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24 nov. 2025

Mackisen

Non-résidents du Canada — Cabinet comptable de Montréal près de chez vous : Règles fiscales, partie XIII contre partie I, options de déclaration, élections (216/217) et admissibilité aux prestations

Une fois que vous quittez le Canada et rompez vos liens résidentiels, ou si vous vivez normalement dans un autre pays et n'avez que des liens canadiens limités, vous pouvez devenir un non-résident aux fins de l'impôt sur le revenu. Les non-résidents ne sont pas imposés sur leurs revenus mondiaux ; ils ne sont imposés que sur certains revenus d'origine canadienne selon des règles spécifiques. Ces règles sont strictes et les pénalités pour les violations peuvent être significatives.

Ce guide explique quand vous êtes considéré comme un non-résident, quel impôt canadien vous devez payer, comment fonctionne l'impôt de la Partie XIII et de la Partie I, quand vous devez déposer une déclaration canadienne, quand vous pouvez choisir de déposer pour récupérer une partie de l'impôt, quel paquet fiscal utiliser, les délais de dépôt, les règles temporaires de fax et comment tout cela affecte l'éligibilité aux prestations telles que la prestation canadienne pour enfants.

 

1. Statut de résidence : Qui est un non-résident ?

Vous êtes généralement un non-résident du Canada aux fins de l'impôt sur le revenu si :

  • Vous vivez normalement, habituellement ou régulièrement dans un autre pays et n'êtes pas considéré comme résident du Canada ; et

  • Vous n'avez pas de liens résidentiels significatifs avec le Canada ; et au moins l'une des conditions suivantes s'applique :

    • Vous vivez à l'extérieur du Canada pendant toute l'année d'imposition ; ou

    • Vous êtes resté au Canada pendant moins de 183 jours dans l'année d'imposition

Les liens résidentiels significatifs incluent :

  • Un domicile au Canada

  • Un conjoint ou partenaire de fait au Canada

  • Des personnes à charge au Canada

Si vous n'avez aucun de ces éléments et que vous avez seulement des liens mineurs (comme un compte bancaire ou une carte de crédit), vous êtes généralement un non-résident, à condition de ne pas passer 183 jours ou plus au Canada sans être résident aux fins fiscales ailleurs.

Note spéciale :

  • Si vous séjournez au Canada pendant 183 jours ou plus dans l'année, n'avez aucun lien résidentiel significatif et n'êtes pas considéré comme résident d'un autre pays en vertu d'une convention fiscale, vous pourriez être considéré comme résident présumé du Canada, et d'autres règles s'appliquent.

  • Les fonctionnaires gouvernementaux, les membres des Forces canadiennes et certains participants aux programmes d'Affaires mondiales Canada peuvent être considérés comme des résidents de fait ou présumés, même lorsqu'ils sont à l'extérieur du Canada ; ils doivent suivre les règles spécialisées pour les fonctionnaires gouvernementaux à l'extérieur du Canada.

Déterminer la résidence est un exercice légal et factuel ; si vous avez des doutes, vous devriez demander une décision ou un avis professionnel.

 

2. Vos obligations fiscales en tant que non-résident

En tant que non-résident, vous êtes imposé uniquement sur certains types de revenus d'origine canadienne. Le type de revenu détermine comment l'impôt est perçu et si vous devez déposer une déclaration canadienne.

Il existe deux régimes principaux :

  • Impôt de la Partie XIII

  • Impôt de la Partie I

Certains revenus peuvent être soumis aux deux régimes à différentes étapes ou dans le cadre de différentes options.

Impôt de la Partie XIII : Impôt retenu sur les revenus passifs

L'impôt de la Partie XIII est un impôt retenu à la source appliqué à certains types de revenus d'origine canadienne versés à des non-résidents. Le payeur (banque, régime de pension, émetteur de REER/RRIF, etc.) doit retenir l'impôt au moment du paiement ou du crédit et le remettre à l'ARC.

