Perspicacité
26 nov. 2025
Mackisen

Que se passe-t-il avec vos impôts lorsque vous décédez – Un guide complet par un cabinet de CPA de Montréal près de chez vous

Introduction
Lorsqu'une personne décède au Canada, sa situation fiscale ne se termine pas silencieusement. Au lieu de cela, la Loi de l'impôt sur le revenu déclenche plusieurs événements fiscaux importants, y compris une disposition réputée d'actifs, une déclaration de revenus finale, des gains en capital potentiels, et des règles de report spéciales. Comprendre ce qui se passe sur le plan fiscal au décès est essentiel pour les familles, les exécuteurs et les individus préparant leurs plans successoraux. La bonne nouvelle est que le Canada n'a pas d'impôt sur les successions : les bénéficiaires reçoivent généralement les actifs avec impôts payés. Cependant, la succession peut devoir des impôts significatifs avant que des distributions puissent être effectuées. Ce guide explique exactement ce qui arrive à vos impôts lorsque vous décédez et comment s'y préparer.
Cadre juridique et réglementaire
Lorsqu'une personne décède, le Canada déclenche une disposition réputée en vertu de l'article 70(5) de la Loi de l'impôt sur le revenu. Cela signifie qu'aux fins fiscales, le défunt est traité comme s'il vendait tous les biens d'investissement à leur juste valeur marchande immédiatement avant son décès. L'exécuteur testamentaire de la personne décédée doit produire la Déclaration T1 finale, couvrant du 1er janvier jusqu'à la date du décès. D'autres déclarations facultatives, telles que la Déclaration des droits ou des choses ou les Déclarations d'entreprise/partenariat, peuvent réduire l'impôt si elles sont éligibles. Contrairement à certains pays, il n'y a pas d'impôt sur la succession ou l'héritage. Au lieu de cela, tout impôt dû est basé sur le revenu final et la disposition réputée.
Décisions judiciaires clés
Dans Somerville c. Canada, l'ARC a réévalué une succession pour ne pas avoir correctement déclaré les dispositions réputées, renforçant ainsi les responsabilités de l'exécuteur. Dans Henderson Estate c. Canada, le tribunal a clarifié l'application des reports aux conjoints. Dans Daishowa-Marubeni c. Canada, la Cour suprême a souligné les principes d'évaluation utilisés pour déterminer la juste valeur marchande lors des dispositions réputées. Ces affaires montrent que les successions doivent calculer soigneusement la valeur des actifs et suivre les règles relatives au décès de la Loi de l'impôt sur le revenu.
Que se passe-t-il au décès aux fins fiscales
Au moment du décès, l'ARC traite l'individu comme s'il avait vendu tous les biens d'investissement — tels que l'immobilier, les chalets, les propriétés locatives, les actions, les entreprises et les cryptomonnaies — à leur juste valeur marchande. Cela déclenche souvent des gains en capital. Les comptes enregistrés tels que les REER et les FERR sont entièrement imposables comme revenu sur la déclaration finale, sauf s'ils sont transférés à un conjoint ou à un enfant financièrement dépendant. Les actifs non enregistrés peuvent générer des gains imposables. Les soldes des CELI passent sans impôt mais cessent de générer de la nouvelle capacité de cotisation. Le revenu d'emploi jusqu'à la date du décès est déclaré dans la déclaration finale. La succession devient un contribuable distinct immédiatement après le décès.
Règles de report pour le conjoint survivant
Le Canada permet aux biens d'investissement et aux comptes enregistrés de se transférer sans impôt à un conjoint survivant ou à un partenaire de fait. Cela est connu sous le nom de report pour conjoint en vertu de l'article 70(6). Les actifs sont transférés à la valeur comptable ajustée, reportant l'impôt jusqu'à ce que le conjoint vende ou décède. Les REER et les FERR peuvent se transférer sans impôt si le conjoint est désigné comme bénéficiaire ou si la succession choisit le report approprié. En l'absence d'un conjoint, les gains en capital et les revenus des comptes enregistrés deviennent imposables sur la déclaration finale.
