Aperçus
9 déc. 2025
Mackisen

Préparation des projections financières pour un prêt commercial : conseils d'un CPA

Sécuriser un prêt commercial au Québec nécessite plus qu'une excellente idée – cela exige une planification financière minutieuse et le respect des normes. Dans l'environnement de taux d'intérêt élevés de 2025, les banques et les investisseurs examinent les projections des PME plus rigoureusement que jamais. En tant que cabinet comptable CPA de Montréal pour PME (petites et moyennes entreprises) près de chez vous, Mackisen comprend les exigences et réglementations locales uniques. Ce guide aidera les entrepreneurs québécois à établir des états financiers crédibles, des prévisions de flux de trésorerie et des bilans que les prêteurs garantissent, tout en évitant les pièges courants. Nous aborderons également le cadre légal, les risques fiscaux avec les projections du CRA (Agence du revenu du Canada) et de Revenu Québec, ainsi que la manière de tirer parti de subventions comme les crédits d'impôt SR&ED et le Programme de financement des petites entreprises du Canada ↗ pour réussir.
Que vous soyez une startup ou une PME établie, ces conseils soutenus par des CPA vous aideront à garantir que votre dossier financier répond aux attentes des prêteurs et vous maintient en bonne position avec les régulateurs. En bref : des prévisions réalistes et bien documentées ne sont pas qu'une paperasse – elles sont votre ticket pour le financementcrestmontcapital.com. Plongeons-y étape par étape.
Cadre légal et réglementaire
Lorsque vous préparez des prévisions de prêt, il est essentiel de comprendre le contexte légal et réglementaire qui régit la comptabilité et le prêt au Canada et au Québec. Fournir de fausses informations financières peut entraîner de graves conséquences légales, donc connaître les règles est la moitié de la bataille. Les principaux cadres incluent :
Code civil du Québec (CCQ) – Exige la bonne foi dans les contrats et permet l'annulation si le consentement a été obtenu par fraude (par exemple, une présentation inexacte dans une demande de prêt). Dans la loi québécoise, la tromperie délibérée (dol) induisant à un contrat peut le rendre nul, et la partie fautive peut être tenue responsable des dommages. Abordez toujours les négociations de prêt de manière honnête et transparente.
Code criminel (Canada) – Les dispositions générales relatives à la fraude (par exemple, article 380) font qu'il est un délit criminel d'obtenir du crédit ou des fonds par des fausses prétentions. Gonfler délibérément des projections pour obtenir un prêt pourrait constituer une fraude, entraînant des amendes ou même une peine d'emprisonnement si découvert. La loi ne différencie pas les "petites mensonges" – toute déclaration intentionnelle fausse à un prêteur est interdite.
Loi et programme de financement des petites entreprises du Canada – Le Programme de financement des petites entreprises du Canada (CSBFP) ↗ facilite les prêts bancaires aux petites entreprises en partageant le risque avec le gouvernement. Seules les entreprises admissibles (sociétés à but lucratif avec <10 millions de dollars de revenus) peuvent participer
cba.ca. Les règlements du programme exigent que les prêts soient utilisés à des fins spécifiques (équipement, améliorations, fonds de roulement) et que les banques garantissent le prêt contre ces actifspublications.gc.ca. Une mauvaise utilisation des fonds des prêts CSBFP ou une fausse déclaration de l'éligibilité de votre entreprise peut entraîner le refus du prêt ou le gouvernement refusant d'honorer sa garantie.
Normes de reporting financier – Les PME canadiennes utilisent généralement soit ASPE (Normes comptables pour les entreprises privées) ou IFRS (Normes internationales d'information financière) pour préparer leurs états financiers. Bien que ce ne soient pas des lois à proprement parler, ces normes garantissent l'uniformité et la transparence dans le reporting financier. Les prêteurs s'attendent à ce que les projections soient conformes aux principes comptables acceptés – par exemple, la reconnaissance des revenus, la correspondance des dépenses, et la comptabilité d'engagement – de sorte que votre état des résultats, bilan, et flux de trésorerie prévisionnel suivent la même logique que les états réels. Cela confère de la crédibilité à vos chiffres.
Loi de l'impôt sur le revenu (Canada) – Loi fiscale fédérale qui régit la manière dont le revenu des entreprises est déclaré et les déductions ou crédits (comme le SR&ED) qui peuvent être demandés. Elle contient également des dispositions d'exécution : par exemple, l'article 227.1(1) de la Loi de l'impôt sur le revenu (Canada) ↗ tient les administrateurs de société personnellement responsables pour les retenues à la source de la paie non verséesmackisen.com. En d'autres termes, si vos prévisions de flux de trésorerie ne tiennent pas compte des taxes de paie et que vous ne les versez pas, le CRA peut percevoir directement les propriétaires. Projeter clairement les obligations fiscales (impôt sur le revenu, TPS/TVH, retenues de paie) est essentiel pour éviter d'enfreindre ces règles.
Loi sur la taxe d'accise (Canada) – Cette loi fédérale couvre la TPS/TVH. Elle contient une responsabilité similaire pour les directeurs : l'article 323(1) de la Loi sur la taxe d'accise ↗ rend les directeurs personnellement responsables pour la TPS/TVH non payée d'une sociétémackisen.com. Si votre entreprise percevra la TPS/QST sur les ventes, assurez-vous que vos prévisions montrent ces remises fiscales – utiliser cet argent pour les opérations est non seulement risqué mais peut vous exposer à des poursuites judiciaires.
Loi sur l'administration fiscale (Québec) ↗ – La loi fiscale provinciale du Québec, appliquée par Revenu Québec, reflète de nombreuses dispositions fédérales. Elle donne à RQ le pouvoir d'auditer et d'évaluer les taxes québécoises, et tient les administrateurs responsables des retenues à la source provinciales et de la QST (taxe de vente du Québec) similaire aux règles fédérales. Un entrepreneur québécois doit se conformer aux exigences du CRA et de RQ. Mackisen coordonne la planification pour les deux agences afin que vos projections prennent en compte tous les engagements fiscaux – vous ne pouvez pas ignorer RQ simplement parce que vous souhaitez impressionner la banque.
En résumé, connaissez les règles du jeu. Se conformer à ces cadres signifie fournir des prévisions qui sont véridiques, utilisent une comptabilité appropriée, et intègrent toutes les obligations fiscales et légales. En le faisant, vous renforcez non seulement votre demande de prêt, mais vous vous protégez également contre la responsabilité personnelle et les pénalités à l'avenir.
Responsabilité des propriétaires et des administrateurs
Qui supporte le risque si les choses tournent mal ? En tant que propriétaire d'entreprise ou administrateur, vous pouvez partager personnellement la responsabilité de certaines obligations financières, ce qui rend des prévisions minutieuses cruciales. De nombreuses PME du Québec opèrent sous forme de sociétés pour limiter l'exposition personnelle. Cependant, le gouvernement et les prêteurs exigent souvent des garanties personnelles ou imposent des responsabilités statutaires qui contournent le voile corporatif :
Garanties personnelles sur les prêts : Il est courant que les banques demandent aux propriétaires de petites entreprises de signer une garantie personnelle pour un prêt commercial. Cela signifie que si l'entreprise ne peut pas rembourser, vos actifs personnels (maison, économies, etc.) sont en jeu. Même dans le cadre du Programme de financement des petites entreprises du Canada, les prêteurs sécurisent généralement le prêt avec des actifs commerciaux et peuvent exiger une garantie personnelle supplémentaire non sécurisée de la part des propriétairespublications.gc.ca. Avant de prévoir des scénarios de remboursement florissants, sachez que si ces projections ne se réalisent pas, vous pourriez être personnellement responsable de la dette. Par conséquent, construisez vos prévisions financières de manière conservatrice afin de minimiser le risque de défaut – votre propre richesse pourrait en dépendre.
