur. Cela s'appelle une disposition réputée. Tout gain sur cette vente réputée est un impôt de départ, que vous devez déclarer comme un gain en capital.
La disposition réputée s'applique généralement à :
Actions dans des sociétés cotées en bourse ou privées
Unités de fonds communs de placement
Certaines propriétés personnelles comme des bijoux, des peintures et des collections
D'autres propriétés de capital non exonérées des règles de départ
Certaines actifs sont exclus (par exemple, les biens réels canadiens, certains droits de pension, REER, etc.), mais doivent quand même être considérés pour une planification globale.
Si la valeur marchande totale de tous les biens que vous possédez au moment du départ dépasse 25 000 $, vous devez :
Remplir le formulaire T1161, Liste de propriétés d'un émigrant du Canada.
Le défaut de divulgation peut entraîner des pénalités importantes même lorsqu'il n'y a pas d'impôt dû.
Comment compléter votre déclaration de revenus pour l'année de départ
Les non résidents et émigrants peuvent désormais déposer des déclarations de revenus de 2024 en utilisant à la fois EFILE et NETFILE, à condition que leur situation soit compatible avec les critères de dépôt électronique de l'ARC.
Les étapes clés pour compléter votre déclaration :
Informations sur la résidence et date de départ
Sur la page 1 de votre déclaration, dans la section Informations sur la résidence, entrez votre date exacte de départ.
Ne pas entrer une date d’entrée (à moins que vous n'ayez immigré la même année).
Informations sur l'époux ou partenaire de fait
Vous devez entrer le revenu mondial net de votre époux ou partenaire pour 2024 pour la période où vous étiez résident.
Cela inclut les revenus de toutes les sources à l'intérieur et à l'extérieur du Canada.
Le cas échéant, entrez également les montants des prestations universelles pour enfants reçues et remboursées.
Revenus à déclarer
Pour la partie résidente de l'année : déclarez le revenu mondial en dollars canadiens de toutes les sources.
Pour la partie non résidente de l'année : vous payez généralement des impôts canadiens uniquement sur des revenus de source canadienne spécifiques. Une partie de cela est déclarée dans une déclaration ; certaines sont soumises à une retenue à la source pour non résidents et peuvent ne pas nécessiter de déclaration.
Comprendre quel revenu est déclarable et quel est simplement soumis à la retenue est essentiel pour une conformité correcte.
Quel revenu devez-vous déclarer ?
Partie résidentielle de l'année :
Tous les revenus mondiaux (emploi, travail autonome, investissements, gains en capital, revenus locatifs, revenus étrangers), convertis en dollars canadiens, pour la période du 1er janvier à votre date de départ.
Partie non résidente de l'année :
Seuls certains types de revenus de source canadienne sont déclarables dans une déclaration canadienne (par exemple, emploi, revenus d'entreprise, certaines pensions ou revenus locatifs).
De nombreux autres types (comme certains revenus d'investissement) sont soumis à l'impôt de retenue pour les non résidents et ne nécessitent pas d'être déclarés à moins que vous ne choisissiez de le faire.
Les règles concernant les revenus des non résidents peuvent être complexes. Des directives séparées en matière de fiscalité des non résidents peuvent s'appliquer.
Quelles déductions pouvez-vous réclamer ?
En général, vous pouvez réclamer la plupart des déductions qui s'appliquent à vous pendant la partie de l'année où vous étiez résident. Certaines exemples :
Contributions au REER
Dépenses de garde d'enfants
Payments de soutien
Dépenses d'emploi si applicable
Dépenses de déménagement :
En règle générale, vous ne pouvez pas déduire les frais de déménagement pour un déménagement hors du Canada.
Exception : vous pouvez être en mesure de déduire les frais de déménagement si :
Vous avez quitté le Canada pour fréquenter un établissement d'enseignement postsecondaire en tant qu'étudiant à temps plein ; et
Vous avez reçu une bourse canadienne imposable, une bourse, un stage ou une subvention de recherche pour y assister.
Pour cette exception, vous devez remplir les deux conditions et suivre les règles à la ligne 21900 pour les frais de déménagement.
Quels crédits pouvez-vous réclamer ?
Crédits d'impôt fédéraux non remboursables :
Vous êtes limité à la somme des crédits qui s'appliquent à :
La partie de l'année où vous étiez résident ; et
La partie de l'année où vous étiez non résident, selon des règles spécifiques.
Vous ne pouvez pas réclamer plus que ce que vous auriez pu être autorisé si vous aviez été résident durant toute l'année.
Crédits d'impôt provinciaux ou territoriaux non remboursables :
Suivent généralement la même logique que les crédits fédéraux, mais avec des montants différents.
Vous les calculez sur le formulaire 428 pour la province où vous résidiez à votre date de départ.
Surpaiements du RPC/RQ :
Si vous ne viviez pas au Québec avant le départ, les surpaiements du RPC suivent les règles fédérales standard.