Les types courants de revenus soumis à l'impôt de la Partie XIII incluent :

  • Dividendes de sociétés canadiennes

  • Locations et redevances

  • Versements de pension (y compris de nombreuses pensions privées)

  • Sécurité de vieillesse (SV)

  • Avantages du Régime de pensions du Canada (RPC) et du Régime de rentes du Québec (RRQ)

  • Indemnités de retraite

  • Versements de REER et de RRIF

  • Versements d'annuités

  • Frais de gestion

Par défaut, le taux d'imposition de la Partie XIII est de 25 pour cent. Cependant, les conventions fiscales entre le Canada et votre pays de résidence peuvent réduire ce taux ; par exemple, de nombreuses conventions réduisent la retenue à la source sur les pensions ou les dividendes.

Points clés :

  • Vous devez informer les payeurs canadiens que vous êtes un non-résident et fournir votre pays de résidence afin qu'ils puissent retenir le bon taux en vertu de la convention.

  • Lorsque le bon impôt de la Partie XIII est retenu, il s'agit généralement de votre obligation fiscale finale auprès du Canada sur ce revenu.

  • L'impôt de la Partie XIII n'est pas récupéré en déposant une déclaration de revenus canadienne standard, sauf si vous choisissez de le faire en vertu de dispositions spéciales telles que les sections 216 ou 217.

Les intérêts versés du Canada à des non-résidents sans lien de dépendance sont souvent exonérés de l'impôt canadien, mais des exceptions existent. Si vous n'êtes pas sûr, vous devriez confirmer si une retenue s'applique.

Les bénéficiaires de la Sécurité de vieillesse peuvent avoir des obligations de déclaration supplémentaires (déclaration de revenus SV) s'ils reçoivent une pension SV tout en étant non-résidents.

Impôt de la Partie I : Revenus d'emploi, d'affaires, gains en capital et autres revenus

L'impôt de la Partie I s'applique aux revenus qui sont plus actifs par nature. Les non-résidents peuvent payer l'impôt de la Partie I sur :

  • Les revenus d'emploi au Canada

  • Les revenus d'affaires provenant de l'exploitation d'une entreprise au Canada

  • Certaines revenus d'emploi à l'extérieur du Canada si vous étiez résident lorsque les tâches ont été effectuées ou en vertu d'exemptions en vertu d'une convention

  • La portion imposable de bourses d'études, de bourses de recherche, de bourses d'étude et de subventions de recherche canadiennes

  • Les gains en capital imposables provenant de la disposition de certains biens canadiens

  • Les revenus provenant de services fournis au Canada autres que l'emploi régulier et continu

Selon la situation :

  • Le payeur peut retenir l'impôt de la Partie I à la source (par exemple, sur les revenus d'emploi)

  • Vous pourriez être tenu de payer des acomptes pour les revenus d'affaires

  • Vous devrez peut-être déposer une déclaration canadienne pour calculer votre obligation fiscale finale sur ces éléments

La disposition de biens canadiens imposables (immobilier, certaines actions, biens d'entreprise) comporte des procédures spécifiques pour les non-résidents, y compris des certificats de conformité possibles et une retenue au moment de la vente. Ceux-ci doivent être manipulés avec soin pour éviter les pénalités et la double imposition.

 

3. Choix de déposer pour récupérer l'impôt de la Partie XIII (Sections 216 et 217)

Bien que l'impôt de la Partie XIII soit généralement final, les non-résidents peuvent choisir de déposer dans des situations spécifiques pour calculer l'impôt selon les taux progressifs réguliers et éventuellement recevoir un remboursement.

Vous pouvez choisir de déposer une déclaration de revenus canadienne si vous recevez :

  • Des revenus locatifs canadiens provenant de biens réels ou d'immobilier ou des redevances de bois (section 216) ; ou

  • Certaines revenus de pension de type canadien (section 217).