Responsabilité des administrateurs pour les taxes : Comme indiqué dans le cadre légal, les administrateurs peuvent être personnellement tenus de certaines taxes impayées. Le Programme de responsabilité des directeurs du CRA pursue agressivement les administrateurs pour les retenues à la source de la paie et les taxes de vente impayées. Par exemple, si votre prévision de flux de trésorerie est trop optimiste et que vous manquez de liquidités, vous pourriez être tenté de retarder le remboursement des taxes de paie – une stratégie dangereuse. La loi (Loi de l'impôt sur le revenu, article 227.1 et son équivalent québécois) permet au CRA et RQ de tenir les administrateurs 100% personnellement responsables dans de tels casmackisen.commackisen.com. Des intérêts et des pénalités s'accumulent également. En pratique, cela signifie que le gouvernement peut geler votre compte bancaire personnel ou mettre une hypothèque sur votre propriété pour récupérer les dettes fiscales de l'entreprise. Protégez-vous en incluant toutes les remises fiscales comme dépenses prioritaires dans votre prévision de flux de trésorerie, avant les dépenses discrétionnaires.
Fausses déclarations et fraude : Un propriétaire qui inclut sciemment de fausses informations dans des états financiers ou des documents de prêt risque des poursuites pour fausse déclaration voire même fraude. Selon le droit civil, un prêteur pourrait poursuivre les directeurs / dirigeants pour fausse déclaration négligente ou frauduleuse s'il s'est basé sur des projections fausses pour accorder le prêt. Notamment, les tribunaux canadiens ont tenu des individus responsables dans de tels scénarios – dans un cas, un CFO a été jugé personnellement responsable pour fausse déclaration négligente après avoir trompé une banque sur les finances d'une entrepriseca.vlex.com. Le tribunal a décidé que le fonctionnaire avait fourni des assurances qui étaient fausses, causant une perte pour la banque, et l'a contraint à payer personnellement. Cela devrait servir d'avertissement sévère : assurez-vous que vos projections soient précises et soutenables. Même des hypothèses optimistes doivent avoir une base (données du marché, contrats signés, etc.), documentées au cas où vous auriez besoin de les défendre plus tard.
Engagements de prêt et défaut : Au-delà des sanctions légales, des défauts aux prévisions financières que vous avez fournies à un prêteur peuvent déclencher des engagements de prêt. De nombreux contrats de prêt exigent de respecter certains ratios financiers (par exemple, un fonds de roulement minimum ou un ratio de couverture de service de la dette) basés sur vos prévisions. Si vous, en tant que propriétaire, choisissez de vous verser des dividendes excessifs ou de contracter de nouvelles dettes en dehors du plan, vous pourriez violer les engagements et entraîner un défaut. En cas de défaut, la banque peut demander un remboursement immédiat – et encore une fois, si vous avez garanti personnellement le prêt, elle se retournera contre vous. Ainsi, lors de la décision entre salaire et dividendes (voir ci-dessous) ou d'autres sorties de trésorerie, pesez l'impact sur les engagements et assurez-vous que vos prévisions vous maintiennent en conformité.
En résumé : En tant que propriétaire ou administrateur, vous n'êtes pas entièrement protégé par la société. Les garanties personnelles, les responsabilités fiscales statutaires et les dispositions anti-fraude signifient que vos finances personnelles sont imbriquées avec l'honnêteté et les performances de l'entreprise. Adopter une approche prudente et approfondie des prévisions financières n'est pas seulement bénéfique pour la banque – c'est pour votre protection. Mackisen conseille à ses clients de ne jamais supposer que la responsabilité limitée les sauvera en cas de projections erronées dues à une négligence ou une omission. Il est de loin préférable de créer des prévisions conservatrices et de surperformer que de faire face à la ruine financière personnelle à cause d'une demande de prêt irréaliste.
Jurisprudence
Les affaires judiciaires soulignent l'importance d'un rapport financier véridique et diligent. La jurisprudence au Canada a constamment montré que les tribunaux tiendront les propriétaires d'entreprises responsables – parfois personnellement – pour des déclarations inexactes dans des affaires financières. Voici quelques précédents et principes instructifs :
Fausse déclaration négligente aux prêteurs : Un cas notable, NBD Bank Canada c. Dofasco Inc. (1997 Division générale de l'Ontario), impliquait une banque prêtant des millions en fonction d'assurances concernant les flux de trésorerie d'une filiale. Lorsque ces assurances se révélèrent fausses (la société a dissimulé ses véritables problèmes financiers), la banque a poursuivi. Le tribunal a autorisé l'action de la banque et a conclu que les représentants de la société avaient fait de fausses déclarations négligentes. Il a tenu la société mère responsable et a même décidé que le responsable des finances était personnellement responsable pour la désinformationca.vlex.com. Bien que cette affaire ait eu lieu en Ontario, le principe s'applique de manière générale, y compris au Québec sous la responsabilité civile pour "faute". Leçon à retenir : Si vous présentez des prévisions ou des états financiers à un prêteur, vous avez un devoir de diligence pour vous assurer qu'ils sont exacts. Une prévision imprudente et excessivement optimiste (même sans intention de tromper) peut être considérée comme négligente si elle n'est pas ancrée dans la réalité, ce qui vous expose à des poursuites.
Fausse déclaration frauduleuse et nullité du contrat : Dans le droit civil québécois, si un contrat de prêt est obtenu par fraude (fausse déclaration frauduleuse), le contrat peut être annulé par le tribunal à la demande du prêteur. Par exemple, la Cour d'appel de l'Ontario a récemment confirmé les constatations de fausse déclaration frauduleuse dans une affaire hypothécaire où un agent d'emprunteur a fait de fausses affirmations, conduisant à l'annulation des hypothèquescanadianlawyermag.com. Dans un contexte de prêt commercial, cela signifie que si vous mentez sur vos finances pour obtenir un prêt, le prêteur pourrait chercher à annuler le prêt et à exiger le remboursement immédiat de tous les fonds avancés. De plus, le tribunal peut accorder des dommages-intérêts contre les auteurs. Même si des accusations criminelles ne sont pas déposées, les tribunaux civils peuvent punir la malhonnêteté en annulant des transactions et en assignant des responsabilités. L'honnêteté est vraiment la meilleure politique – non seulement éthiquement, mais aussi légalement.
Défense de diligence des administrateurs : À l'inverse, les tribunaux ont accordé une certaine protection aux administrateurs diligents. Par exemple, dans Buckingham c. La Reine (2011, Cour d'appel fédérale), il a été confirmé qu'un administrateur pouvait éviter d'engager sa responsabilité personnelle pour les dettes fiscales de l'entreprise s'il avait fait preuve de diligence (c'est-à-dire, pris les mesures adéquates pour empêcher l'échec de l'entreprise)mackisen.com. Que signifie cela pour les prévisions ? Si contestées plus tard (par le CRA ou d'autres), montrer que vos prévisions ont été élaborées avec soin – en utilisant des hypothèses raisonnables, peut-être examinées par un CPA, et mises à jour au besoin – pourrait aider à démontrer que vous agissiez avec diligence, et non négligemment. En revanche, une prévision négligENTE pourrait être utilisée comme preuve du fait que vous n'avez pas agi prudemment.
Bonne foi dans les contrats : La tradition juridique québécoise met un fort accent sur la bonne foi. L'article 1375 du CCQ oblige les parties à agir de bonne foi à tous les stades d'un contrat, de la négociation à l'exécution. La jurisprudence du droit québécois a constamment annulé des actions qui violent la bonne foi. Présenter des informations financières à une banque fait partie de la négociation d'un contrat de crédit – ainsi, les tribunaux considéreraient probablement que la dissimulation intentionnelle ou la distortion des perspectives financières de votre entreprise constitue une violation de la bonne foi. Le résultat pourrait être une perte de confiance, une rupture de contrat et une responsabilité légale. Soyez toujours prêt à montrer que vos projections ont été faites de bonne foi – par exemple, conservez des notes sur la manière dont vous êtes parvenu à vos chiffres, au cas où vous deviez prouver plus tard que vous n'essayiez pas de tromper.
