Perspicacité

26 nov. 2025

Mackisen

Primes et indemnités de départ : Fiscalité des paiements forfaitaires – Un guide complet par un cabinet comptable de Montréal près de chez vous

Introduction

Les primes, les paiements rétroactifs, les indemnités de licenciement, les paiements de cessation d'emploi et les allocations de départ à la retraite sont parmi les éléments de paie les plus mal compris au Canada. Les employeurs supposent souvent que les paiements en somme forfaitaire suivent les règles de paie régulières. Les employés croient fréquemment que les primes sont taxées « trop haut » ou que l'indemnité de licenciement devrait être exonérée d'impôt. En réalité, l'ARC applique des formules de retenue strictes, des taux d'imposition uniques et des règles complexes pour les transferts REER, les impacts de l'AE et les gains pensionnables/assurables. Mal évaluer l'impôt sur les paiements en somme forfaitaire peut déclencher des audits de paie de l'ARC, des pénalités et des erreurs de correspondance sur les feuillets T4/RL-1. Comprendre comment taxer correctement les primes et les paiements d'indemnité de licenciement est essentiel pour les employeurs et les employés.

Cadre légal et réglementaire

La taxation des paiements en somme forfaitaire est régie par la Loi de l'impôt sur le revenu, la Loi sur le Régime de pensions du Canada, la Loi sur l'assurance-emploi et — au Québec — la Loi sur l'administration fiscale et la Législation QPP/QPIP. Les employeurs doivent :

• appliquer les taux de retenue sur les sommes forfaitaires de l'ARC
• déterminer si le paiement est un revenu régulier, une prime, une indemnité de licenciement ou une allocation de départ à la retraite
• inclure ou exclure les RPC/RPCQ et AE/QPIP en fonction du type de paiement
• déclarer les montants correctement sur les feuillets T4 ou RL-1
• remettre les retenues sur la paie avant la date limite
• conserver la documentation justificative

1. Impôt sur les primes (méthode de la somme forfaitaire)

L'ARC exige l'utilisation des taux de retenue sur les sommes forfaitaires spéciaux pour les primes :

10 % — jusqu'à 5 000 $
20 % — de 5 001 $ à 15 000 $
30 % — plus de 15 000 $
(Le Québec applique des formules de déduction à la source provinciale séparément.)

Ce sont des taux de retenue, pas des impôts réels. L'impôt final est calculé lors du dépôt de la déclaration de revenus personnelle.

Les RPC/RPCQ et AE/QPIP s'appliquent car les primes sont des gains assurables et pensionnables.

2. Impôt sur les indemnités de licenciement

Les indemnités de licenciement sont imposables, mais :
• elles ne sont pas soumises à l'AE
• elles ne sont pas soumises au RPC/RPCQ
• les taux de retenue suivent la méthode de la somme forfaitaire

3. Allocations de départ à la retraite (règle spéciale)

Les allocations de départ à la retraite peuvent être transférées exonérées d'impôt à un REER :

• 2 000 $ par année de service avant 1996
• plus 1 500 $ par année avant 1989 où aucune pension n'existait

Les montants transférés directement à un REER évitent totalement l'impôt de retenue.

4. Indemnité de vacances lors de la cessation d'emploi

L'indemnité de vacances versée lors de la cessation d'emploi est :
• imposable
• pensionnable (le RPC/RPCQ s'applique)
• assurable (l'AE/QPIP s'applique)

5. Rémunération rétroactive

La rémunération rétroactive est traitée comme une prime et suit les règles de retenue sur les sommes forfaitaires.

Ces règles forment la structure de taxation complète pour les primes et les indemnités de licenciement au Canada.

Décisions judiciaires clés

Les tribunaux ont maintes fois soutenu le traitement des revenus en somme forfaitaire par l'ARC et Revenu Québec.

1. Tsiaprailis c. Canada (Cour suprême)

Établit que certains éléments des paiements de règlement sont imposables tandis que d'autres peuvent être exonérés.

2. Hickey c. Canada

Clarifie que les employeurs doivent calculer correctement le RPC/AE sur les montants de primes et de cessation; les erreurs entraînent des pénalités.

3. Williams c. La Reine

Confirme que l'indemnité de licenciement est entièrement imposable et doit être incluse dans les revenus d'emploi.

4. Prévoyance c. Revenu Québec

Maintient les pénalités lorsque la déclaration RL-1 des revenus en somme forfaitaire était inexacte.

Ces décisions renforcent le traitement strict de la paie pour les paiements en somme forfaitaire.

