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27 nov. 2025

Mackisen

Impôt sur les successions aux États-Unis et Canadiens – Un guide complet par un cabinet comptable de Montréal près de chez vous

Introduction

De nombreux Canadiens sont surpris d'apprendre que même s'ils vivent à temps plein au Canada, ils peuvent toujours être soumis à l'impôt sur les successions américain. Si vous possédez des actifs américains tels que des actions, des FNB, des biens immobiliers ou des intérêts commerciaux, votre succession peut être soumise à une exposition fiscale significative au moment de votre décès. L'impôt sur les successions américain a des seuils d'exemption élevés mais s'applique aux « biens situés aux États-Unis », et les règles diffèrent pour les Canadiens. Sans planification appropriée, votre succession pourrait devoir des dizaines, voire des centaines de milliers de dollars. Ce guide explique comment fonctionne l'impôt sur les successions américain pour les Canadiens, comment le Traité fiscal Canada–États-Unis réduit l'impôt et comment vous protéger vous et vos héritiers.

Cadre Juridique et Réglementaire

L'impôt sur les successions américain est régi par le Code des impôts internes (IRC). Il s'applique aux successions mondiales des citoyens et résidents américains, et aux actifs situés aux États-Unis des étrangers non résidents (y compris les Canadiens). Les biens situés aux États-Unis comprennent : les biens immobiliers américains, les actions et les FNB américains (même détenus dans des comptes de courtage canadiens), les biens tangibles situés aux États-Unis et certains actifs commerciaux américains. L'impôt est calculé selon une structure de taux progressif allant jusqu'à 40%. Le Traité fiscal Canada–États-Unis offre un crédit unifié proratisé aux Canadiens, réduisant significativement ou éliminant l'impôt sur les successions dans de nombreux cas.

Principales Décisions Judiciaires

Dans l'affaire Estate of Jorgensen v. Commissioner, l'IRS a réussi à évaluer l'impôt sur les successions sur des biens immobiliers américains détenus par des résidents canadiens. Dans l'affaire Estate of Khan v. United States, la cour a réaffirmé que les titres américains détenus par des non-résidents sont des actifs situés aux États-Unis soumis à l'impôt sur les successions. Dans l'affaire Estate of Swanson, les tribunaux ont précisé les règles d'évaluation pour les successions transfrontalières. Ces affaires mettent en évidence l'ampleur de l'impôt sur les successions américain et l'importance de la protection offerte par le Traité.

Qu'est-ce qui est Considéré comme un Bien Situé aux États-Unis?

Les biens situés aux États-Unis comprennent : les biens immobiliers américains (maisons, condos, locations), les actions cotées en bourse aux États-Unis, les FNB et fonds communs de placement américains, les biens personnels tangibles situés aux États-Unis, les intérêts dans des partenariats ou LLC américains (en fonction de la structure), certains instruments du Trésor américain et certains actifs commerciaux. Les actifs non considérés comme étant situés aux États-Unis comprennent : les liquidités détenues dans des banques américaines, les obligations gouvernementales américaines dans certains cas, et les fonds d'investissement non américains.

Quand l'Impôt sur les Successions S'applique-t-il aux Canadiens?

L'impôt sur les successions s'applique lorsqu'un Canadien meurt en possédant des biens situés aux États-Unis et que la valeur de sa succession mondiale dépasse le montant d'exclusion applicable. Pour les citoyens américains, ce seuil est très élevé (plus de 12 millions USD actuellement). Pour les Canadiens, le Traité accorde un crédit unifié proratisé basé sur le ratio des actifs situés aux États-Unis par rapport aux actifs mondiaux. Sans le Traité, les Canadiens n'auraient qu'une exemption de 60 000 USD, exposant de nombreuses successions à une imposition significative.

Comment le Traité Protège les Canadiens

Le Traité fiscal Canada–États-Unis (Article XXIX-B) donne aux Canadiens une fraction du crédit unifié américain : Crédit unifié × (actifs situés aux États-Unis ÷ succession mondiale). Cela réduit considérablement l'impôt. Exemple : Si un Canadien avec une succession mondiale de 4 millions de dollars possède 400 000 dollars d'actions américaines, la partie exemptée est de 10 % du crédit unifié américain. Cela élimine souvent totalement l'impôt sur les successions — mais doit être calculé correctement. Des déductions pour conjoint et des crédits matrimoniaux sont également disponibles, mais seulement lorsqu'ils sont structurés correctement.