En résumé, la jurisprudence confirme les enjeux : si vous déformez vos finances, vous pourriez perdre votre prêt et faire face à des conséquences sérieuses ; si vous êtes transparent et diligent, la loi est plus clémente face aux incertitudes inévitables dans les prévisions. Mackisen se tient au courant des évolutions en matière de fiscalité et de jurisprudence commerciale afin de guider ses clients – nous souhaitons que vous profitiez des leçons durement acquises par d'autres plutôt que d'apprendre à vos dépens.
Risques d'audit du CRA/RQ
Une prévision solide non seulement convainc les prêteurs – elle vous garde également à l'abri des problèmes avec les autorités fiscales. Le CRA et Revenu Québec ont des programmes d'audit robustes qui peuvent être déclenchés s'ils détectent des incohérences ou des revendications agressives dans vos informations financières. Voici comment des projections surévaluées ou non conformes peuvent vous revenir en plein visage :
Surenchérir les revenus ou les bénéfices : Vous pourriez penser que gonfler les revenus de l'année prochaine dans une projection est de l'optimisme inoffensif. Mais réfléchissez à cela : si vous dites à votre banque que vous attendez 500 000 $ en ventes l'année prochaine, mais que vous ne déclarez que 300 000 $ dans votre déclaration de revenus, vous créez une incohérence flagrante. Bien que le CRA/RQ ne reçoive pas automatiquement votre demande de prêt, un tel décalage pourrait émerger si vous faites l'objet d'un audit fiscal ou si le prêteur exige des certificats de conformité fiscale. Le CRA pourrait demander : "Que s'est-il passé avec les autres 200 000 $?" Si la projection était purement fictive, vous pourriez vous retrouver à expliquer l'incohérence lors de l'audit. Conseil : Gardez vos prévisions raisonnables et en ligne avec les tendances passées ou des facteurs de croissance crédibles. Si vous vous attendez vraiment à une forte hausse (par exemple, un nouveau contrat), documentez-le. Les prêteurs apprécient l'ambition, mais les auditeurs fiscaux aiment la cohérence.
Crédits d'impôt SR&ED dans les prévisions : De nombreuses startups québécoises comptent sur le programme de crédits d'impôt pour la recherche scientifique et le développement expérimental (SR&ED) ↗ pour subventionner la R&D. Il est judicieux d'inclure les remboursements ou crédits SR&ED anticipés dans votre prévision de flux de trésorerie si applicable – mais soyez très prudent lors de la réalisation de cela. Le CRA scrute minutieusement les revendications SR&ED, en particulier celles de gros montants ou de nouveaux demandeursrsmcanada.com. Si vous comptez sur, disons, un remboursement de 100 000 $ de SR&ED pour rembourser un prêt, et que le CRA audit et refuse la moitié de la réclamation plus tard, vous aurez un manque de liquidités et possiblement des pénalités. De plus, certaines tactiques peuvent susciter des drapeaux rouges. Par exemple, si votre projection montre de faibles salaires mais une énorme "dépense de R&D pour les entrepreneurs" pour revendiquer le SR&ED, le CRA pourrait soupçonner que vous essayez de contourner le système. Les directives du CRA notent des drapeaux rouges tels que des coûts d'entrepreneurs inhabituellement élevés ou des réclamations non appuyées par des documentsrsmcanada.comrsmcanada.com. Projetez toujours les crédits SR&ED de manière conservatrice et assurez-vous que vous pouvez justifier le travail de R&D – votre demande pourrait être auditée avant que vous ne touchiez cet argent.
Salaire vs dividendes et audits fiscaux : Comme nous le détaillerons plus tard, la manière dont les propriétaires se paient (par le biais d'un salaire ou de dividendes) peut affecter la conformité fiscale. Un propriétaire qui projette de ne pas prendre de salaire (seulement des dividendes) pourrait chercher à minimiser son impôt personnel. C'est acceptable et peut être légal, mais rappelez-vous que les dividendes ne sont pas une dépense déductible – l'entreprise montrera un bénéfice plus élevé (et paiera un impôt sur les sociétés plus élevé) si aucun salaire n'est versé. Si vos prévisions financières montrent des bénéfices constamment élevés mais que vous, personnellement, déclarez très peu de revenus (car vous ne prenez que des dividendes taxés à des taux plus bas), cela pourrait éventuellement attirer l'attention d'un auditeur. Revenu Québec, par exemple, pourrait s'interroger sur le fait que des dépenses personnelles sont traversées par l'entreprise puisque le propriétaire "apparemment ne vit de rien". Bien que ce ne soit pas illégal de ne prendre que des dividendes, assurez-vous que votre approche soit conforme aux taxes et que vous ne causiez pas involontairement des pénalités fiscales à l'entreprise (par exemple, en omettant de verser les retenues à la source de la paie si vous deviez être sous-payé). Le CRA a été connu pour reclasser certains paiements comme des salaires s'ils estiment que c'est approprié, ce qui peut entraîner des arriérés d'impôts.
Audits d'utilisation des fonds (programmes gouvernementaux) : Si votre financement implique de l'argent ou des garanties gouvernementales (par exemple, une subvention provinciale ou la garantie de prêt CSBFP), préparez-vous à une surveillance. Par exemple, un prêt CSBFP pourrait être audité par les administrateurs du programme pour s'assurer que vous avez dépensé les fonds pour des actifs admissibles. Si votre projection alloue 50 000 $ à "équipement" (admissible) mais que vous l'utilisez réellement pour couvrir 6 mois de loyer (non admissible selon les règles CSBFP), le gouvernement peut refuser d'honorer la garantie en cas de défaut. De même, les subventions exigent souvent des rapports détaillés. Un exemple est Innovate BC ou les subventions IRAP du Canada qui ne débloquent des fonds que pour des éléments budgétaires préapprouvés. Toute variance par rapport à votre budget prévisionnel peut entraîner des récupérations ou l'annulation du financement. En résumé, lorsque vous projetez l'utilisation de fonds liés à des programmes gouvernementaux, suivez les directives du programme à la lettre – puis utilisez réellement les fonds comme prévu. Si les circonstances changent, communiquez avec le bailleur de fonds pour obtenir une approbation plutôt que de réaffecter discrètement l'argent.
Hypothèses fiscales agressives : Parfois, les prévisions supposent des résultats fiscaux excessivement optimistes. Par exemple, projeter une faible facture fiscale parce que "nous allons déduire beaucoup de dépenses" ou "nous allons nous qualifier pour X crédit" sans base solide peut être dangereux. Le CRA et RQ peuvent sentir les planifications fiscales agressives. Si vous prévoyez d'utiliser des stratégies fiscales spécifiques (comme une déduction accélérée sur un achat d'actif pour réduire les impôts, ou revendiquer le crédit d'impôt pour investissement en commerce électronique, etc.), assurez-vous que vous répondez aux exigences de la loi. Mal appliquer des règles fiscales dans vos prévisions puis essayer de les réaliser sur votre déclaration fiscale déclenchera des audits. Nous conseillons aux clients d'exécuter les projections fiscales parallèlement aux projections financières – assurez-vous que vous ne comptez pas deux fois une déduction ou présumez un crédit que vous ne pouvez pas revendiquer légalement. En cas de doute, consultez un professionnel de la fiscalité ; les programmes de divulgation volontaire ou d'évaluation préalable du CRA peuvent même vous apporter une certitude si une position fiscale majeure est critique pour votre plan financier.
En essence, des projections mal construites ou gonflées peuvent entraîner de véritables problèmes d'audit. Le CRA et RQ souhaitent voir que les entreprises respectent leurs obligations fiscales – et ils ont de larges pouvoirs d'enquête. La cohérence, la documentation et la conformité sont la clé. Mackisen aide les clients à aligner leurs prévisions financières avec la réalité fiscale, afin que ce que vous montrez à la banque soit également ce que vous êtes prêt à montrer sur votre déclaration de revenus. Avec une planification minutieuse, vous ne craindrez pas le coup de sonnette de l'auditeur – ou les questions de la banque – car vos chiffres résisteront à l'examen critique.
