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28 nov. 2025
Mackisen

Comprendre la responsabilité des directeurs pour les impôts sur les sociétés impayés – Un guide complet par un cabinet CPA de Montréal près de chez vous.

Introduction
De nombreux propriétaires d'entreprise croient que l'incorporation les protège de la responsabilité personnelle. Bien que l'incorporation protège les propriétaires de nombreux risques commerciaux, elle ne protège pas les administrateurs de toutes les obligations fiscales. Selon la loi fiscale canadienne, les administrateurs d'entreprise peuvent devenir personnellement responsables de certaines taxes impayées, notamment la TPS/TVH, la TVQ, les retenues sur la paie et les retenues à la source. Lorsque l'ARC ne peut pas collecter auprès de l'entreprise, elle poursuit souvent les administrateurs directement. Ce guide explique la responsabilité des administrateurs, comment l'ARC l'applique, comment vous défendre et comment éviter d'être considéré comme personnellement responsable.
Cadre juridique et réglementaire
La responsabilité des administrateurs est régie par :
Article 227.1 de la Loi de l'impôt sur le revenu (retenues à la source)
Article 323 de la Loi sur la taxe d'accise (TPS/TVH)
Loi sur la fiscalité du Québec (TVQ et équivalents de la CNESST)
Les administrateurs peuvent être personnellement responsables de : la TPS/TVH perçue mais non remise, les retenues sur la paie pour le RPC/RRQ, l'AE/QUPE, l'impôt sur le revenu fédéral/provincial retenu, ainsi que les pénalités et intérêts associés. L'ARC doit d'abord tenter de collecter auprès de l'entreprise, mais une fois l'entreprise insolvable, dissoute ou non réactive, l'ARC peut émettre une Évaluation de la responsabilité des administrateurs (ERA).
Décisions judiciaires clés
Dans l'affaire Barrett c. Canada, le tribunal a statué que l'ARC devait prouver que des mesures raisonnables avaient été prises pour collecter auprès de l'entreprise avant d'évaluer les administrateurs. Dans l'affaire Worrell c. Canada, les administrateurs ont été tenus responsables car ils n'ont pas démontré de diligence raisonnable. Dans l'affaire Balthazard c. Canada, les administrateurs se sont défendus avec succès en prouvant une surveillance active et des efforts de conformité. Dans l'affaire Buckingham c. Canada, une négligence grave a été établie lorsque les administrateurs ont ignoré leurs obligations de remise fiscale. Ces affaires montrent que les administrateurs doivent démontrer la diligence raisonnable pour éviter la responsabilité.
Pour quelles taxes les administrateurs peuvent-ils être personnellement responsables ?
1. Retenues d'impôt sur la paie
Les administrateurs sont personnellement responsables de toutes les : retenues d'impôt sur le revenu, cotisations RPC/RRQ, primes EI/QUPE, pénalités et intérêts.
2. TPS/TVH et TVQ
Si l'entreprise a perçu des taxes de vente auprès des clients mais n'a pas réussi à les remettre, les administrateurs peuvent être évalués personnellement. Il en va de même pour la TVQ au Québec.
3. Pénalités et intérêts
Les administrateurs peuvent également être tenus responsables pour des pénalités (déclaration tardive, défaut de remise, négligence grave) et des intérêts accumulés sur ces soldes fiscaux.
4. Autres remises gouvernementales
Au Québec, les cotisations à la CNESST ou certaines obligations provinciales en matière de paie peuvent également être soumises aux dispositions de responsabilité des administrateurs.
La défense de diligence raisonnable
Selon la loi canadienne, les administrateurs peuvent éviter la responsabilité personnelle s'ils prouvent qu'ils ont exercé la diligence raisonnable. Cela signifie démontrer qu'ils ont pris des mesures raisonnables pour s'assurer que l'entreprise était conforme. Les preuves peuvent inclure : examiner les états de remise mensuels, garantir l'exactitude de la comptabilité, engager des comptables qualifiés, effectuer des paiements à temps, corriger immédiatement les erreurs, surveiller les flux de trésorerie et répondre aux avis de l'ARC. Les administrateurs passifs ou inactifs ne peuvent pas prétendre qu'ils "ne savaient pas" — les tribunaux rejettent cette défense.