Pourquoi l'ARC cible cette question

Les primes et les paiements d'indemnité de licenciement font l'objet de vérifications approfondies parce que :

• de nombreux employeurs utilisent des taux d'imposition erronés
• les RPC/AE/RPCQ/QPIP sont souvent appliqués incorrectement
• les indemnités de licenciement sont parfois déclarées à tort comme non imposables
• les allocations de départ à la retraite sont mal classées
• les feuillets T4/T4A/RL-1 contiennent souvent des erreurs
• les employeurs n'effectuent pas les retenues sur les sommes forfaitaires à temps
• les employés contestent les impacts de l'AE en raison de codes incorrects
• les paiements de règlement peuvent inclure des portions imposables non déclarées

L'ARC compare :
• les remises de paie
• les feuillets T4/RL-1
• les ROE (les codes de raison affectent le droit à l'AE)
• les dépôts bancaires
• les accords de licenciement

Cela fait de la paie en somme forfaitaire une catégorie à haut risque.

Stratégie Mackisen

Chez Mackisen CPA Montréal, nous aidons les employeurs à gérer les paiements en somme forfaitaire avec une conformité totale et une protection contre les audits. Notre approche structurée comprend :

1. Identification du type de paiement

Nous déterminons si le paiement est :
• une prime
• un ajustement de paie rétroactive
• une indemnité de licenciement
• un paiement en lieu de préavis
• une allocation de départ à la retraite
• un paiement de vacances

2. Application des retenues sur la paie correctes

Nous assurons le traitement correct de :
• RPC/RPCQ
• AE/QPIP
• impôt sur le revenu fédéral et provincial
• règles spécifiques au Québec (codes RL-1, QPP/QPIP)

3. Optimisation des transferts REER

Pour les allocations de départ à la retraite, nous calculons :
• le service admissible avant 1996
• les transferts directs au REER
• les montants de roulement exonérés d'impôt
• les réductions d'impôt de retenue

4. Reporting T4 et RL-1

Nous préparons :
• les cases de revenus d'emploi correctes
• les codes RL-1 spéciaux pour le Québec
• les codes d'allocations de départ à la retraite
• la déclaration des indemnités de licenciement
• la réconciliation avec les livres de paie

5. Défense contre les audits

• réponse aux examens de paie de l'ARC ou de Revenu Québec
• préparation de la documentation pour les accords d'indemnité de licenciement
• correction des erreurs antérieures par le biais de feuillets modifiés

Cela garantit une conformité totale et élimine le risque d'audit de paie.

Expérience réelle des clients

Une entreprise de logiciels à Montréal a versé de grosses primes mais a utilisé les tables d'imposition de paie régulières. L'ARC a constaté un sous-retirement et a réévalué la paie. Nous avons corrigé tous les dépôts et formé la direction sur les règles des sommes forfaitaires.

Une clinique de santé a mal classé l'indemnité de licenciement comme un règlement non imposable. L'ARC a inversé le traitement et imposé des pénalités. Nous avons restructuré le cadre des indemnités de licenciement et corrigé les déclarations.

Un cadre d'entreprise a reçu une allocation de départ à la retraite mais l'employeur a omis d'appliquer les règles de roulement REER. Nous avons modifié le reporting de paie et organisé un transfert direct rétroactif.

Une entreprise de construction a payé des vacances et une indemnité de licenciement ensemble dans une somme forfaitaire sans séparer le RPC/AE. L'ARC a exigé une correction complète de la paie. Nous avons reconstruit les entrées et assuré un codage approprié.

Questions fréquentes

Les employeurs demandent souvent si une imposition des sommes forfaitaires signifie que les employés « perdent de l'argent ». Non, l'impôt final est déterminé à la fin de l'année.

D'autres demandent si l'indemnité de licenciement est assurable par l'AE. Non, l'indemnité de licenciement ne génère pas de primes à l'AE.

Certains demandent si l'indemnité de licenciement peut être versée exonérée d'impôt. Non, sauf les portions admissibles des allocations de départ à la retraite transférées au REER.

Une autre question : Le Québec traite-t-il les primes différemment ? Le Québec a ses propres formules de déduction fiscale et règles de déclaration RL-1.

Pourquoi Mackisen

Avec plus de 35 ans d'expérience combinée en CPA, Mackisen CPA Montréal s'assure que les paiements en somme forfaitaire — primes, indemnités de licenciement, paie rétroactive et allocations de départ à la retraite — sont calculés, imposés et déclarés avec précision. Nous protégeons les employeurs contre les audits de paie et veillons à ce que les employés reçoivent une documentation correcte et conforme.

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