perspectives
21 nov. 2025
Mackisen

Bonus de fin d'année vs Dividendes : Lequel est meilleur pour la facture fiscale de votre entreprise ? – Un guide complet par un cabinet de CPA de Montréal près de chez vous.

Faire un choix entre un bonus de fin d'année et des dividendes au Canada est l'une des plus
importantes décisions pour les propriétaires de sociétés et les actionnaires. Le choix a des effets sur
l'impôt sur les sociétés et l'impôt personnel, le flux de trésorerie, les contributions à la paie, le
plafond de cotisation REER, le droit à la PCU et la planification financière à long terme. De nombreux propriétaires d'entreprise croient
que les bonus réduisent toujours les impôts car ils sont déductibles, tandis que d'autres supposent
que les dividendes sont meilleurs car ils évitent les coûts de paie. En réalité, aucune des options n'est
universellement meilleure. Le bon choix dépend de la rentabilité de l'entreprise, de votre taux d'imposition
marginal, de la déduction des petites entreprises (DPE), de la disponibilité de liquidités, et de vos objectifs à long terme.
Comprendre les implications fiscales des bonus de fin d'année par rapport aux dividendes au Canada
assure que vous minimisez votre charge fiscale globale tout en restant conforme aux règles de l'ARC.
Cadre Juridique et Réglementaire
Le traitement fiscal des bonus et des dividendes est régi par plusieurs sections de la
Loi de l'impôt sur le revenu.
Bonus
• Traitée comme le revenu d'emploi en vertu de l'article 5.
• Déductible par la société si « raisonnablement prévu d’être payé dans les 180 jours » après
la fin de l'exercice (article 78(4)).
• Soumise à la PCU, à l'AE (si éligible) et aux retenues d'impôt sur le revenu.
• Génère du plafond de cotisation REER (18 % du revenu gagné).
• Doit être déclarée sur une déclaration T4.
Dividendes
• Payés sur les bénéfices d'entreprise après impôt.
• Régis par les articles 82 et 121, qui établissent le mécanisme de majoration et de crédit d'impôt sur les dividendes.
• Ne créent pas de plafond de cotisation REER.
• Non soumis à la PCU ou à l'AE.
• Déclarés sur une déclaration T5.
• Classés comme éligibles ou non éligibles selon le type de revenu de la société.
Impact Fiscal des Sociétés
• Les bonus réduisent le revenu imposable des sociétés, augmentant potentiellement l'accès à la
Déduction des petites entreprises.
• Les dividendes ne réduisent pas les impôts des sociétés, mais intègrent la fiscalité personnelle et des sociétés.
Ces règles forment la base juridique pour décider entre les bonus de fin d'année et
les dividendes au Canada.
Principales Décisions Judiciaires
Plusieurs décisions judiciaires influencent l'interprétation des bonus et des dividendes par l'ARC.
Dans l'affaire Krauss c. La Reine, l'ARC a contesté des bonus excessifs versés aux actionnaires ; le
tribunal a permis des déductions mais a souligné la nécessité de raisonnabilité.
Dans l'affaire McClarty c. Canada, le tribunal a renforcé que les bonus doivent être accumulés correctement et
payés dans les 180 jours pour être déductibles.
Dans l'affaire Drew c. Canada, l'ARC a réussi à reclasser certains paiements comme salaire plutôt que
dividendes lorsque la société a tenté d'éviter des obligations salariales.
Dans l'affaire Neuman c. Canada, la Cour suprême a statué que les dividendes versés aux membres de la famille
doivent refléter la réalité économique et commerciale, influençant la conformité TOSI pour les dividendes.
Ces décisions soulignent l'importance d'une documentation appropriée et de la conformité
lorsqu'il s'agit de décider entre bonus et dividendes.
