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28 nov. 2025

Mackisen

section 160 Évaluations : comment l'ARC peut vous faire payer la dette fiscale de quelqu'un d'autre – Un guide complet par un cabinet comptable de Montréal près de chez vous

Introduction

L'une des compétences les plus surprenantes—et dévastatrices—de l'Agence du revenu du Canada (ARC) est sa capacité à évaluer une autre personne pour la dette fiscale d'un contribuable en vertu de l'article 160 de la Loi sur l'impôt sur le revenu. Cela signifie que l'ARC peut légalement vous obliger à payer la dette fiscale d'un époux, d'un enfant, d'un parent, d'un partenaire commercial ou de toute personne dont vous avez reçu des biens ou de l'argent—même si vous n'aviez aucune idée qu'ils devaient des impôts. Les évaluations de l'article 160 sont sévères, difficiles à renverser et financièrement dangereuses si elles ne sont pas traitées correctement. Ce guide explique comment fonctionne l'article 160, qui est à risque et comment vous défendre lorsque l'ARC prétend que vous devez des impôts pour les actions d'une autre personne.

Cadre juridique et réglementaire

L'article 160 de la Loi sur l'impôt sur le revenu permet à l'ARC d'évaluer un cessionnaire (la personne recevant des biens) pour les dettes fiscales d'un cédant (la personne transférant des biens). La règle s'applique lorsque :

  1. Le cédant devait des impôts au moment du transfert

  2. Le cédant et le cessionnaire étaient non liés (famille, individus liés, époux, actionnaire de société, etc.)

  3. Des biens ont été transférés pour moins que la juste valeur marchande

  4. L'ARC émet une évaluation formelle de l'article 160
    Il n'y a aucune limite de temps pour que l'ARC émette une évaluation de l'article 160. L'ARC utilise souvent cet outil lorsqu'elle ne peut pas recouvrer auprès du contribuable d'origine.

Décisions clés des tribunaux

Dans Canada c. Heavyside, la Cour fédérale d'appel a confirmé que l'article 160 s'applique même lorsque le cessionnaire n'était pas au courant de la dette fiscale. Dans R. c. Livingston, l'ARC a fait appliquer avec succès l'article 160 contre un époux qui a reçu un bien en dessous de la juste valeur marchande. Dans Kapoor c. Canada, la responsabilité en vertu de l'article 160 du contribuable a été réduite après avoir prouvé que la juste valeur marchande avait été payée. Ces affaires montrent que l'intention ne compte pas—si les conditions sont réunies, l'ARC peut évaluer le cessionnaire.

Comment fonctionne l'article 160

L'article 160 cible les transferts d'actifs en dessous de la juste valeur marchande, tels que :

  • Les époux s'ajoutant mutuellement au titre de propriété d'une maison

  • Les parents offrant des biens ou de l'argent à leurs enfants

  • Les actionnaires prenant des dividendes ou des actifs alors que la société doit des impôts

  • Les membres de la famille transférant des véhicules, des biens immobiliers ou des investissements

  • Les entreprises déplaçant des actifs entre parties liées
    Si l'ARC prouve que le cédant devait des impôts et que le transfert était en dessous de la JVB, le cessionnaire devient solidairement responsable pour la valeur du transfert, plus les pénalités et les intérêts.

Exemples de l'article 160 dans la vie réelle

Exemple 1 : Transfert entre époux

Un mari doit 85 000 $ à l'ARC. Il transfère sa moitié de la maison à sa femme pour 1 $. L'ARC peut évaluer la femme en vertu de l'article 160 pour un montant allant jusqu'à la valeur du transfert.

Exemple 2 : Offrir de l'argent aux enfants

Un parent détenant des impôts offre 40 000 $ à son enfant pour l'aider à acheter une voiture. L'ARC évalue l'enfant pour 40 000 $.

Exemple 3 : Les directeurs prenant des dividendes

Un actionnaire retire 100 000 $ de la société alors que la société doit la TPS/TVH. L'ARC peut évaluer l'actionnaire personnellement.

Exemple 4 : Transferts d'actifs d'entreprise

Une entreprise transfère du matériel à une société liée en dessous de la JVB. L'ARC évalue la société réceptrice.
L'intention ne compte pas. Même les récipiendaires innocents sont responsables.