Pénalités pour retard de dépôt
Même les meilleures prévisions sont inutiles si vous ne restez pas conforme aux exigences de dépôt. Prendre du retard sur les dépôts fiscaux peut vous coûter des pénalités et des intérêts, drainant votre flux de trésorerie et undermining votre crédibilité avec les prêteurs. Voici pourquoi le dépôt en temps opportun de tous les retours et documents doit faire partie de votre plan financier :
Dépôts d'impôts sur les sociétés : Au Canada, les sociétés doivent déposer une déclaration T2 chaque année (dans les 6 mois suivant la fin de l'exercice fiscal). Les sociétés québécoises déposent également un formulaire provincial CO-17. Si vous déposez en retard et devez des impôts, des pénalités s'appliquent. Revenu Québec, par exemple, impose une pénalité de 5 % sur le solde d'impôt impayé si une déclaration est en retard, plus 1 % supplémentaire par mois complet de retard (jusqu'à 12 mois)revenuquebec.ca. La pénalité du CRA est similaire. Cela signifie qu'une société devant 50 000 $ d'impôts encourra une pénalité de 2 500 $ immédiatement, et 500 $ supplémentaires chaque mois. Après un an, cela représente 8 500 $ supplémentaires – de l'argent qui aurait pu servir à votre prêt ou faire croître votre entreprise, maintenant gaspillée. Si vos prévisions sont serrées, de telles pénalités pourraient vous dévier de votre plan. Planifiez de déposer à temps, à chaque fois. Marquez votre calendrier, utilisez un CPA, faites ce qu'il faut – les frais de retard sont un impact inutile sur votre flux de trésorerie.
Dépôts de TPS/TVH et de QST : Les dépôts de taxes de vente (qui peuvent être mensuels, trimestriels ou annuels) comportent leurs propres pénalités pour dépôt ou paiement tardif. Par exemple, le Québec applique des pénalités de 7 % à 15 % sur la taxe due pour les remises tardives de TPS/QSTrevenuquebec.carevenuquebec.ca. Si vos prévisions montrent des ventes croissantes, rappelez-vous que la croissance s'accompagne de TPS/QST plus élevées collectées – qui ne sont pas votre argent, vous ne faites que les détenir pour le gouvernement. Les payer en retard peut rapidement se traduire par des pénalités. De plus, des dépôts répétitifs en retard soulèvent des drapeaux rouges et peuvent inciter à des audits ou à des demandes de paiement plus strictes (par exemple, en étant mis sous une fréquence de dépôt plus courte). Un prêteur examinant votre historique de conformité sera désagréablement surpris par des dépôts habituels en retard ; cela signale une mauvaise gestion. Incluez les remises TPS/QST dans vos prévisions de flux de trésorerie comme sorties obligatoires, et mettez en place des rappels pour déposer les déclarations à temps.
Retenues à la source de paie : Si vous avez des employés (y compris en vous versant un salaire), vous devez remettre les retenues de paie (impôt sur le revenu, RPC/RRQ, EI, etc.) dans les délais (souvent mensuels ou semestriels pour les PME). Les remises en retard ou manquantes entraînent certaines des pénalités les plus graves dans le système fiscal – jusqu'à 10 % ou plus, plus des intérêts, et comme discuté, une responsabilité potentielle des directeurs. Projetez toujours vos dépenses de paie brutes et nettes – cela signifie que si vous prévoyez un salaire de 4 000 $/mois pour vous-même, sachez qu'environ 1 200 $ de cela représente des impôts sur la paie que vous devez remettre. Vous ne devriez pas utiliser ces 1 200 $ pour autre chose. Si les liquidités sont serrées, payez d'abord le gouvernement pour éviter d'accumuler des pénalités (et pour garder la confiance à la fois des autorités fiscales et des prêteurs). N'oubliez pas qu'une banque peut exiger un certificat de conformité fiscale ou une preuve d'absence d'arriérés comme condition de prêt – vous ne voulez pas qu'une surprise vous empêche d'obtenir l'approbation.
États financiers et autres dépôts : En plus des impôts, assurez-vous de respecter d'autres délais – déclarations annuelles d'entreprise avec le registre d'entreprises du Québec (REQ), dépôts CNESST (pour l'indemnisation des travailleurs), etc. Des rapports annuels en retard peuvent entraîner la dissolution de votre société par le registre québécois, ce qui serait catastrophique pour votre prêt (puisque votre entreprise cesserait alors légalement d'exister !). Ces dépôts peuvent ne pas avoir de grosses pénalités, mais ils sont importants pour maintenir un bon statut. Une entreprise bien gérée calendarise ces exigences.
Les pénalités nuisent aux ratios : D'un point de vue purement financier, les pénalités et les intérêts sur les dépôts tardifs sont des dépenses qui réduisent directement votre bénéfice. Ils n'apportent aucun avantage à l'entreprise (contrairement à un investissement dans le marketing qui, au moins, vise à générer des revenus). Si votre prévision n'a pas pris en compte une pénalité de retard de 5 000 $ et les intérêts, cela représente 5 000 $ de moins sur votre résultat net – transformant peut-être un bénéfice prévisionnel en perte, ou réduisant votre coussin de service de la dette. Une des erreurs courantes (voir ci-dessous) consiste à oublier de modéliser le coût de non-conformité. Notre conseil : restez conforme et évitez ces coûts entièrement. Cela maintient vos finances plus saines et vos relations avec le CRA/RQ et les banques sur de bonnes bases.
En résumé, déposer et payer à temps est un impératif. C'est une partie de la gestion d'une entreprise financièrement saine. Les prêteurs apprécient les emprunteurs qui font preuve de responsabilité dans ce domaine. À l'inverse, montrer un historique de dépôts tardifs ou de dettes fiscales impayées est souvent un motif de refus pour les prêts – ou tout au moins entraînera des conditions telles que l'obligation d'assainir ces dettes avec les fonds du prêt. Épargnez-vous les tracas et planifiez la conformité dès le départ. L'équipe de Mackisen met souvent en place des listes de vérification de conformité et des calendriers pour nos clients, les alignant sur le modèle de projection financière. Ainsi, les délais et les paiements sont anticipés dans le flux de trésorerie et rien ne passe à travers les mailles du filet.
Réalités opérationnelles de l'industrie
Chaque secteur a ses propres rythmes et défis financiers. Les prêteurs évalueront vos projections par rapport aux normes de l'industrie, il est donc crucial que votre prévision reflète la réalité de votre secteur d'activité. Adaptez vos prévisions pour montrer que vous comprenez le contexte opérationnel :
Saisonnalité et cycles : Si votre entreprise est saisonnière (commerce de détail, tourisme, construction, etc.), reconnaissez-le dans vos projections. Par exemple, un magasin de détail québécois pourrait réaliser 30 % de ses ventes annuelles en novembre-décembre et connaître des mois lents au premier trimestre. Ne projetez pas des ventes plateaux identiques chaque mois – cela semble naïf. Au lieu de cela, montrez les pics et les creux, et crucialement, montrez comment vous gérerez la trésorerie durant les périodes creuses (par exemple, constituer une réserve de liquidités ou utiliser une ligne de crédit que vous remboursez ensuite durant le pic). Les prêteurs connaissent les schémas des secteurs courants. En fait, démontrer que vous avez planifié la saison creuse peut faire toute la différence lors de l'approbation. Un exemple concret : une boutique cherchant un prêt de fonds de roulement a présenté des projections avec de fortes ventes pendant les fêtes, des revenus modestes durant l'été, et un coussin pour l'intersaison ; parce qu'ils incluaient des paiements de prêts même durant les mois creux, la banque a pris confiance et a approuvé le prêtcrestmontcapital.com. C'est exactement de cette manière que vous devriez penser – alignez votre prévision sur le calendrier de votre industrie.