Pourquoi l'ARC Se Concentre sur Cette Question
L'ARC examine fréquemment les structures de rémunération car les propriétaires d'entreprise essaient souvent
de minimiser indûment les impôts. L'ARC scrute :
• les sociétés ne versant que des dividendes pour éviter la PCU
• des bonus excessifs destinés à éliminer le revenu imposable des sociétés
• des dividendes versés à des membres de la famille qui ne répondent pas aux exemptions TOSI
• des bonus accumulés à la fin de l'année mais non effectivement payés dans les 180 jours
• des dividendes versés sans résolutions d'entreprise appropriées
• des structures de rémunération non conformes à la rentabilité de l'entreprise
L'ARC examine les T4, T5, les comptes de prêt aux actionnaires, et les résolutions d'entreprise pour détecter
les paiements non conformes. Comprendre les bonus par rapport aux dividendes réduit le risque d'audit.
Stratégie Mackisen
Chez Mackisen CPA Montréal, nous créons des stratégies de rémunération personnalisées pour les propriétaires-
gestionnaires, optimisant les bonus et les dividendes pour minimiser à la fois l'impôt des sociétés et personnel.
Notre approche structurée comprend :
• analyser le revenu imposable des sociétés et déterminer si un bonus de fin d'année
réduit les impôts de manière avantageuse
• évaluer les taux d'imposition marginaux personnels pour déterminer le mélange le plus rentable
• planifier les dividendes en fonction des bénéfices non répartis et des exigences légales
• structurer les bonus pour créer du plafond de cotisation REER lorsque cela est bénéfique
• calculer l'impact de la PCU et les considérations de retraite à long terme
• préparer des déclarations T4/T5 appropriées et des résolutions d'entreprise
• coordonner le moment de la rémunération avec l'année fiscale et le flux de trésorerie
• mettre en œuvre des stratégies pluriannuelles pour maximiser l'efficacité fiscale globale
Notre méthodologie garantit que les décisions concernant les bonus de fin d'année par rapport aux dividendes sont fiscales-
efficaces, conformes et alignées avec les objectifs financiers à long terme.
Expérience Réelle des Clients
Une société avec un revenu imposable élevé prévoyait de ne verser que des dividendes. Après analyse,
nous avons recommandé de verser un bonus de fin d'année pour réduire le revenu imposable des sociétés et
maintenir l'accès à la Déduction des petites entreprises. Le propriétaire a économisé d'importants impôts.
Un autre client s'appuyait sur des bonus et ne versait presque pas de dividendes, manquant des opportunités de
répartition fiscale efficace. Nous avons ajouté des dividendes non éligibles dans le plan de rémunération,
réduisant l'impôt global.
Un troisième client a accumulé des bonus mais n'a pas réussi à les payer dans les 180 jours. L'ARC a refusé la
déduction. Nous avons corrigé la structure pour les années futures et récupéré des portions de la
déduction par le biais de déclarations amendées.
Ces cas soulignent l'importance de la prise de décision stratégique lors du choix
entre les bonus et les dividendes au Canada.
Questions Fréquemment Posées
Les propriétaires d'entreprise demandent souvent s'ils doivent prendre uniquement des dividendes. Cela peut être fiscal-
efficient mais élimine le plafond de cotisation REER et les contributions à la PCU.
D'autres se demandent si les bonus peuvent réduire l'impôt des sociétés à zéro. Oui, si planifié correctement,
mais l'ARC peut questionner les montants excessifs.
Certains se demandent si les dividendes sont toujours moins chers. Pas toujours - les personnes à revenu élevé
peuvent payer plus d'impôt sur les dividendes que sur le salaire.
Une autre question : un mélange des deux peut-il être utilisé ? Oui - les stratégies les plus optimales impliquent une
approche hybride.
Ces questions soulignent pourquoi comprendre les bonus de fin d'année par rapport aux dividendes au Canada
est essentiel.
Pourquoi Mackisen
Avec plus de 35 ans d'expérience combinée en comptabilité, Mackisen CPA Montréal aide
les entrepreneurs à établir des plans de rémunération fiscalement efficaces qui maximisent la richesse et minimisent
les impôts. Que ce soit en versant un bonus de fin d'année, en payant des dividendes, ou en structurant un
hybride personnalisé, notre équipe d'experts garantit précision, transparence et protection contre le risque d'audit.