Élection de la section 216 (Revenus locatifs et redevances de bois)

Si vous avez des revenus locatifs canadiens ou des redevances de bois :

  • La règle par défaut est une retenue de 25 pour cent sur les loyers bruts.

  • En vertu de la section 216, vous pouvez choisir de déposer une déclaration spéciale rapportant les revenus locatifs et les dépenses déductibles.

  • Vous ne paierez alors des impôts que sur les revenus locatifs nets à des taux progressifs, ce qui entraîne souvent un remboursement d'une partie de la retenue.

Important :

  • Une déclaration de la section 216 est distincte de toute autre déclaration que vous pourriez déposer.

  • Vous déposez une déclaration uniquement pour les revenus locatifs ou les redevances de bois et une autre pour d'autres revenus canadiens imposables, le cas échéant.

Élection de la section 217 (Certaines pensions et revenus similaires)

Si vous recevez certaines pensions canadiennes, annuités, paiements de RRIF ou SV/RPC/RRQ, vous pouvez choisir en vertu de la section 217 de :

  • Déposer une déclaration incluant ce revenu

  • Revendiquer les déductions et crédits applicables

  • Faire calculer l'impôt comme si vous étiez résident du Canada (pour ce revenu uniquement), ce qui peut réduire l'impôt en dessous du taux de retenue forfaitaire.

La section 217 peut être très avantageuse pour les retraités non-résidents ayant un revenu modeste.

 

4. Dépôt de votre déclaration de revenus canadienne en tant que non-résident

Vous devez déposer une déclaration de revenus canadienne si vous :

  • Devez payer un impôt supplémentaire au-delà de ce qui a été retenu ; ou

  • Souhaitez demander un remboursement (par exemple, parce que trop d'impôt de la Partie I a été retenu, ou en raison d'un choix en vertu des sections 216 ou 217).

Ne comprenez pas des revenus pour lesquels un impôt de la Partie XIII a été correctement retenu, sauf si vous choisissez de déposer en vertu des sections 216 ou 217.

Mises à jour spéciales pour le dépôt :

  • Les non-résidents et les résidents réputés peuvent désormais utiliser EFILE pour 2024 et les années suivantes (avec certaines exclusions).

  • Les émigrants peuvent utiliser NETFILE pour les déclarations de l'année de départ 2024.

  • En raison des retards de courrier international, l'ARC accepte temporairement les déclarations de non-résidents et de résidents réputés par fax ; vous devez les faxer au centre fiscal spécifié pour votre pays de résidence.

Vous pouvez, dans certaines circonstances, déposer plus d'une déclaration au cours d'une année d'imposition, par exemple :

  • Une déclaration de la section 216 pour les revenus locatifs ; et

  • Une déclaration régulière pour d'autres revenus canadiens imposables.

Quel paquet fiscal devez-vous utiliser ?

Le type de revenus d'origine canadienne détermine le paquet fiscal :

  1. Seulement des revenus d'emploi ou d'affaires canadiens :

    • Utilisez le paquet d'impôt provincial/territorial pour la province ou le territoire où le revenu est gagné, ainsi que le Guide T4058 (Non-Résidents et Impôt sur le Revenu).

    • Si vous avez des revenus d'affaires avec un établissement stable au Canada, les règles d'attribution des impôts au niveau provincial s'appliquent.

  2. Revenus d'emploi/affaires plus d'autres types de revenus (gains en capital, bourses, etc.) :

    • Utilisez le même paquet provincial/territorial plus le Formulaire T2203 (Impôts provinciaux et territoriaux pour plusieurs juridictions).

  3. Seulement d'autres types de revenus d'origine canadienne imposables (pas d'emploi/affaires), tels que :

    • Gains en capital sur des biens canadiens imposables

    • Bourses, bourses, bourses d'études, subventions de recherche imposables

    • Certaines revenus d'affaires sans établissement stable au Canada

    • Utilisez le Paquet d'Impôt sur le Revenu pour Non-Résidents et Résidents Réputés du Canada.