Cas Particulier : Immobilier Américain

Les biens immobiliers américains sont toujours des biens situés aux États-Unis. Les Canadiens qui possèdent des condos en Floride, des maisons locatives en Arizona ou des propriétés d'investissement peuvent faire face à des complexités supplémentaires : retenue FIRPTA lors de la vente, probate des États américains et potentiel d'impôt sur les successions si les valeurs sont élevées par rapport aux actifs mondiaux. La propriété conjointe peut compliquer les choses si les conjoints ne sont pas citoyens américains.

Cas Particulier : Actions Américaines

De nombreux Canadiens ne réalisent pas que même les actions américaines détenues dans un compte de courtage canadien sont considérées comme des actifs situés aux États-Unis. Cela inclut des actions d'Apple, Tesla, Microsoft, Costco, Amazon, et des FNB domiciliés aux États-Unis (par exemple, SPY, QQQ). Les comptes TFSA et imposables peuvent tous deux créer une exposition à l'impôt sur les successions. Les REER peuvent également être inclus en fonction de la structure.

Stratégies de Planification pour Réduire ou Éliminer l'Impôt sur les Successions Américain

Les stratégies incluent : diversifier les actifs situés aux États-Unis pour les individus à revenu élevé, détenir des investissements américains par le biais de FNB domiciliés au Canada (qui ne sont pas situés aux États-Unis), structurer la propriété de biens immobiliers américains par le biais de sociétés (avec prudence), utiliser l'assurance-vie pour couvrir la responsabilité fiscale américaine potentielle, utiliser efficacement les droits conjugaux en vertu du Traité, et examiner chaque année les valeurs des actifs par rapport aux seuils successoraux. Une planification appropriée élimine la plupart des risques.

Erreurs Courantes que Font les Canadiens

Les erreurs courantes incluent : supposer que l'immobilier américain est exonéré d'impôts, ignorer les actions américaines détenues dans des comptes canadiens, mal comprendre l'exemption de 60 000 dollars, ne pas suivre la valeur de la succession mondiale, utiliser incorrectement la propriété conjointe et ne pas planifier l'impôt sur les successions américaines lors de l'achat de biens. De nombreux Canadiens découvrent le problème uniquement lorsqu'un membre de la famille décède et que la succession fait face à des complications avec l'IRS.

Stratégie Mackisen

Chez Mackisen CPA Montréal, nous aidons les Canadiens à évaluer leur exposition à l'impôt sur les successions américain, appliquer des calculs de Traité, restructurer des actifs, sélectionner des véhicules d'investissement optimaux, gérer les ventes immobilières américaines et planifier des successions transfrontalières. Notre équipe s'assure que votre héritage passe à vos héritiers — et non à l'IRS.

Expérience Réelle des Clients

Une famille de Montréal avec 700 000 dollars en actions américaines a évité l'impôt sur les successions grâce à une restructuration et à un passage à des FNB domiciliés au Canada. Un expatrié possédant un condo en Floride a restructuré la propriété pour éliminer l'exposition selon les règles du Traité. Un couple à revenu élevé a fait face à une responsabilité fiscale sur les successions à sept chiffres ; nous avons mis en place un plan combinant optimisation du Traité, restructuration des actifs et financement par assurance.

Questions Fréquemment Posées

Les Canadiens doivent-ils vraiment de l'impôt sur les successions américain ? Oui — s'ils possèdent des biens situés aux États-Unis et dépassent les seuils du Traité. Les FNB américains sont-ils imposés ? Oui — s'ils sont domiciliés aux États-Unis. Les comptes joints évitent-ils l'impôt sur les successions ? Pas toujours. L'impôt sur les successions peut-il être éliminé ? Souvent — grâce à la planification. Les avoirs en REER américains sont-ils inclus ? Oui, en fonction du type d'actif.

Pourquoi Choisir Mackisen

Avec plus de 35 années d'expérience combinée en CPA, Mackisen CPA Montréal garantit que les Canadiens possédant des biens ou des investissements américains restent protégés contre l'exposition à l'impôt sur les successions. Nous fournissons une planification proactive, des calculs précis des traités et un soutien complet transfrontalier.

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