Repères opérationnels : Recherchez des repères clés tels que les marges bénéficiaires brutes, le pourcentage des coûts de main-d'œuvre, le roulement des stocks, ou le délai de paiement des débiteurs pour votre secteur. Les banques comparent souvent vos projections aux moyennes industrielles (elles disposent de bases de données et de conseillers PMI qui savent, par exemple, que les restaurants ont généralement un coût des aliments de 30 % ou que les entreprises SaaS brûlent de l'argent pendant 18 mois avant d'atteindre le seuil de rentabilité). Si votre marge brute prévisionnelle est beaucoup plus élevée que la norme sans explication, cela soulève des doutes. À l'inverse, si elle est bien plus basse, le prêteur pourrait s'inquiéter de votre capacité à concurrencer. Par exemple, une société manufacturière pourrait mettre en avant le fait que l'installation de nouveaux équipements (financée par le prêt) améliorera l'efficacité – de cette façon, elle projette une hausse de sa marge brute, passant de 25 % à 30 %, en ligne avec des pairs de l'industrie utilisant des machines modernescrestmontcapital.com. Soyez toujours prêt à justifier les écarts : “Notre marge est supérieure de 5 points à celle de l'industrie parce que nous avons sécurisé des tarifs spéciaux de fournisseurs” ou “Nous investissons plus dans le marketing, mais c'est normal dans notre secteur technologique pour gagner des parts de marché.”
Besoins en fonds de roulement : Différents secteurs ont des cycles de fonds de roulement différents. Un entrepreneur de construction peut être amené à payer les travailleurs et les fournisseurs des semaines ou des mois avant de recevoir le paiement de clients. Cela signifie que même si l'état des résultats semble rentable, le flux de trésorerie peut être tendu. Si vous êtes dans une telle industrie, une prévision astucieuse montrera des comptes à recevoir montant et peut-être l'utilisation d'une ligne de crédit d'exploitation pour couvrir l'écart. Les entreprises de services, en revanche, pourraient percevoir le paiement à l'avance ou avoir un Fonds de roulement négatif (par exemple, les sociétés de logiciels par abonnement reçoivent souvent des paiements annuels à l'avance). Réfléchissez à ces nuances. Les prêteurs analyseront spécifiquement votre cycle de conversion de trésorerie – combien de temps l'argent est immobilisé dans les stocks ou les créances. Par exemple, si vous dirigez une PME manufacturière à Montréal, vous pourriez noter : “Nous achetons des matières premières (conditions de 30 jours), produisons pendant 2 semaines, vendons à des conditions de 60 jours. Nous projetons des comptes à recevoir culminants de 200 000 $ et un inventaire de 100 000 $, c'est pourquoi notre demande de prêt concerne une ligne de crédit rotative de 300 000 $ pour gérer ces besoins opérationnels.” Ce niveau de détail montre que vous comprenez réellement la mécanique de trésorerie de votre entreprise.
Environnement réglementaire : Le Québec et le Canada ont des réglementations spécifiques qui peuvent affecter les opérations de certains secteurs, ce qui influence à son tour les finances. Par exemple, un importateur alimentaire doit faire face aux réglementations de l'ACIA et éventuellement à des tarifs – cela signifie des coûts ou retards potentiels que vous devrez inclure dans vos prévisions (et peut-être un inventaire tampon). Une startup pharmaceutique pourrait devoir dépenser beaucoup en R&D et ne générer aucun revenu jusqu'aux approbations – d'où des années de pertes projetées qui sont normales pour ce secteur. Si des facteurs externes (licences, tarifs, règles environnementales) impactent vos finances, montrez dans votre projection que vous avez budgété pour la conformité et les frais ou investissements connexes. Cela se relie au “cadre légal” mais à un niveau spécifique à l'industrie.
Taux de croissance réalistes : Gardez à l'esprit quel type de croissance est plausible dans votre secteur. Une entreprise de détail local mature ne peut probablement pas doubler son chiffre d'affaires année après année sans nouvel emplacement ; une startup technologique pourrait le faire si cela devient viral. Si vous projetez une croissance rapide, reliez-la à des plans d'expansion concrets (ouverture d'un nouveau magasin, entrée dans un nouveau marché, ajout de lignes de produits) et peut-être référencez des études de marché. Les banques voient d'innombrables graphiques en forme de hockey – elles ne les prennent au sérieux que s'ils sont accompagnés de preuves. Par exemple, “Notre entreprise de services de nettoyage projette une croissance de 50 % l'année prochaine, suite à un contrat signé avec une chaîne de gestion immobilière (lettre d'intention jointe) et des données sectorielles montrant une forte demande post-pandémique.” Sans ce contexte, des projections de croissance élevées peuvent être sous-estimées par les souscripteurs.
En résumé, parlez la langue des opérations de votre secteur dans vos prévisions. Si vous abordez la saisonnalité, les marges standard, les cycles de fonds de roulement et les trajectoires de croissance typiques, vous démontrez de la compétence. Les prêteurs veulent financer des opérateurs qui comprennent leur environnement d'affaires – cela suggère que vous serez préparé aux défis et donc plus susceptibles de rembourser à temps. L'équipe de Mackisen a de l'expérience dans divers secteurs québécois, de la fabrication et du commerce de détail à la technologie et à l'immobilier. Nous utilisons des données sectorielles et des informations spécifiques aux clients pour garantir que les projections soient ancrées dans la réalité. Cela non seulement aide à l'approbation du prêt, mais vous fournit également une feuille de route utile pour gérer l'entreprise tout au long de l'année.
Meilleures pratiques en matière de prévisions financières
Élaborer des prévisions financières adaptées aux prêteurs est un exercice de précision et de prudence. Voici quelques meilleures pratiques qu'un CPA recommanderait à toute PME ou startup québécoise préparant une prévision financée :
Construisez les trois états de manière conjointe : Une prévision solide inclut un état des résultats, un état des flux de trésorerie, et un bilan pour chaque période (mois ou trimestre, en général). Ceux-ci doivent être intégrés afin que les bénéfices de l'état des résultats se reportent au bilan (en tant que bénéfices non répartis) et que l'état des flux de trésorerie reflète fidèlement la trésorerie d'exploitation, les flux/rafales de financement et les investissements. Les prêteurs exigent souvent 12 mois de projections mensuelles plus des projections annuelles pour au moins 2 à 3 ans au-delàcrestmontcapital.com. Assurez-vous que les trois états soient liés – s'ils ne le sont pas, le prêteur le remarquera (par exemple, une erreur courante consiste à prévoir des bénéfices sans montrer l'accumulation de liquidités ou d'équité dans le bilan, ce qui signale que la prévision est incomplète). Utiliser des modèles de tableur ou des logiciels peut aider à faire respecter ces liens.
Soutenez vos hypothèses de revenus : Expliquez clairement et documentez les facteurs derrière vos projections de revenus. Sont-ils basés sur les taux de croissance passés ? De nouveaux contrats ? Des études de marché indiquant une demande ? Pour une startup sans historique, vous pourriez dériver le revenu en décomposant le nombre de clients, le prix par unité et la croissance de l'acquisition de clients – le tout soutenu par des recherches ou des résultats de pilotage. Les prêteurs ne s'attendent pas à une boule de cristal, mais ils s'attendent à ce que vos prévisions de ventes soient bien documentées et défendablesmtb.com. Pensez à inclure une brève section ou des notes dans votre dossier financier intitulée "Hypothèses clés", détaillant des éléments comme la taille du marché, la part de marché attendue, la stratégie de prix, etc. Cela prévient les questions d'un prêteur et montre que vous avez fait vos devoirs.