Les déclarations de location de la section 216 ont leurs propres formulaires et ne doivent pas être combinées avec d'autres revenus sur la même déclaration.

 

5. Délais de dépôt et dates de paiement

En tant que non-résident, vos délais de dépôt reflètent généralement ceux des résidents :

  • 30 avril de l'année après l'année d'imposition ; ou

  • 15 juin si vous ou votre conjoint/partenaire de fait avez exercé une activité commerciale au Canada (autre qu'une activité de refuge fiscal).

Quelle que soit la date limite de dépôt :

  • Toute solde d'impôt due doit être payée avant le 30 avril de l'année suivante pour éviter des intérêts.

Les élections des sections 216 et 217 ont des dates limites spécifiques ; les élections tardives peuvent encore être acceptées dans certaines conditions mais doivent être évitées.

 

6. Éligibilité aux prestations en tant que non-résident

En général, en tant que non-résident du Canada :

  • Vous n'êtes pas éligible pour la prestation canadienne pour enfants (PCCE)

  • Vous n'êtes pas éligible pour le crédit TPS/TVH ou la plupart des crédits provinciaux connexes

Exception :

  • Vous pourriez être éligible pour la PCCE si vous êtes le conjoint ou le partenaire de fait d'un résident présumé et que vous remplissez par ailleurs les critères d'éligibilité à la PCCE.

Si vous continuez à recevoir des prestations ou des crédits après être devenu non-résident, vous devez contacter l'ARC immédiatement ; ceux-ci sont généralement remboursables.

 

7. Considérations pratiques et domaines de risque

Les principaux domaines de risque pour les non-résidents incluent :

  • Ne pas informer les institutions financières et les payeurs de son statut de non-résident (taux de retenue erroné)

  • Ne pas demander de réduction en vertu d'une convention lorsqu'elle est disponible

  • Ne pas déposer lorsque requis (par exemple, revenus d'emploi ou d'affaires canadiens)

  • Mal classifier l'activité locative par rapport à l'activité commerciale

  • Ne pas respecter les exigences de certificat de conformité lors de la disposition de biens canadiens imposables

  • Ignorer la retenue à la source de la Partie XIII sur les pensions, RRIF et autres paiements

  • Continuer à recevoir des prestations telles que la PCCE ou le crédit TPS/TVH après émigration

Une documentation appropriée, y compris des preuves de résidence et des certificats de résidence en vertu d'une convention, le cas échéant, est cruciale.

 

Pourquoi Mackisen

La fiscalité des non-résidents est l'un des domaines les plus complexes du système fiscal canadien. Fort de plus de 35 ans d'expérience combinée en comptabilité publique, Mackisen CPA Montréal aide :

  • Les anciens résidents canadiens qui vivent maintenant à l'étranger

  • Les investisseurs ayant des biens locatifs canadiens ou des valeurs mobilières canadiennes

  • Des non-résidents travaillant temporairement au Canada

  • Des retraités non-résidents recevant des pensions canadiennes

  • Des non-résidents disposant de biens immobiliers canadiens ou d'actions privées

Nous assistons avec :

  • La détermination correcte du statut de résidence

  • La bonne application des règles fiscales de la Partie XIII ou de la Partie I

  • La préparation des élections des sections 216 et 217 pour réduire l'impôt

  • Le dépôt des déclarations de non-résident et de résident présumé (y compris via EFILE/NETFILE lorsque cela est permis)

  • La coordination de la fiscalité canadienne avec les règles fiscales étrangères et les dispositions relatives aux conventions

  • Éviter la double imposition et les pénalités

Si vous êtes un non-résident avec un revenu canadien — ou si vous quittez le Canada et n'êtes pas sûr de la façon dont vos obligations fiscales changeront — Mackisen peut examiner votre situation, identifier vos véritables obligations et gérer tous les dépôts auprès de l'ARC pour que vous restiez conforme tout en minimisant l'impôt.

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