Pas d'impôt sur les successions au Canada
Les bénéficiaires ne paient pas d'impôt sur ce qu'ils reçoivent. Au lieu de cela, la succession paie tout impôt sur les gains en capital déclenché par la disposition réputée. Une fois les impôts payés, l'exécuteur peut distribuer les actifs sans conséquences fiscales pour les bénéficiaires (sauf dans des situations très spécifiques comme les REER laissés à des non-conjoints sans report).
Déclarations facultatives pour réduire les impôts
Les exécuteurs peuvent produire des déclarations supplémentaires pour réduire l'impôt :
Déclaration des droits ou des choses pour des éléments tels que des revenus d'emploi impayés ou des dividendes déclarés mais non payés
Déclarations d'entreprise ou d'agriculture pour certains revenus d'entreprise
Déclaration pour partenaire ou propriétaire pour certains partenariats
Ces déclarations facultatives permettent de répartir le revenu sur plusieurs déclarations et réduisent les taux d'imposition marginaux.
La succession en tant que contribuable distinct
Après le décès, la succession elle-même devient une fiducie et peut devoir produire des Déclarations T3 de succession chaque année. Pendant les 36 premiers mois, la succession peut être considérée comme une Succession à taux graduel (GRE), bénéficiant de taux d'imposition marginaux. Après 36 mois, la succession est imposée au taux marginal maximal, sauf si elle cesse d'exister.
Qu'en est-il de l'immobilier ?
Si une maison est considérée comme une résidence principale, les gains en capital peuvent être exonérés d'impôt. Si le défunt possédait un chalet ou une propriété locative, l'impôt sur les gains en capital est souvent déclenché au moment du décès, sauf si un report s'applique. Les exécuteurs doivent obtenir des évaluations à la juste valeur marchande pour tous les biens immobiliers afin de calculer précisément les gains en capital.
Responsabilités de l'exécuteur
Les exécuteurs doivent : produire toutes les déclarations fiscales requises, obtenir des évaluations, payer tous les impôts de la succession avant de distribuer des actifs, résoudre les audits de l'ARC si nécessaire, gérer le revenu de fiducie, et enfin demander un Certificat de complaisance de l'ARC pour éviter toute responsabilité personnelle. Sans certificat de complaisance, les exécuteurs peuvent devenir personnellement responsables des impôts impayés.
Stratégie Mackisen
Chez Mackisen CPA Montréal, nous guidons les familles et les exécuteurs à travers chaque exigence fiscale au moment du décès. Nous préparons la déclaration finale, les déclarations facultatives, les déclarations de succession T3, déterminons les valeurs à la juste valeur marchande, appliquons le report pour conjoint, optimisons les positions fiscales, coordonnons avec les avocats, préparons les demandes de certificat de complaisance et résolvons les demandes de l'ARC. Notre objectif est de minimiser les impôts, d'éviter les pénalités et de simplifier le processus d'administration de la succession.
Expérience de clients réels
Une succession à Montréal avec plusieurs biens locatifs a fait face à d'importants impôts sur les dispositions réputées ; nous avons structuré la succession pour minimiser les gains en capital en utilisant des déclarations facultatives et des évaluations précises. Une famille ignorante des règles de report des FERR a évité une grosse facture fiscale après que nous ayons corrigé les désignations de bénéficiaires. Un exécuteur confronté à un audit de l'ARC pour des documents manquants a été protégé après que nous ayons reconstruit les évaluations et produit les déclarations appropriées. Une autre succession a évité des retards dans la succession après que nous ayons obtenu efficacement le Certificat de complaisance.
Questions courantes
Les bénéficiaires paient-ils des impôts sur l'héritage ? Non : l'impôt est payé par la succession. Les REER sont-ils imposables au décès ? Oui, sauf s'ils sont transférés au conjoint ou à un enfant à charge. Que se passe-t-il si le défunt possédait des actifs à l'étranger ? Ceux-ci peuvent déclencher un impôt sur les gains en capital étrangers et doivent tout de même être déclarés au Canada. La succession doit-elle produire des déclarations annuelles ? Habituellement oui, jusqu'à ce que la succession soit liquidée.
Pourquoi Mackisen
Avec plus de 35 ans d'expérience combinée en CPA, Mackisen CPA Montréal aide les familles et les exécuteurs à naviguer dans les règles fiscales complexes qui s'appliquent au moment du décès. Nous garantissons la conformité, minimisons les impôts et protégeons les exécuteurs contre les risques juridiques et financiers.