Comment l'ARC applique la responsabilité des administrateurs
L'ARC doit suivre une séquence spécifique :
Tenter de collecter auprès de l'entreprise
Confirmer que l'entreprise est insolvable, dissoute ou non recouvrable
Émettre une Évaluation de la responsabilité des administrateurs (ERA)
Signifier personnellement l'administrateur par courrier recommandé ou huissier
Débuter les recouvrements personnels — gel des avoirs, saisie des salaires, privilèges
Les administrateurs ont 90 jours pour faire une objection. Si aucune objection n'est déposée, l'ARC peut poursuivre l'exécution intégrale.
La démission ne vous protège pas toujours
Démissionner en tant qu'administrateur n'élimine pas la responsabilité pour les obligations passées. L'ARC peut évaluer un administrateur jusqu'à deux ans après sa démission. Un administrateur reste exposé pour les TPS/TVH, les retenues sur la paie, et les pénalités associées non payées pendant son mandat.
Administrateurs fantômes
Vous pouvez être considéré comme un administrateur même si vous n'êtes pas légalement nommé. Les signes incluent avoir le pouvoir de signature, prendre des décisions financières, ou agir en tant que gestionnaire de facto. Les administrateurs fantômes peuvent également être tenus personnellement responsables.
Comment se défendre contre une évaluation de responsabilité d'un administrateur
1. Déposer un avis d'objection (dans les 90 jours)
Argumenter que l'ARC n'a pas respecté les exigences de collecte ou que vous avez exercé la diligence raisonnable.
2. Fournir des preuves de diligence raisonnable
Montrer des dossiers comptables, des remises, des conseils professionnels, des procès-verbaux de conseil d'administration, des tentatives de paiement, ou des efforts de supervision.
3. Contester les efforts de collecte de l'ARC
L'ARC doit prouver qu'elle a tenté de collecter d'abord auprès de l'entreprise.
4. Corriger les évaluations sous-jacentes de l'entreprise
Contester l'évaluation de l'entreprise concernant la TPS/TVH ou la paie peut réduire la responsabilité des administrateurs.
5. Chercher un soutien juridique si nécessaire
Les litiges concernant la responsabilité des administrateurs se poursuivent souvent devant le Tribunal fiscal, nécessitant des arguments structurés.
Facteurs de risque pour la responsabilité des administrateurs
Pénuries de trésorerie
Mauvaise comptabilité
Remises inconsistantes
Ignorer les lettres de l'ARC
Compter sur du personnel inexpérimenté
TPS/TVH non déclarée
Revers d'activité
Croissance rapide sans contrôles financiers
Cela augmente le risque d'évaluation personnelle.
Comment prévenir la responsabilité des administrateurs
Surveiller les remises de TPS/TVH et de paie mensuellement, maintenir des contrôles financiers clairs, engager des comptables qualifiés, rester à jour avec les dépôts à l'ARC, assister aux réunions du conseil d'administration, obtenir une assurance responsabilité, et démissionner formellement si vous n'êtes plus actif.
Les administrateurs d'entreprises en difficulté devraient agir rapidement plutôt que de laisser les responsabilités s'accumuler.
Stratégie Mackisen
Chez Mackisen CPA Montréal, nous aidons les administrateurs à se défendre contre les évaluations de responsabilité en analysant les actions de l'ARC, en préparant de fortes objections, en prouvant la diligence raisonnable, en corrigeant les dépôts de l'entreprise, et en négociant avec les recouvrements de l'ARC. Nous mettons également en œuvre des systèmes de conformité pour prévenir les futures expositions.
Expérience réelle des clients
Un administrateur d'entreprise de Montréal a évité une responsabilité à six chiffres après que nous ayons prouvé que l'ARC n'avait pas tenté de recouvrer correctement auprès de l'entreprise. Un propriétaire d'entreprise a réussi à défendre des responsabilités de paie grâce à une stratégie de diligence raisonnée que nous avons documentée. Les administrateurs d'une société dissoute ont considérablement réduit leur responsabilité après que notre objection ait exposé des erreurs dans l'évaluation de l'ARC.
Questions fréquentes
L'ARC peut-elle saisir mes actifs personnels ? Oui — si une ERA est émise et maintenue. L'ignorance est-elle une défense ? Non. Les administrateurs peuvent-ils être responsables après leur démission ? Oui — jusqu'à deux ans. Puis-je éviter la responsabilité en dissolvant l'entreprise ? Non — l'ARC peut toujours évaluer.
Pourquoi Mackisen
Avec plus de 35 ans d'expérience combinée en comptabilité, Mackisen CPA Montréal protège les administrateurs contre la responsabilité personnelle grâce à des objections stratégiques, des examens de conformité et une défense fondée sur des preuves. Nous veillons à ce que l'ARC respecte la loi et que les administrateurs reçoivent un traitement équitable.


