perspectives
21 nov. 2025
Mackisen

Prêts d'actionnaires : Éviter les problèmes fiscaux lorsque vous retirez de l'argent – Un guide complet d'un cabinet comptable de Montréal près de chez vous

Les prêts d'actionnaires au Canada sont l'un des domaines les plus mal compris de la
fiscalité des entreprises. De nombreux propriétaires d'entreprise considèrent le compte
bancaire de leur société comme le leur—transférant de l'argent de manière informelle,
empruntant à la société pour un usage personnel ou payant des dépenses personnelles
avec des fonds de la société. Bien que cela puisse sembler pratique, l'ARC prend très
au sérieux les prêts d'actionnaires. Si un actionnaire prend de l'argent de sa société
et ne le rembourse pas correctement, l'ARC peut classer le montant comme
revenu imposable, entraînant des pénalités, des intérêts et une double imposition.
Comprendre les règles des prêts d'actionnaires au Canada—y compris les délais de
remboursement, les exigences en matière de documentation et les exceptions prévues
à l'article 15(2)—est essentiel pour éviter des erreurs coûteuses. Ce guide explique
comment fonctionnent les prêts d'actionnaires, comment l'ARC les audite et
comment structurer les remboursements en toute sécurité.
Cadre juridique et réglementaire
Les prêts d'actionnaires sont régis par l'article 15(2) de la Loi de l'impôt sur le
revenu. Selon cette règle, si un actionnaire (ou une personne reliée à l'actionnaire)
reçoit un prêt ou une avance de la société, le montant total est inclus comme revenu
imposable sauf :
• si le prêt est remboursé dans l'année suivant la clôture de l'exercice de la
société, ou
• si le prêt entre dans une exception autorisée (telles que les prêts aux employés,
les prêts à des fins commerciales, les prêts pour l'achat d'une maison ou les prêts
effectués dans le cadre d'arrangements de prêt de bonne foi).
Même lorsque qu'un prêt est exclu en vertu d'exceptions, l'article 15(9) et 80.4 peuvent
s'appliquer, exigeant que l'actionnaire inclue un avantage imposable équivalent aux
intérêts économisés si le taux du prêt est inférieur au taux prescrit par l'ARC.
L'article 246(1) régit les situations où des avantages indirects découlent d'un
avantage pour l'actionnaire. Les sociétés doivent enregistrer les transactions de prêts
d'actionnaires dans le compte de prêts d'actionnaires sur le bilan et les divulguer
dans la déclaration de revenus des sociétés T2. Ces règles définissent comment
les prêts d'actionnaires au Canada sont imposés et surveillés.
Décisions judiciaires clés
Les tribunaux ont renforcé la vision stricte de l'ARC sur les prêts d'actionnaires.
Dans l'affaire Youngman c. La Reine, le tribunal a statué qu'un actionnaire qui a utilisé
des biens de l'entreprise à des fins personnelles a reçu un avantage imposable d'actionnaire—
même sans prêt formel.
Dans l'affaire Hicks c. Canada, l'ARC a réussi à taxer des retraits d'actionnaires qui n'avaient
pas de documentation ou de calendrier de remboursement, confirmant que les prêts
informels sont généralement imposables en vertu de l'article 15(2).
Dans l'affaire Sowrey c. Canada, le contribuable a affirmé que le prêt avait été remboursé à la
clôture de l'exercice, mais les écritures comptables étaient inexactes. Le tribunal a
statuté que le remboursement doit être réel et substantiel, pas juste des écritures de
journal.
Dans l'affaire Hardy c. Canada, l'ARC a appliqué des avantages imposables parce que le prêt
était sans intérêt.
Le tribunal a confirmé l'application par l'ARC des règles relatives aux avantages sur
intérêts prescrits.
Ces affaires montrent que les prêts d'actionnaires doivent être structurés avec soin pour
éviter une imposition.