Soyez conservateur et incluez des réserves : Il vaut mieux promettre légèrement moins et livrer plus. Les prêteurs préfèrent des prévisions conservatrices basées sur des données et des hypothèses de croissance réalistescrestmontcapital.com. Utilisez des estimations modestes pour les chiffres d'incertitude. Par exemple, si vous pensez qu'un nouveau produit pourrait se vendre entre 1 000 et 2 000 unités la première année, basez votre prévision sur 1 000 (et mentionnez que c'est conservateur). Incluez également un imprévu ou une réserve pour les dépenses – par exemple, ajoutez une ligne de 10 % d'imprévu dans vos coûts de démarrage ou présumez un certain retard dans les paiements clients (pour imiter la loi de Murphy). Une prévision de flux de trésorerie devrait idéalement montrer un solde de liquidités minimum chaque mois qui reste positif ou un coussin de crédit non utilisé ; si votre prévision fait courir le compte bancaire de la société à presque zéro, le prêteur ne voit aucune marge d'erreur. Mettez en avant votre ratio de couverture de service de la dette (DSCR) – c'est votre flux de trésorerie disponible pour payer la dette divisé par les paiements de dette. La plupart des prêteurs souhaitent voir un DSCR d'au moins 1,25 (c'est-à-dire, vous avez 25 % de flux de trésorerie en plus que nécessaire pour les paiements de prêts)projectionhub.com. En pratique, cela signifie que si les paiements annuels de prêt sont de 120 000 $, vous devriez montrer au moins 150 000 $ de flux de trésorerie libres annuels. Planifiez cela et montrez ce ratio ; si votre DSCR est projeté en-dessous de 1,0 durant une période, vous signalez une impossibilité de payer, ce qui anéantira l'application.
Détaillez votre utilisation des fonds : Montrez explicitement comment l'argent du prêt ou de l'investissement sera utilisé. Par exemple, si vous demandez un prêt de 300 000 $, décomposez-le : 150 000 $ pour l'achat d'équipement, 100 000 $ pour l'embauche de 2 employés (couvrant leurs salaires pendant un an), 50 000 $ pour le marketing. Ensuite, assurez-vous que vos états financiers reflètent ces utilisations (l'achat d'équipement apparaîtra au bilan comme un actif ; les salaires dans l'état des résultats ; le marketing dans les dépenses). Les prêteurs apprécient un détail de l'utilisation des fonds qui correspond à votre plan de croissancecrestmontcapital.com. Cela leur donne confiance que vous ne prenez pas d'argent juste pour garnir votre compte bancaire ou payer des dettes sans rapport. Si une partie des fonds doit être utilisée pour refinancer des prêts existants ou rembourser une avance d'actionnaire, mentionnez-le également. La transparence est la clé. Conseil bonus : reliez chaque utilisation des fonds à un résultat dans votre prévision (“Cet équipement augmentera la capacité de production de 30 %, menant à une croissance projetée du chiffre d'affaires, qui est reflétée dans les prévisions de ventes.”).
Incluez une analyse des ratios et du point mort : Parallèlement aux projections brutes, envisagez de présenter quelques métriques clés que le prêteur calculera de toute façon. Cela peut inclure marge brute %, marge nette %, ratio actuel (actifs courants / passifs courants), ratio d'endettement, et point mort. L'analyse du point mort (quand les revenus cumulés égalent les coûts cumulés) aide le prêteur à voir quand votre entreprise devient rentable ou génère des flux de trésorerie positifs. Si vous êtes une startup projetant des pertes initiales, montrer le mois ou le trimestre où vous atteignez le seuil de rentabilité et les conditions pour cela est réassurant. C'est également utile pour vous en tant que gestionnaire. Quant aux ratios : par exemple, un ratio actuel > 1,2 et un ratio d'endettement inférieur, disons, à 2,0, rassureront généralement un prêteur. Si vos ratios sont en dehors des limites normales, soyez prêt à expliquer pourquoi (peut-être un ratio actuel élevé parce que vous amassez des liquidités, ou un ratio dette/equité élevé parce que les propriétaires n'ont pas investi beaucoup de capital propre – ce qui pourrait inciter la banque à demander un investissement supplémentaire). En calculant ces facteurs vous-même et en les incluant, vous montrez une acuité financière et épargnez du travail au prêteur.
Planifiez plusieurs scénarios : Bien que votre demande se concentre sur une prévision principale (souvent appelée "cas de base"), il est judicieux de réaliser une analyse de sensibilité sur les hypothèses clés. Que se passe-t-il si les ventes sont inférieures de 20 % ? Que se passe-t-il si vos dépenses sont 15 % plus élevées à cause de l'inflation ? Pourrez-vous toujours assurer le remboursement du prêt ? Vous n'avez pas nécessairement besoin de présenter tous ces scénarios (sauf si demandé), mais les avoir à l'esprit – et possiblement mentionner dans le récit, “Nous avons également analysé des scénarios négatifs et maintiendrions toujours des flux de trésorerie positifs en cas de légère récession” – peut impressionner les prêteurs. Pour des prêts ou investissements significatifs, fournir des projections des meilleurs cas, des cas de base et des pires cas peut démontrer que vous comprenez l'éventail des résultats et que vous avez des plans de contingence. Certains prêteurs, en fait, testeront votre projection en appliquant leurs propres réductions (par exemple, ils pourraient ramener vos revenus de 10 % dans leur modèle pour voir si vous pouvez encore payer). Soyez une étape en avance : faites-le vous-même et sachez les résultats.
Assurez-vous de la conformité et des considérations fiscales : Comme abordé précédemment, intégrez tous les paiements d'impôts, engagements de prêt, et coûts réglementaires dans votre modèle. Montrez l'impôt sur le revenu des sociétés comme une dépense (même si vous ne devez pas en raison de pertes, montrez explicitement \“Impôt sur le revenu = 0 en raison d'une perte nette reportée\” pour qu'ils sachent que vous l'avez pris en compte). Si vous prévoyez d'utiliser des crédits d'impôt (SR&ED, crédits de formation, etc.), indiquez le flux de trésorerie de ceux-ci avec un retard (car la plupart sont reçus plusieurs mois après la fin de l'année ou du trimestre). Par exemple, les remboursements SR&ED arrivent souvent 3-6 mois après le dépôt ; votre flux de trésorerie devrait refléter ce retard. En alignant vos prévisions sur la réalité fiscale et les modalités des prêts (comme les taux d'intérêt et les calendriers de remboursement du principal modélisés avec précision), vous établissez la confiance. Un prêteur astucieux remarquera si, par exemple, votre prévision ignore les paiements d'intérêts sur le prêt même que vous demandez – cela montre un manque de prévoyance. Incluez une ligne pour les dépenses d'intérêts et pour le remboursement de principal dans votre prévision des flux de trésorerie.
Utilisez un formatage professionnel et la clarté : Présentez les prévisions de manière soignée. Utilisez des tableurs avec des en-têtes clairs, ou un format de rapport PDF. Étiquetez les hypothèses clairement (par exemple, taux d'intérêt utilisé, durée du prêt, méthode d'amortissement, etc.). Si vous avez des documents d'appui (contrats, études de marché, devis pour équipements), envisagez de les ajouter ou de les avoir prêts. Les prêteurs ont souvent une liste de documents requis – fournir un dossier bien organisé avec vos prévisions, hypothèses, et documents de soutien en ordre peut accélérer l'approbation. C'est comme un CV – le polissage compte. Utilisez des graphiques si nécessaire (un simple graphique linéaire des revenus prévisionnels vs les dépenses au fil du temps peut montrer visuellement quand vous devenez rentable, par exemple). Cependant, assurez-vous que les tableaux de données soient toujours fournis – les souscripteurs entreront des chiffres dans leurs systèmes, donc ils ont besoin des chiffres réels, pas seulement des graphiques.
Révisez et obtenez un deuxième avis : Une fois que vous avez élaboré vos prévisions, faites-les réviser – idéalement par un CPA ou un mentor/aviseur connaissant bien la finance. Ils peuvent repérer des erreurs ou des hypothèses trop optimistes. Souvent, les propriétaires d'entreprise sont par nature optimistes ; une deuxième paire d'yeux peut introduire une dose saine de scepticisme et réalignement à votre plan. De plus, ils peuvent corriger les erreurs arithmétiques ou les omissions. N'oubliez pas que des prévisions solides peuvent améliorer votre position, même si d'autres domaines de votre demande (comme les garanties ou votre score de crédit) sont borderlinescrestmontcapital.com. Étant donné les enjeux, investir du temps avec un expert pour peaufiner vos prévisions peut porter ses fruits de nombreuses fois en de meilleurs termes de prêt ou un financement réussi. Chez Mackisen, nous examinons régulièrement les états financiers historiques, préparons des formats de projection spécifiquement destinés aux prêteurs et renforçons le paquet de financement global pour nos clientscrestmontcapital.comcrestmontcapital.com. Il s'agit de présenter votre affaire sous son meilleur jour, sans s'écarter de la vérité.