Si vous viviez au Québec, vous devrez peut-être remplir le formulaire RC381 pour calculer les contributions et les surpaiements du RPC/RQ. Les surpaiements peuvent être réclamés en utilisant un code spécial (code 55520) et ajoutés à vos crédits.
Crédits d'impôt fédéraux remboursables :
Certaines crédits (comme le crédit d'impôt pour les fournitures scolaires des éducateurs admissibles) peuvent être réclamés s'ils se rapportent à la partie résidentielle de l'année.
Dans certains cas, vous pouvez les revendiquer intégralement pour des dépenses liées à la partie non résidente si vos revenus de source canadienne pour cette période représentent 90 % ou plus de votre revenu mondial net pour cette partie de l'année.
Cependant, vous ne pouvez pas revendiquer plus que si vous aviez été résident toute l'année.
Crédits d'impôt provinciaux ou territoriaux (Formulaire 479) :
Vous n'avez généralement pas droit à ces crédits à moins que vous n'ayez été résident de la province ou du territoire le 31 décembre de l'année.
Quels formulaires utiliser pour calculer l'impôt et les crédits
Pour calculer votre impôt et vos crédits pour l'année de départ :
Remplissez la déclaration T1 et le formulaire provincial ou territorial 428 pour votre dernière province de résidence.
Les résidents du Québec doivent également remplir les formulaires appropriés de Revenu Québec.
Après avoir quitté le Canada
Élection en vertu de la section 217
Si, après avoir quitté, vous recevez certains types de revenus de source canadienne (par exemple, pension, REER, ou autre revenu admissible), le payeur canadien retiendra l'impôt à la source auprès des non résidents. Dans de nombreux cas, cette retenue représente votre obligation fiscale finale sur ce revenu.
Cependant, vous pourriez bénéficier de l'élection en vertu de la section 217 de la Loi de l'impôt sur le revenu pour :
Déposer une déclaration en tant que non résident, y compris ce revenu,
Appliquer les taux d'imposition gradués réguliers et les déductions, ce qui peut réduire l'impôt global par rapport à une retenue uniforme.
Cette élection est facultative mais peut être très avantageuse dans certaines situations.
CELI, RPA et PPA après l'émigration
Compte d'épargne libre d'impôt (CELI) :
Vous pouvez conserver votre CELI et continuer à bénéficier d'un revenu d'investissement exonéré d'impôt et de retraits aux fins fiscales canadiennes.
En tant que non résident, vous ne pouvez pas cotiser à un CELI ; la marge de cotisation n'augmente pas pendant que vous êtes non résident.
Les cotisations effectuées alors que vous êtes non résident sont soumises à des impôts de pénalité.
Régime d'accession à la propriété (RAP) et Plan d'apprentissage tout au long de la vie (PPA) :
Des règles spéciales s'appliquent si vous quittez le Canada tout en participant à ces plans.
Vous pourriez avoir besoin d'accélérer les remboursements ou d'inclure des montants dans le revenu si les conditions ne sont pas respectées.
L'ARC a des directives spécifiques concernant les programmes RAP et PPA.
Recevoir des prestations et crédits après votre départ
Il est essentiel d'informer l'ARC de votre date de départ. En tant que non résident, vous n'êtes généralement plus admissible à :
Crédit de TPS/TVH
Prestation canadienne pour enfants (y compris la plupart des programmes provinciaux/territoriaux connexes)
Si vous recevez de tels paiements après votre départ, vous devez contacter l'ARC et vous attendre à les rembourser.
Pourquoi Mackisen
Quitter le Canada est l'un des événements fiscaux les plus sensibles de la vie d'une personne. Choisir la mauvaise date de départ, négliger les dispositions réputées ou mal gérer les CELI, REER et prestations peut entraîner des impôts inutiles, des pénalités ou des disputes continues.
Avec plus de 35 ans d'expérience combinée en comptabilité publique, Mackisen CPA Montréal aide les émigrants :
À déterminer la date de départ correcte et le statut de résidence
À préparer des déclarations fiscales complètes pour l'année de départ (fédérale et québécoise)
À identifier les actifs soumis à l'impôt de départ et à planifier la trésorerie
À remplir le T1161 et d'autres formulaires de divulgation requis
À coordonner les questions transfrontalières avec votre nouveau pays de résidence
À évaluer les élections de la section 217 pour les revenus post-départ
À gérer correctement le CELI, le REER, le RAP, le PPA et d'autres régimes enregistrés
À éviter les paiements de prestations excessifs et les recouvrements futurs par l'ARC
Si vous envisagez de quitter le Canada, ou si vous êtes parti récemment et ne savez pas comment gérer votre émigration aux fins fiscales, Mackisen peut vous guider à chaque étape afin que vous puissiez partir proprement, minimiser les impôts et rester conforme tant au Canada que dans votre nouveau pays.