Ce que recherche l'ARC

L'ARC examine :

  • Les transferts bancaires entre membres de la famille

  • Les transferts de titres de propriété

  • Les dividendes d'entreprise ou les prêts d'actionnaires

  • Les dons ou prêts entre sociétés liées

  • Les transferts de véhicules, de cryptomonnaies ou d'investissements

  • Les règlements de rupture de mariage
    Si l'ARC trouve un transfert en dessous de la JVB, l'article 160 est appliqué de manière agressive.

Défenses contre les évaluations de l'article 160

1. Défense de la juste valeur marchande

Si vous avez payé la pleine juste valeur marchande, l'article 160 ne s'applique pas. Les évaluations et les relevés bancaires sont cruciaux.

2. Pas de dette fiscale au moment du transfert

Si le cédant ne devait pas d'impôts au moment, l'article 160 ne peut pas être utilisé.

3. Transaction à distance

Si les parties n'étaient pas liées ou n'avaient pas de relation non liée, l'article 160 peut ne pas s'appliquer.

4. Erreurs procédurales de l'ARC

L'ARC doit calculer la JVB avec précision. S'ils ont mal évalué le bien, vous pouvez contester l'évaluation.

5. Paiements partiels à la JVB

Si vous avez payé une partie de la valeur, la responsabilité en vertu de l'article 160 doit être réduite en conséquence.

6. Règlements de divorce

Les règlements matrimoniaux ordonnés par le tribunal peuvent offrir des exceptions, mais nécessitent de solides arguments juridiques.

Comment contester une évaluation de l'article 160

1. Déposer un avis d'opposition (délai de 90 jours)

Cela suspend les recouvrements d'impôts sur le revenu.

2. Fournir des évaluations et des valorisations

Montrer la JVB au moment du transfert.

3. Prouver le paiement

Relevés bancaires, reçus ou contrats de prêt.

4. Fournir des documents juridiques

Contrats de mariage, accords de séparation, résolutions d'entreprise.

5. Contester les calculs de JVB de l'ARC

L'ARC surestime souvent la JVB pour gonfler la responsabilité de l'article 160.

6. Faire appel au tribunal des impôts si nécessaire

Le tribunal des impôts renverse ou réduit fréquemment les évaluations de l'article 160.

Conséquences de l'ignorance d'une évaluation de l'article 160

L'ARC peut :

  • Faire des saisies sur les salaires

  • Geler les comptes bancaires

  • Confisquer les remboursements futurs

  • Mettre des privilèges sur des maisons

  • Poursuivre des biens communs
    Ignorer cela rend la situation bien pire.

Comment prévenir les problèmes liés à l'article 160

Évitez de transférer des biens tout en devant des impôts.
Ne donnez pas d'argent à la famille sans confirmer les soldes d'impôts.
Utilisez des accords juridiques pour les transferts de biens.
Documentez tous les paiements et valorisations.
Consultez un comptable professionnel avant de déplacer des actifs entre sociétés.

Stratégie Mackisen

Chez Mackisen CPA Montréal, nous défendons nos clients contre les évaluations de l'article 160 en rassemblant des preuves d'évaluation, en reconstruisant des dossiers de paiement, en contestant les hypothèses de l'ARC, en déposant des avis d'opposition, en négociant des allégements et en faisant appel au tribunal des impôts lorsque c'est nécessaire. Nous protégeons les époux, les enfants et les propriétaires d'entreprise contre des responsabilités injustes.

Expérience de vrais clients

Une femme de Montréal a évité une évaluation de 92 000 $ en vertu de l'article 160 après avoir prouvé que l'achat de sa maison était à la JVB. Un propriétaire d'entreprise a réduit une évaluation à six chiffres en documentant les remboursements d'entreprise. Un fils a évité la responsabilité après que nous avons montré que son "don" était en réalité un prêt remboursable. Un ex-époux a annulé l'évaluation de l'ARC en utilisant des preuves de règlement ordonné par le tribunal.

Questions courantes

L'ARC peut-elle me faire payer les impôts de mon époux ? Oui—si l'article 160 s'applique. L'intention est-elle pertinente ? Non. L'ARC a-t-elle besoin d'un ordre du tribunal ? Non. Les enfants peuvent-ils être évalués ? Oui. Peut-on contester l'article 160 ? Oui—avec des preuves solides.

Pourquoi Mackisen

Avec plus de 35 ans d'expérience combinée en CPA, Mackisen CPA Montréal défend avec vigueur les contribuables contre les évaluations de l'article 160 grâce à la documentation, à l'évaluation, aux arguments juridiques et aux objections stratégiques. Nous protégeons vos actifs et nous nous assurons que l'ARC applique la loi correctement.

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