En suivant ces meilleures pratiques, vous augmentez votre crédibilité auprès des prêteurs et gagnez également une compréhension plus approfondie de l'avenir financier de votre entreprise. Une prévision solide n'est pas seulement un obstacle à franchir pour un prêt – c'est un outil de gestion qui peut guider vos décisions et vous alerter tôt sur tout besoin de correction de cap. Traitez-le comme tel. Comme le dit l'expression, "Les plans sont sans valeur, mais la planification est tout." Le processus de planification en utilisant ces meilleures pratiques est là où réside la vraie valeur.
Erreurs courantes à éviter
Même les entrepreneurs bien intentionnés peuvent trébucher lorsqu'il s'agit de prévoir les finances. Voici quelques erreurs courantes et pièges dans les prévisions financières – évitez-les pour maintenir la confiance des prêteurs et éviter des maux de tête opérationnels :
Prédictions de ventes trop optimistes : Peut-être l'erreur la plus répandue est de peindre un tableau des revenus trop rose. Les banques voient souvent des startups prédisant 100 % de croissance d'année en année, ou capturant une part de marché incroyablement large en un temps très court. Surévaluer les ventes peut entraîner des pénuries de liquidités (si vous embauchez ou investissez en attendant des ventes qui ne se matérialisent jamais) et éroder rapidement la confiance d'un prêteur. Soyez réaliste – ou même légèrement pessimiste – dans vos prévisions de ventes. Il est plus facile d'expliquer pourquoi vous avez dépassé votre prévision que de justifier pourquoi vous n'en avez atteint que la moitié. Si vous prétendez que vous serez le prochain Uber ou Shopify dans deux ans, fournissez des preuves extraordinaires ; sinon, tempérez un peu. N'oubliez pas, les prêteurs réduiront souvent vos prévisions en interne pour tester la viabilité (par exemple, ils pourraient évaluer si vous pouvez encore rembourser le prêt à 75 % de vos revenus prévisibles). Si votre plan ne fonctionne qu'à 100 % de perfection, c'est un signal d'alerte. Visez un plan qui fonctionne même si vous atteignez 80 % de votre objectif – cela rassurera tout le monde.
Sous-estimation des dépenses : Le revers de ventes optimistes est les coûts sous-estimés. Les entrepreneurs oublient parfois certaines dépenses ou assument des économies quasi magiques. Les omissions ou sous-estimations courantes incluent : les coûts de marketing, les avantages des employés (pas seulement les salaires), l'entretien et les réparations, les primes d'assurance, les frais professionnels (comptable, avocat) et l'impact de l'inflation. Par exemple, si votre budget pour les services publics est de 500 $/mois parce que c'est ce que vous payez aujourd'hui, mais que vous prévoyez d'ouvrir un deuxième emplacement deux fois plus grand, votre budget pour les services publics devrait augmenter en conséquence (plus une réserve). Une autre erreur classique consiste à ne pas tenir compte de l'augmentation des dépenses à mesure que vous vous développez – plus de ventes peuvent nécessiter plus de soutien client, des frais de cartes de crédit plus élevés, des espaces de bureaux plus grands, etc. Soyez minutieux : passez en revue chaque ligne de vos dépenses actuelles et demandez-vous : "Comment cela changera-t-il à mesure que nous croissons ou avec les nouveaux fonds ?" Il est plus sûr de légèrement surestimer les dépenses. Si vous atteignez le budget, tant mieux – c'est un flux de trésorerie supplémentaire. Mais si vous souestimez sévèrement, vous pourriez manquer d'argent et défaut sur des obligations. Incluez toujours une réserve dans les budgets de projets (par exemple, 10 à 15 % de plus) pour des dépassements imprévus.
Aucune concentration sur les flux de trésorerie : De nombreux propriétaires d'entreprise se concentrent uniquement sur le compte de résultats (état des résultats) et négligent le moment des flux de trésorerie. La prévision des flux de trésorerie est probablement plus importante que la prévision des bénéfices aux fins du prêt, car les prêteurs se soucient de la capacité de remboursement mois après moiscrestmontcapital.com. Une erreur courante consiste à projeter des bénéfices solides mais à ignorer le fait que ces bénéfices pourraient être immobilisés dans des créances ou des stocks, ce qui signifie qu'il n'y a pas d'argent pour payer les factures. Par exemple, vous pourriez montrer un bénéfice au mois 3 de 10 000 $, mais si cela inclut 30 000 $ de ventes à 60 jours, vous ne verrez en réalité cet argent qu'au mois 5 – laissant un manque de liquidités. Faites toujours l'état de flux de trésorerie et assurez-vous qu'il tient compte des changements de fonds de roulement, des remboursements de prêts et des achats d'actifs. De plus, ne partez pas du principe que vous pouvez utiliser tous les bénéfices pour le service de la dette ; vous devrez peut-être réinvestir ou conserver un coussin. Une bonne pratique : mettez en avant le solde de trésorerie à la fin de chaque mois dans votre projection. Si vous voyez qu'il devient négatif ou très bas, revoyez vos hypothèses. Les prêteurs considéreront ces points bas (position de trésorerie dans le pire des cas) pour évaluer le risque.
Ignorer la saisonnalité ou les événements uniques : Comme mentionné dans Réalités industrielles, ne pas refléter la saisonnalité est une erreur. Mais au-delà de la saisonnalité, tenez également compte de tout événement unique connu. Par exemple, si votre bail arrive à expiration et que vous vous attendez à une augmentation du loyer dans six mois, construisez cela. Ou si vous prévoyez une mise à niveau logicielle importante qui coûtera 20 000 $ l'année prochaine, incluez-le (peut-être amorti ou comme une dépense unique). Ignorer de tels événements peut donner aux prévisions un aspect plus lisse et meilleur, mais cela équivaut à une précision illusoire. Les prêteurs expérimentés pourraient demander : "Je remarque que vous n'avez pas alloué quoi que ce soit pour une mise à niveau des installations ou de nouvelles recrues au-delà de la première année – est-ce réaliste ?" Ne laissez pas cela vous surprendre. Il est préférable d'incorporer et d'expliquer un coût unique que de faire semblant que tout est parfaitement fluide.
Hypothèses incohérentes : Assurez-vous que toutes les parties de votre prévision racontent une histoire cohérente. Une incohérence courante consiste à projeter une croissance des revenus sans augmentations proportionnelles des coûts variables. Si les ventes doublent, et que vous avez besoin de matières premières ou de stocks pour réaliser ces ventes, le coût des biens devrait également doubler (en supposant une marge constante). Si ce n'est pas le cas, vous sous-entendez que vous avez trouvé une marge de 100 % d'une manière ou d'une autre – une erreur criante. Un autre exemple : prétendre que vous maintiendrez une croissance annuelle de 30 % tout en montrant également une dépense marketing plate – comment atteindrez-vous la croissance sans plus de marketing ? Ou projeter d'augmenter le personnel tout en maintenant les taxes sur les salaires ou les avantages constants – un manque évident. Vérifiez chaque facteur : revenus vs. personnel de vente, production vs. coût des matériaux, etc. Les banques effectueront souvent un calcul de vérification de la réalité, comme le revenu par employé. Si vous projetez des ventes de 1 million de dollars avec 2 employés dans une entreprise de consultation, cela représente 500 000 $ par employé, ce qui peut être réaliste ou peut-être élevé pour votre domaine. Assurez-vous que ces ratios soient sensés. Sinon, ajustez les entrées pour la cohérence.
