perspectives
21 nov. 2025
Mackesin

Séparer les dépenses professionnelles et personnelles – Un guide complet par un cabinet de comptables agréés à Montréal près de chez vous

Séparer les dépenses professionnelles et personnelles au Canada est l'un des éléments les plus cruciaux
pour la conformité fiscale des entrepreneurs, des entreprises constituées, des travailleurs indépendants
et des sociétés familiales. Lorsque les propriétaires d'entreprises mélangent les dépenses d'entreprise et
les dépenses personnelles—même involontairement—ils s'exposent à des audits de l'ARC,
à des déductions refusées, à des réévaluations de la paie, à des pénalités de TPS/TVH,
et à des évaluations de prestations d'actionnaires selon certaines des dispositions les plus sévères
de la Loi de l'impôt sur le revenu.
De nombreux propriétaires d'entreprise ne réalisent pas que chaque dépense personnelle payée par
le biais de la société est susceptible d'être considérée comme un revenu, et chaque dépense d'entreprise
inexactement réclamée peut être refusée. Comprendre comment séparer correctement
les dépenses professionnelles et personnelles au Canada protège votre société, réduit le risque d'audit
et garantit une comptabilité précise. Ce guide explique les règles de l'ARC, les erreurs courantes,
les cas juridiques et les meilleures pratiques pour maintenir une séparation sans faille.
Cadre juridique et réglementaire
Les règles de l'ARC concernant les dépenses professionnelles et personnelles reposent sur plusieurs sections de la
Loi de l'impôt sur le revenu :
• Section 18(1)(a) – les dépenses doivent être engagées pour générer des revenus pour être déductibles.
• Section 67 – les dépenses doivent être raisonnables en montant.
• Section 18(1)(h) – les dépenses personnelles ou de subsistance ne sont PAS déductibles.
• Section 15(1) – les dépenses personnelles payées par une société pour un actionnaire sont traitées
comme un avantage imposable pour l'actionnaire.
• Section 6(1)(b) – les avantages personnels fournis aux employés peuvent être considérés comme des revenus
d'emploi imposables.
• Règles de TPS/TVH – les crédits de taxe sur les intrants ne sont permis que sur les dépenses professionnelles avec des
factures justificatives.
L'ARC s'attend à ce que les sociétés et les travailleurs indépendants conservent des dossiers précis, documentés et
clairement séparés. Les dépenses à usage mixte—telles que les véhicules, les téléphones portables, les bureaux à domicile,
les repas et les déplacements—nécessitent une allocation minutieuse. Ces règles forment la base
pour séparer les dépenses professionnelles et personnelles au Canada.
Décisions judiciaires clés
Les tribunaux canadiens ont maintes fois confirmé l'application stricte des règles de dépense de l'ARC :
Dans l'affaire Black c. Canada, le tribunal a statué que les dépenses personnelles catégorisées à tort comme
dépenses professionnelles n'étaient pas déductibles et ont entraîné des pénalités significatives.
Dans l'affaire Symes c. Canada, la Cour suprême a statué que les dépenses personnelles de subsistance—telles que
les coûts de garde d'enfants—ne peuvent pas être réclamées comme déductions d'entreprise même si elles soutiennent
indirectement les opérations commerciales.
Dans l'affaire Youngman c. Canada, le tribunal a confirmé les évaluations des avantages des actionnaires pour l'utilisation
personnelle des actifs de la société, renforçant que les sociétés ne peuvent pas payer des dépenses personnelles
sans conséquences fiscales.
Dans l'affaire Sowrey c. Canada, l'ARC a refusé des dépenses non documentées ; le tribunal a confirmé que
les contribuables doivent produire des reçus et des explications appropriés.
Ces affaires montrent l'importance de maintenir une séparation claire et défendable des
dépenses professionnelles et personnelles.
Pourquoi l'ARC cible cette question
L'ARC audite le mélange des dépenses professionnelles et personnelles plus agressivement que presque tout autre
domaine parce que cela conduit souvent à :
• des déductions surestimées
• des avantages imposables non déclarés
• des dépenses de style de vie personnel cachées au sein des sociétés
• des retraits en espèces non documentés
• une mauvaise utilisation des comptes de prêt d'actionnaires
• des abus de crédits de taxe sur les intrants TPS/TVH
• des amortissements inappropriés de véhicules, repas et déplacements
L'ARC compare les relevés bancaires, les états de carte de crédit, les fiches de paie, les déclarations de TPS et les déclarations T2/T1
pour détecter les incohérences. Les sociétés avec des transactions personnelles fréquentes,
des soldes de prêts d'actionnaires négatifs, ou des