Pourquoi l'ARC cible ce problème
L'ARC audite agressivement les comptes de prêts d'actionnaires car ils sont une source
courante de retraits personnels cachés. L'ARC surveille :
• les sociétés avec des soldes débitants persistants dans les comptes de prêts d'actionnaires
• les paiements de dépenses personnelles utilisant des fonds de société
• les prêts qui sont remboursés et réempruntés selon un modèle « circulaire »
• les sociétés qui émettent des dividendes uniquement après des avis d'audit de l'ARC
• les prêts non documentés ou les écritures de journal vagues
• les grands retraits proches de la clôture de l'exercice
L'ARC effectue également des vérifications croisées des dossiers de paie, des dividendes et
des déclarations T5 pour déterminer si les retraits des actionnaires ont été déguisés en
rémunération. Parce que les prêts d'actionnaires au Canada peuvent facilement être
mal utilisés pour éviter des taxes, l'ARC impose une conformité stricte.
Stratégie Mackisen
Chez Mackisen CPA Montréal, nous aidons nos clients à gérer les prêts d'actionnaires en
toute sécurité et de manière efficace sur le plan fiscal. Notre approche comprend :
• la révision du compte de prêts d'actionnaires pour identifier les transactions à haut
risque
• la structuration de plans de remboursement valides avant le délai d'un an
• la détermination des retraits qui devraient être reclassés en salaires, dividendes ou
remboursements
• l'application d'exceptions en vertu de l'article 15(2) lorsque cela est possible
• le calcul des avantages imposables en vertu de l'article 80.4 lorsque cela est
nécessaire
• la préparation d'une documentation appropriée—contrats de prêt, résolutions du
conseil et calendriers de remboursement
• la conciliation des soldes de prêts d'actionnaires lors de la préparation de la T2 à la
clôture de l'exercice
• la planification de stratégies pluriannuelles pour prévenir de futurs problèmes
Cette méthode structurée garantit que les prêts d'actionnaires au Canada ne déclenchent
pas de factures fiscales inattendues ou des audits de l'ARC.
Expérience de réels clients
Un propriétaire d'entreprise a retiré 150 000 $ de sa société sur deux ans, croyant
qu'il pouvait "le rembourser plus tard." L'ARC a réévalué le montant total comme revenu
imposable. Nous avons restructuré les retraits en dividendes rétroactifs, déposé des
ajustements et considérablement réduit l'impôt.
Une autre société avait plusieurs transactions non documentées étiquetées comme « prêt à
l'actionnaire. » L'ARC les a contestées. Nous avons rassemblé des reçus, reclassé de nombreux
articles en remboursements d'affaires, et avons évité l'imposition sur la plupart des
montants.
Dans un troisième cas, un prêt pour l'achat d'une maison était qualifié selon les
exceptions autorisées, mais le client n'avait pas facturé d'intérêts. Nous avons corrigé le
calcul des avantages et évité des pénalités.
Ces exemples montrent pourquoi la planification des prêts d'actionnaires est essentielle pour
la conformité au Canada.
Questions courantes
Les propriétaires d'entreprise demandent souvent s'ils peuvent emprunter à leur société sans
intérêt.
Uniquement dans des exceptions spécifiques; sinon, des avantages d'intérêts s'appliquent.
D'autres demandent si le simple remboursement du prêt avant la clôture de l'exercice évite
l'impôt. Non—la règle est un an après la clôture de l'exercice, et non l'année du retrait.
Beaucoup se demandent si les écritures de journal comptent comme remboursement. Elles ne le
font que si soutenues par de réelles transactions.
Une autre question : La société peut-elle prêter de l'argent aux membres de la famille ? Oui,
mais les règles concernant les personnes reliées s'appliquent, rendant la conformité plus
complexe.
Ces questions soulignent pourquoi comprendre les prêts d'actionnaires au Canada est
critique pour la planification fiscale.
Pourquoi Mackisen
Avec plus de 35 ans d'expérience combinée en CPA, Mackisen CPA Montréal aide les
propriétaires d'entreprise à rester conformes tout en minimisant les obligations fiscales
associées aux prêts d'actionnaires. Que vous ayez besoin d'aide pour structurer des prêts,
corriger des déclarations passées ou gérer des soldes d'actionnaires en fin d'année, notre
équipe d'experts garantit précision, transparence et protection contre les risques d'audit.