Omettre la compensation du propriétaire : Certaines PME essaient de faire paraître leurs prévisions plus rentables en omettant un salaire réaliste pour le propriétaire (surtout si historiquement le propriétaire a pris un petit salaire ou des dividendes). Cela pourrait gonfler artificiellement les bénéfices, mais ce n'est pas durable ou crédible. Les prêteurs préfèrent voir le coût d'un gestionnaire de remplacement (c'est-à-dire payer quelqu'un pour faire ce que le propriétaire fait) dans les dépenses, afin de donner une image fidèle du bénéfice d'exploitation. Si vous omettez votre propre rémunération, le prêteur pourrait ajouter une dépense salariale implicite dans son analyse, ce qui pourrait réduire la couverture projetée à ses yeux. Il vaut mieux inclure un salaire raisonnable pour vous-même (ou tout propriétaire clé actif dans l'entreprise) dans les projections. Si vous prévoyez de réinvestir en prenant peu de rémunération au début, vous pouvez montrer un salaire plus petit la première année et augmenter au cours de la 2ème ou 3ème année, mais au moins un montant devrait être présent pour couvrir les coûts de la vie.
Ne pas comptabiliser correctement les impôts ou les intérêts des prêts : Parfois, les prévisions, en particulier celles de fondateurs non financiers, oublieront les impôts sur le revenu dans la prévision des bénéfices – comme si l'entreprise n'avait jamais à payer d'impôts. Cela peut générer un énorme décalage. Évaluez toujours les impôts sur le revenu (fédéral et québécois) lors de la projection des bénéfices ; même si vous plaçez le prêt dans des dépenses déductibles initialement, d'ici 2 ou 3 ans, vous pourriez afficher des bénéfices imposables. Le taux d'impôt sur les sociétés au Québec (fédéral et provincial combiné pour une petite CCPC) est d'environ 15 % sur les premiers 500 000 $ de revenus d'affaires actifs (en supposant la déduction pour petite entreprise). Si vous projetez un bénéfice de 400 000 $ et mettez 0 $ pour les impôts, vous avez exagéré les liquidités après impôt de 60 000 $. De même, certains oublient d'inclure une dépense d'intérêts sur le prêt même qu'ils demandent ! Si vous empruntez 200 000 $ à un taux d'intérêt de 7 %, cela représente 14 000 $ d'intérêt la première année (déclinant à mesure que le principal est remboursé). Si cela n'est pas montré, vous avez exagéré le bénéfice et le flux de trésorerie de ce montant. Ces négligences sont évidentes pour les banquiers et nuisent à votre crédibilité. Vérifiez que les intérêts, les remboursements du principal et les impôts sont tous intégrés.
Aucun tampon ou plan B : Les prêteurs savent que les projections ne sont que des projections. Ils s'intéressent à la manière dont vous répondrez si tout ne se passe pas parfaitement. Une erreur consiste à présenter la prévision comme si elle était garantie et de ne pas discuter d'un plan de secours. Cela peut être subtil – même juste une ligne dans votre résumé exécutif comme, "Si les ventes sous-performent de 20 %, l'entreprise réduira les dépenses discrétionnaires et pourra compter sur un apport de prêt d'actionnaire de 50 000 $ si nécessaire, garantissant ainsi que les paiements des prêts soient toujours couverts." Cette réflexion proactive peut vous démarquer. A l'inverse, une erreur consiste à supposer que rien ne se passera jamais mal – cela vous fait paraître inexpérimenté ou naïf. Comme mentionné plus tôt, exécuter des scénarios alternatifs est sage. Envisagez également d'exposer le collatéral disponible, même si le prêt est sans garantie. Si vous avez des actifs non grevés ou une propriété personnelle que vous êtes prêt à mettre en gage si nécessaire, mentionner que vous avez un intérêt dans le jeu et des ressources pour faire face à des déficits peut atténuer la perception du risque par le prêteur.
Mauvaise présentation et erreurs mathématiques : Enfin, une erreur banale mais fatale : des fautes de frappe, des erreurs mathématiques ou une présentation chaotique des prévisions. Si votre tableur a des erreurs (des totaux qui ne s'additionnent pas correctement, des unités mal appariées, etc.), le prêteur remettra en question tous vos chiffres. Utilisez les formules de tableau correctement et testez-les. Assurez-vous que le bilan soit équilibré (actifs = passifs + capitaux propres) – un bilan prévisionnel déséquilibré est un obstacle à la transaction, car cela montre un manque de rigueur comptable. De plus, évitez des formats difficiles à lire : police de caractère minuscule, tableaux trop denses sans breakdowns, ou colonnes non étiquetées frustreront l'analyste examinant votre dossier. Fournissez des résumés annuels en plus des détails mensuels (par exemple, les totaux de chaque année), de sorte que la vue d'ensemble ne se perde pas dans les détails. Essentiellement, ne laissez pas la négligence remettre en question votre travail acharné. Si les chiffres ne sont pas votre point fort, c'est là où faire appel à un comptable s'avère bénéfique. Un rapport de prévision clair et sans erreurs signale le professionnalisme. Vérifiez tous les chiffres et peut-être faites examiner certains chiffres clés indépendamment comme une vérification. Repérez les erreurs avant que la banque ne les détecte.
En évitant ces pièges, vous augmentez considérablement la crédibilité de vos projections. Les prêteurs voient de nombreuses demandes – ils peuvent rapidement repérer les erreurs courantes ci-dessus. Démontrer que vous êtes suffisamment avisé pour les avoir évitées placera votre dossier dans le meilleur niveau. Cela indique que vous êtes un propriétaire d'entreprise attentif aux détails et réaliste qui comprend la gestion financière – le type de client sur lequel ils souhaitent parier. L'équipe de Mackisen effectue souvent un "examen des drapeaux rouges" uniquement pour éliminer ces erreurs, sachant comment les premières impressions sont cruciales avec les agents de crédit.
Enfin, rappelez-vous que les projections ne sont que des estimations, pas des garanties. Personne ne les obtient exactement correctes. Les prêteurs s'attendent à une certaine variance entre les résultats prévisibles et réels. Ce qui importe, c'est que vous ayez été raisonnable et honnête. Si plus tard vos chiffres réels diffèrent, vous pouvez expliquer la cause (changement de marché, etc.). Cependant, de vastes écarts sans justification peuvent nuire à votre crédibilité dans le financement futurcrestmontcapital.com. En évitant les erreurs ci-dessus, vous minimiserez ces écarts et préparerez le terrain pour une relation solide avec vos partenaires de financement.
Salaire vs Dividendes : Stratégie de rémunération du propriétaire
Une décision de planification financière qui imprègne vos prévisions (et votre conformité fiscale) est la façon dont vous vous rémunérez en tant que propriétaire – par salaire ou par dividendes. Chaque approche a des implications pour les états financiers, les taxes et les perceptions des prêteurs. Décortiquons comment aborder cela dans vos préparations de prêt :
1. Impact sur les états financiers :
Salaire : Si vous (en tant qu'associé-gérant) prenez un salaire, ce salaire apparaît comme une dépense dans l'état des résultats. Cela réduira le bénéfice de l'entreprise mais aussi son revenu imposable (le salaire est déductible pour l'entreprise). Au bilan et dans le flux de trésorerie, le paiement d'un salaire réduit la trésorerie de l'entreprise, semblable à toute autre dépense salariale. Inclure un salaire du propriétaire dans vos prévisions donne une image plus réaliste des dépenses d'exploitation. Les prêteurs préfèrent souvent cela car cela montre la véritable capacité de l'entreprise à générer des bénéfices après avoir compensé la direction. Cela répond à la question : "Cette société peut-elle se permettre de payer une personne compétente pour diriger et rembourser le prêt ?" Si la réponse est oui, c'est un bon signe. Par exemple, si votre bénéfice net après vous être versé un salaire raisonnable est toujours sain, c'est excellent. Si le bénéfice devient négatif après un salaire équitable, votre modèle d'affaires pourrait ne pas être viable sans sous-payer le travail (vous dans ce cas). Incluez un salaire raisonnable pour vous-même (ou tout propriétaire clé actif dans l'entreprise) dans les projections. Si vous prévoyez de réinvestir en prenant peu de salaire dans un premier temps, vous pouvez montrer un salaire plus faible pendant la première année et une augmentation durant la 2ème ou 3ème année, mais un montant décemment représenté devrait être là pour couvrir les coûts de la vie.


